¿FEMMES PRêTRES? OUI!
header

Responsive image
ENTRéE SEPT RAISONS DéFIER LE PAPE? RéSUMéS MENU
Nederlands/Vlaams Deutsch Francais English language Spanish language Portuguese language Catalan Chinese Czech Malayalam Finnish Igbo
Japanese Korean Romanian Malay language Norwegian Swedish Polish Swahili Chichewa Tagalog Urdu
------------------------------------------------------------------------------------
Ida Raming

Ida Raming

Ce témoignage est extrait de Zur Priesterin berufen (“Appelée à être femme prêtre”), par Ida Raming, Gertrud Jansen, Iris Müller et Mechtilde Neuendorff, Druck und Verlagshaus Thaur (Krumerweg 9, A-6065 Thaur, Austria) 1998, pp. 78 - 89.

• Née en 1932 ;
• Étudie la théologie catholique, la philosophie, la pédagogie et l’allemand à Münster et à Freiburg in Breisgau ;
• Qualification d’État pour enseigner au "Gymnasium" (lycée) ;
• 1963 : envoi d’un appel à Vatican II (avec Iris Müller) pour que les femmes soient admises à l’ordination ; ce document en rappelait les bases théologiques ;
• 1970 : doctorat en théologie (thèse : "Der Ausschluss der Frau vom priestenlichen Amt - gottgewollte Tradition oder diskriminierung?" ["L’exclusion des femmes du ministère sacerdotal : tradition d’origine divine ou discrimination ?"], réf. WS 1969/70, publié en 1973 par Böhlau-Verlag, Cologne et Vienne.
• Engagement comme assistante scientifique à la Faculté de théologie catholique de l’Université de Münster puis enseignement dans des lycées et formation des adultes ;
• 1986/87 : initiatrice et co-fondatrice de "Verein Maria von Magdala - Initiative Gleichberechtigung für Frauen in der Kirche e V" ["Association Marie de Magdala - Initiative en faveur de l’égalité des femmes dans l’Église, association déclarée"] ;
• Membre de la Women’s Ordination Conference (États-Unis) et du réseau national allemand "Diakonat der Frau" ["Diaconat féminin"] ;
• Nombreuses publications concernant le mouvement ecclésial des femmes, la position et le statut de la femme dans l’histoire de l’Église et à l’heure actuelle, sur les femmes et le ministère ecclésial.

"Le moineau lui-même trouve une maison, et l’hirondelle un nid pour mettre sa couvée - où dois-je aller ? Près de tes autels, mon Roi et mon Dieu ! Oui, le Seigneur Dieu est un soleil et un bouclier" (d’après Ps 83, 4, 12).

J’ai vécu dans une famille catholique au sein d’une communauté rurale. Au contraire de la plupart des familles très traditionnelles du village, ma famille n’était pas étroite d’esprit, ce qui était, ou reste encore, une caractéristique des gens de la campagne très catholiques. Mes parents étaient certainement portés sur la religion, mais pas très bigots. Mais la doctrine de l’Église, par exemple en ce qui concerne la domination masculine au sein de la famille ainsi que la morale sexuelle (interdiction de la contraception), pesait de tout son poids, en particulier sur ma mère.

J’étais censée être un garçon. Sans doute ma mère avait-elle dû prier beaucoup pour cela car j’avais quatre sœurs aînées. Mais je suis née fille. Néanmoins, mes parents m’ont considérée comme un don de Dieu.

Je me rappelle avoir eu très tôt des affinités pour le "monde" de la religion. Alors que j’étais trop jeune pour aller à l’école et assister régulièrement à la messe, ma grand-mère avait l’habitude de prier avec moi le dimanche matin. Elle aimait les litanies, implorer Dieu, Jésus et sa Mère. Mon rôle consistait à répondre à chaque invocation par : "Ayez pitié de nous !" ou "Priez pour nous !" car je n’avais pas encore appris à lire. Cette prière à deux ne m’ennuyait pas du tout ; c’est un fait important qui m’a marquée dès mon plus jeune âge.

