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Why do I stay in the Catholic Church?

Pourquoi est-ce que je reste dans l’Église Catholique ?

Beaucoup de femmes Catholiques, se sentant appelées, à la prêtrise se posent la même question.
Nous donnons ici des extraits de leurs témoignages personnels

Ivelisse Colón-Nevárez

Avez-vous lu la biographie de Saint François ? Savez-vous ce que les Franciscains appellent la ‘Nuit de Spolète’ ? Francis allait participer comme croisé à une bataille contre Pulla sous les ordres du Pape Innocent III. Il entendit Dieu en rêve qui lui demandait ce qu’il s’apprêtait à faire. François lui répondit qu’il s’apprêtait à combattre pour le Pape. Dieu lui demanda alors ; «Qui dois-tu servir le mieux, le Seigneur ou le domestique?» Quand François lui répondit que ce serait le Seigneur, Dieu lui demanda à nouveau : « Alors pourquoi sers-tu le domestique et pas le Seigneur?» En se rendant compte que ce que Dieu avait dit était juste, François demanda humblement : « Mon Dieu, que désires-tu que je fasse ? » Dieu lui dit de rentrer à Assise et d’attendre ses ordres. Francis obéit et rentra dans sa ville. Dieu ne lui avait pas dévoilé ses plans le concernant. Dieu ne dévoila pas à Saint François les plans qu’il formait pour lui de sorte que le saint n’avait aucune idée de ce qui l’attendait. François accepta la volonté de Dieu. Et ceci lui permit de devenir le grand saint que nous aimons tous et que nous essayons d’imiter. Les femmes appelées à la prêtrise se trouvent placées en face d’un semblable dilemme.

La Curie romaine nous dit que notre ‘appel’ est un produit dérivé des combats pour l’émancipation des femmes, une conséquence du féminisme et que cela n’a pas de réelle valeur : les femmes devraient obéir aveuglément à Rome et rejeter leur vocation à la prêtrise ordonnée. Mais La Curie Romaine est au service de Dieu et pourtant Dieu appelle des femmes à la prêtrise. À qui les femmes appelées à la prêtrise doivent-elles obéir, à Dieu ou à ceux qui le servent ? Bien qu’il soit toujours resté fidèle à l’Église, l’attitude de Saint François d’obéir à Dieu, suit les évangiles de près et son insistance de vivre dans la pauvreté absolue lui posa des problèmes avec la Curie de l’époque, ses frères et son Ordre. Mais ses idées furent finalement acceptées par l’Église et maintenant, l’idéal franciscain de paix, d’œcuménisme et de vie simple est grandement apprécié dans le monde, même par les non-Catholiques.

Ivelisse Colón-Nevárez, OFS

Margaret Mitchell

Mon appel était tellement fort que je pensais que je devais explorer d’autres possibilités et que, peut–être, devenir un prêtre épiscopalien serait la solution. J’ai parlé à beaucoup de gens - des gens du clergé et à théologiens épiscopaliens - mais beaucoup de recherches spirituelles, je me suis rendue compte que mon appel se situait dans l’Église Catholique.

En toute conscience, je devais explorer cette possibilité à fond et je suis heureuse de l’avoir fait parce que cela eut pour résultat que je me rendis compte que je devais constituer le Corps du Christ en quelque sorte à l’intérieur de l’Église Catholique. Ainsi j’ai senti souvent que mes mains étaient liées et j’ai bien pleuré quand je voyais de quelle manière certains prêtres célébraient l’Eucharistie ou de quelle manière froide et indifférente ils répondaient aux gens. Je ne peux que dire que je m’en remets à Dieu. Dieu sait bien que si j’en avais l’occasion, je répondrais à l’appel de le servir comme prêtre. J’abandonne donc à l’Église la responsabilité de cet état de choses.

Parfois le vide dans mon cœur est trop grand à supporter et tout cela parce que je suis une femme et pas un homme. Tant de gens souffrent du manque de prêtres alors que Dieu appelle beaucoup et il se fait que ce sont des femmes. Combien de temps faudra-t-il encore pour que l’Église se rende compte que c’est sa vie qui est en jeu et que les hommes et les femmes peuvent tous travailler ensemble pour le bien de tous et d’une manière égalitaire.