Quelques années plus tard, j’ai été autorisée à aller à l’église avec mes sœurs. Ce que je voyais à l’autel et ce que je vivais alors était rejoué ensuite dans les bois avec mes sœurs ou des enfants du voisinage. Au cours de ces jeux enfantins, nous installions un autel sur un tronc d’arbre, en utilisant un verre comme calice et un peu de pain. Je jouais le rôle du prêtre.

Le catéchisme, enseigné à l’école comme à l’église, me tenait beaucoup à cœur. J’étais très attentive durant ces cours. Je me rappelle mon instituteur à l’école primaire décrivant les stations de la Croix de manière si vivante que j’en éprouvais une compassion profonde qui perdurait durant un long moment.

La préparation à ma première Communion a permis mes premières relations avec Jésus ; celles-ci revêtaient encore une forme traditionnelle mais cela a influencé longtemps ma vie de foi. Nous avons dû d’abord répéter cette importante cérémonie dans l’église. Je me rappelle le sentiment de crainte et de respect qui nous habitait quand nous, enfants, nous avons été autorisés à nous tenir dans le chœur, près de l’autel ; en ce temps-là, les filles n’étaient généralement pas admises à cet endroit-là !

Après quatre ans à l’école primaire, je suis allée dans une école secondaire pas très éloignée, puis dans un lycée financé par des fonds privés et tenu par des Sœurs. Le cours de religion, dispensé par un père franciscain puis par une religieuse, revêtait une importance très grande pour moi, encore qu’il restât très traditionnel et qu’un questionnement critique ne fût pas pensable. Cependant, j’étais aussi intéressée par d’autres matières, particulièrement par l’allemand. Quand nous avons lu "Iphigénie" de Goethe, j’ai été fascinée par le personnage grandiose de la prêtresse, spécialement par son sens moral et son caractère incorruptible. Je me suis forgé une image de moi d’après ce modèle. Les grandes figures féminines de la littérature m’impressionnaient fortement. Leurs personnalités idéales me paraissaient des modèles auxquels j’étais invitée à m’identifier. J’ai été appelée à jouer le rôle principal dans une pièce montée par les filles de mon école sur Elisabeth de Thuringe. À cause de son dévouement en faveur des pauvres et sa dévotion envers Dieu, le personnage d’Elisabeth était un merveilleux exemple d’abnégation et de grandeur.

 

Ma vocation

Après avoir réussi mes examens de fin d’études, j’étais convaincue que ma voie était d’enseigner la théologie. À l’époque c’était plutôt exceptionnel pour une femme.

Mon professeur de religion, un père franciscain, sembait avoir perçu dans ma détermination une vocation pour un ordre religieux. Il m’a demandé si j’aimerais entrer dans l’ordre franciscain féminin qui dirigeait l’école. J’ai décliné sa proposition car j’avais le sentiment de l’étroitesse de la conception de la femme que les ordres féminins ont fait leur et ont propagée (par ex. l’usage du voile ainsi que la manière d’envisager la nature et le rôle de la femme). J’étais très réticente car j’accorde beaucoup de valeur à la liberté. Cependant, je persévérais dans mon idée d’étudier la théologie et j’en ai donné les raisons à mon professeur de religion en m’exprimant ainsi : "La religion est la chose la plus importante dans la vie".

Il m’est apparu qu’il était difficile de choisir une autre matière de cours ; je voulais vraiment enseigner la théologie. Toutefois, à cette époque, pour une femme, il n’y avait là aucune perspective d’emploi. Au mieux, j’aurais détenu un diplôme en théologie. Cependant la théologie a toujours été mon sujet de prédilection. Pour ma dissertation de théologie en vue d’obtenir un certificat d’aptitude pédagogique me permettant d’enseigner dans un lycée, j’ai choisi le thème : le concept de la vérité dans l’Évangile de saint Jean. Ce travail de recherche m’a aidée dans ma quête d’une orientation religieuse.

Durant mes études, ne pas découvrir une orientation spirituelle ou professionnelle m’a fort pesé : pour les raisons mentionnées plus haut, il n’était pas question de répondre à un appel classique à entrer dans un ordre religieux. Par ailleurs, un institut séculier ne me convenait pas non plus. J’ai souffert beaucoup de ne pas trouver d’issue. Avant Vatican II, il y avait très peu de théologiennes et nos études ne nous encourageaient nullement à procéder à un examen critique du statut de la femme au sein de l’Église ; au contraire, le rôle traditionnel de la femme était enseigné et défendu. Mon professeur de dogmatique, Herman Volk, devenu plus tard évêque de Mayence, expliquait que les hommes pouvaient choisir entre le mariage, le sacerdoce et la vie religieuse ; les femmes n’avaient le choix qu’entre la première et la troisième option : le mariage et la virginité consacrée. Ce professeur justifiait cela en raison de la nature (passive) de la femme. À nouveau, le spectre limité des vocations ouvertes aux femmes dans l’Église m’apparut désespérément évident car je le considérais (encore) comme immuable.

J’ai assisté à l’ordination d’une de mes compagnons d’études, ce qui m’a bouleversée et m’a fortement secouée. Pourquoi cette voie m’était-elle interdite ? J’ai souffert de l’impossibilité de pouvoir choisir librement entre être prêtre ou enseigner, comme le faisaient mes condisciples masculins. J’étais convaincue que, en tant que femme, je valais autant qu’un homme. Mais ce choix impossible comme l’absence de voie sur laquelle m’engager a continué à m’être d’un poids très lourd. Ce dilemme a fini par me faire tomber malade durant mes études : j’ai été atteinte d’une maladie grave et pénible (polyarthrite) qui a duré des années. Rétrospectivement je pense qu’il s’agissait d’une maladie psychosomatique due à l’absence de perspective professionnelle. Mon orientation personnelle, tendue vers un but précis, se trouvait devant un mur de sorte que mon dynamisme intérieur était bridé.

Durant cette période d’opposition interne comme externe, période où mes idées s’entrechoquaient, j’ai beaucoup prié pour pouvoir discerner la voie spirituelle à suivre et découvrir mon rôle dans la vie.

 

Secourue par une amie

Quand j’ai rencontré Iris Müller, qui allait devenir plus tard une collègue et une amie, des perspectives nouvelles, intéressantes se sont ouvertes. Elle aussi vivait dans le home pour étudiantes dans lequel, encore à moitié malade, j’avais pris une chambre en 1961. Formée à l’exégèse historico-critique de la Bible durant ses études de théologie protestante, déjà terminées, et compte tenu de l’existence de femmes pasteurs dans l’Église Évangélique, Iris Müller, une théologienne protestante convertie, se sentait parfaitement libre de critiquer le statut actuel de la femme dans l’Église et dans la société. Elle considérait la vocation de femme prêtre comme évidente ; l’acceptation de l’ordination des femmes par l’Église catholique lui paraissait un préalable indispensable si celle-ci veut prétendre respecter la justice.

Pour moi, son témoignage a été marquant et révélateur. En raison de mon histoire personnelle, j’avais admis que la vocation de femme prêtre, objet d’une longue maturation, était la mienne. Ce témoignage était au moins la réponse à ma préoccupation de trouver ma vocation spirituelle, pour laquelle j’avais prié si fort. Je me rappelle qu’avoir compris cela se traduisit en moi par un bonheur intense et une libération intérieure. Ce qui a produit un effet curatif : j’ai petit à petit guéri de ma maladie.

Après mon examen à l’État, j’ai décidé de poursuivre mes études théologiques et j’ai entamé un doctorat. J’ai fini par trouver un promoteur pour une étude sur le statut de la femme dans l’Église catholique, analysant plus particulièrement son exclusion du sacerdoce. Mes recherches m’ont permis d’étudier en profondeur la longue histoire de la discrimination envers les femmes dans la tradition chrétienne. En utilisant d’abondantes sources documentaires des débuts du christianisme et du Moyen Âge, j’ai été capable de démontrer que l’exclusion des femmes du sacerdoce reposait sur l’idée de l’infériorité fondamentale et éthique des femmes et que certains passages bibliques (par ex. Gen 2 et 3 : création de la femme à partir de la "côte" de l’homme et sa responsabilité première dans le péché originel) et l’acceptation des conséquences de cette exclusion au cours des siècles ont formé la base de cette discrimination. Dans la seconde partie de ma thèse, j’ai examiné le point de vue traditionnel sur le rôle du prêtre dont le caractère masculin (apparemment nécessaire) empêche l’accès des femmes à l’ordination. En réponse, j’ai été capable de démontrer que ce concept du service sacerdotal reposant sur des citations bibliques concernant l’Église et le rôle du prêtre pourrait certainement s’élargir et accueillir la collaboration active de femmes.

Le débat sur la tradition ecclésiastique concernant le statut des femmes m’a de plus en plus rendue confiante en mes références, de sorte que j’étais prête à rejeter tous les arguments s’opposant à l’ordination des femmes. En raison des sources que j’avais désormais à ma disposition, j’étais prête à partir en guerre contre toutes ces attitudes misogynes. Je me rendis de plus en plus compte que ma vocation était de lutter pour l’admission des femmes au sacerdoce.

Ce parcours a compté deux étapes principales :

1. En 1963, durant Vatican II, avec Iris Müller, nous avons rédigé une communication au Concile. Celle-ci a été publiée, avec des contributions d’autres femmes, dans le livre de Gertrud Heinzelmann (publié en allemand et en anglais) : "Wir schwergen nich länger! Frauen aussen sich zum II. Vatikanischen Konzil" ["Nous ne pouvons nous taire plus longtemps ! Des femmes s’adressent au Concile Vatican II"], publié à Zurich en 1964.

2. J’ai rédigé ma thèse, la première à l’Université de Münster comme en Allemagne, faisant preuve d’un vrai sens critique d’un point de vue féminin, thèse qui a été soumise à la Faculté de théologie durant l’hiver 1969/70 et publiée en 1973 sous le titre "Der Ausschluss der Frau vom priesterlicher Amt - gottgewollte Tradition oder Diskrimierung" ["L’exclusion des femmes du ministère sacerdotal - tradition d’origine divine ou discrimination ?"], Böhlau-Verlag, Cologne et Vienne.

 

La lutte

Mais ces initiatives ont eu des sérieux effets qui ont compromis ma carrière professionnelle : une interdiction totale de travailler dans les milieux d’Église, aucune perspective d’une carrière académique en Allemagne (j’avais quelque chance si j’émigrais, par exemple aux États-Unis). J’ai été victime de diffamation, celle-ci ne s’exprimant pas ouvertement mais se faisant derrière mon dos. Néanmoins, je sentais que je devais suivre ma voie ; au plus profond de moi, je refusais de rechercher des avantages personnels par opportunisme, ce qui aurait restreint ma liberté d’expression.

Dans notre combat engagé en faveur de l’égalité des femmes dans l’Église, mon amie Iris Müller et moi-même ressentions la nécessité d’un groupement de femmes partageant nos idées dans l’Église et à l’université. Aussi, en 1981, avec d’autres femmes, nous avons pris le risque et créé un groupe d’action de théologiennes catholiques. Mais nous estimons que cette tentative a finalement avorté parce que la plupart des théologiennes de ce groupe ne travaillaient pas pour l’ouverture aux femmes aux postes de responsabilité dans l’Église, mais souhaitaient uniquement faire de la théologie. Aussi, avec d’autres femmes partageant le même but, nous avons quitté cette association qui est devenue plus tard "Feminismus und Kirchen" ["Féminisme et Églises"]. Quelques années plus tard, en 1986, Iris Müller et moi avons fait une autre tentative. Au "Katholikentag von unten" [= congrès de la base] d’Aix-la-Chapelle, nous avons donné des conférences sur la situation des femmes dans l’Église catholique et dans les universités, puis nous avons recueilli les signatures de femmes qui étaient prêtes à agir en vue d’atteindre l’égalité complète au sein de l’Église. Nous les avons invitées à une première rencontre en mars 1987 à Münster. C’est ainsi qu’est née "Maria von Magdala Initiative Gleichberechtigung für Frauen in der Kirche e V" [Association Marie Madeleine - Initiative pour l’égalité pour les femmes dans l’Église - organisation reconnue]. Dans ce cas, au moins, se sont retrouvées des femmes qui respectaient les vocations féminines au diaconat et au presbytérat et voulaient œuvrer pour que ces voies leur soient ouvertes. Les autres buts de cette association, à savoir transformer les descriptions uniquement patriarcales de Dieu en d’autres convenant mieux aux femmes ainsi que de faire en sorte que le langage et la liturgie prennent en compte les femmes, visaient à dépasser la tradition misogyne de l’Église. Au sein de l’association "Maria von Magdalena" il existe maintenant un groupe pour femmes prêtres lequel donne l’occasion d’échanger et offre également entraide et appui spirituel aux femmes pensant avoir la vocation.

Le Non "définitif" à l’ordination des femmes maintenu contre vents et marées par le Vatican me pèse très fort. Ici et là, on en vient à douter que l’Église catholique parvienne jamais à se réformer de sorte qu’elle soit "vivable" pour les femmes. Mais les interdictions répétées vis-à-vis de l’ordination des femmes montrent à la fois la faiblesse et les peurs des dirigeants de l’Église. Seul, semble-t-il, un soulèvement largement "international" et un mouvement de protestation des membres de l’Église seraient capables de provoquer les réformes nécessaires dans l’Église. C’est pourquoi les mouvements de la base qui surgissent dans un nombre croissant de pays me donnent de l’espoir et montrent que l’Esprit de Dieu stimule encore cette Église et qu’Il y suscitera une vie nouvelle.

Ceci dit, j’ai des souhaits, des attentes et des demandes particulières sur la manière dont devrait se vivre pour les femmes la vocation au sacerdoce :

• Les femmes qui désirent servir comme prêtres doivent avoir un lien étroit avec Jésus, dans lequel réside la plénitude de la "Sagesse de Dieu" et qui les appelle à sa suite ;

• Une dévotion à Marie et des prières adressées à la Mère de Dieu sont d’une importance capitale pour la future femme prêtre ; car Marie est une sorte de modèle de la vocation au sacerdoce puisqu’elle a permis l’incarnation du Messie Jésus et donc relie ainsi le ciel et la terre ;

• De grandes saintes, comme par exemple Marie Madeleine, Thérèse d’Avila, Thérèse de Lisieux, sont des guides indispensables pour les futures femmes prêtres ; les vénérer et les prier peuvent encourager, aider et donner du courage ;

• En raison de leur vocation fondamentalement religieuse, les femmes prêtres peuvent constituer des modèles pour ceux dont elles ont la responsabilité ;

• Les femmes prêtres devront être proches les unes des autres. Aussi il faut leur conseiller de créer une association, surtout parce qu’elles auront à lutter pour que leur vocation soit reconnue et également parce que pendant longtemps la société va les regarder de travers ;

• Elles doivent être ouvertes à tous les problèmes de l’humanité et ne pas exclure certains secteurs de leurs préoccupations parce qu’elles auraient adopté certains préjugés sociaux ;

• Les personnes qui leur sont confiées doivent être leurs compagnons et elles doivent les aider à progresser sur leur chemin vers Dieu, en ne les dominant pas mais en se laissant guider par Jésus, le serviteur ;

• Puisqu’elles ont vécu une longue histoire faite d’oppression, dans l’Église justement, elles doivent être les premières à lutter pour un renouvellement fondamental de l’Église, pour la fin du patriarcat et pour l’introduction de la démocratie dans les structures ecclésiales ;

• Elles doivent accorder une attention toute particulière à la pastorale des femmes. Car les femmes dont la personnalité est souvent abîmée et arrêtée dans son développement ont un besoin particulier de recevoir l’exemple encourageant et de l’appui de sœurs exerçant un ministère (ordonné), de façon à ce que ces femmes découvrent la voie les menant vers une existence libérée, rendue à sa dignité et pleinement responsable.

De cette manière, grâce à leur ministère de femmes prêtres, une vie nouvelle et chargée de spiritualité pourra fleurir dans l’Église, de sorte que cette dernière pourra devenir vraiment le "sel de la terre" et la "lumière du monde".

Ida Raming

Aperçu Signes d'une vocation Voyage de foi Étapes Répondre aux critiques Écrire votre temoignage
Six options pour la femme catholique qui se sent appelée à la prêtrise ?

This website is maintained by the Wijngaards Institute for Catholic Research.

Wijngaards Institute for Catholic Research

since 11 Jan 2017 . . .

Wijngaards Institute for Catholic Research

"Lorsque vous citez ce document,
veuillez signaler S.V.P qu'il est publié par www.womenpriests.org !"