Margaret Mitchell

Frances Scott

J’ai commencé à développer assez volontairement un aspect sacramentel à mon ministère et dans ma vie. J’ai commencé à lire tout ce que je pouvais dans mon temps libre sur la prêtrise, le rôle des évêques, l’histoire du ministère dans l’Église et la théologie des femmes dans le ministère. Ma vie de prière s’est approfondie, surtout au nom du peuple de Dieu ; la liturgie des heures et la lecture quotidienne des évangiles m’a reliée plus profondément à la tradition et à l’universalité du corps du Christ. J’ai saisi l’occasion – dans ma voiture pendant que je patientais dans le trafic par exemple – d’une réflexion théologique informelle et de ce dialogue quotidien avec Dieu qui est essentiel au Chrétien. Pendant la liturgie, je prie que ma vie puisse proclamer l’évangile ; que je ne peux pas proclamer au cours desz la liturgie, et qu’un jour, ce sera possible.

Au cours des années, j’ai raconté mon histoire à qui voulait l’entendre et expliqué comment j’ai entendu la voix de Dieu qui m’appelait à servir l’Église en tant que prêtre. Beaucoup de gens m’ont soutenue. Je n’ai pas de programme ni de polémique à développer et je ne montre aucun ressentiment ni aucune mauvaise volonté envers les dirigeants de l’Église sur les épaules desquels retombe la décision terrestre de l’ordination des femmes. J’ai seulement mon vécu ; l’appel que j’ai entendu pour devenir prêtre résonne dans le silence de mon cœur et à travers la voix des autres.

Frances Scott

Anne Brown

EnglandJ’ai inclu le mot ‘prophétie’ dans le titre de cet article. Je pense qu’en tant que Chrétiens, nous sommes appelés à prendre particulièrement position. Dans les années 80, j’étais impliquée – avec beaucoup d’autres – dans le mouvement pour la paix et si dur que cela était, j’aurais préféré que mon principal ministère prophétique continue à pourfendre les injustices les plus criantes de ce monde. Mais j’en suis arrivée à discerner difficilement (je pense que les prophètes rencontrent les mêmes difficultés) que l’appel de Dieu à un ministère ordonné est un appel à prophétiser.

Dans ma situation actuelle, je vis fatalement cet appel, montrant par exemple, que les femmes Catholiques Romaines peuvent être impliquées dans les études destinant à la prêtrise, qu’une telle formation peut être œcuménique et qu’il existe des alternatives aux modèles présentés par les séminaires ou les collèges théologiques. Ces modèles sont davantage intégrés dans la vie avec la famille, le travail paroissial etc., et il existe aussi des aspects mieux adaptés dans la formation au rôle pastoral.

Des gens issus de toutes les églises et même d’aucune me demandent ce que je fais, m’invitant à être honnête en même temps qu’imaginative dans la manière de répondre à chacun. Les variétés de réponses ont provoqué des moues dubitatives. J’ai parfois dû subir un sentiment de rejet personnel bien que je sois remplie de gratitude pour le soutien et les encouragements de beaucoup, certains malgré eux. Je prie pour que l’Esprit Saint me donne l’espoir de telle sorte que, quoi que je puisse faire quand les autres étudiants seront ordonnés, j’aie toujours le courage se suivre cet appel prophétique.

Anne Brown

Maria

AfricaLe voyage vers la prêtrise a souvent été frustrant et solitaire autant que nourrissant, joyeux et délicieux. Cela a toujours été un appel à servir et j’ai été privilégiée parce que j’ai été capable de servir l’Église dans des rôles formels et informels; dans les années récentes, mon propre don de prédication a parfois été reconnu. Dire les paroles de Dieu avec une voix de femme créée par Dieu pour servir à cela est un merveilleux appel parce que si peu de femmes appelées ont la permission de le faire.

Lorsque nous servons, particulièrement en public, nous ne sommes pas là pour nous-mêmes, mais au service des autres et notre voix doit aussi être des de celles réduites au silence qui pourraient exercer le ministère aussi bien, sinon mieux, que nous. Et d’une manière encore plus étonnante, il n’y a eu aucune objection venant des congrégations. Si j’ai été questionnée, cela a été sur le contenu de mes sermons et non sur le fait que je prêchais. Je pense aussi que quand les femmes seront, selon la volonté divine, prêtres à l’autel, leur rôle sera accepté par l’Église et déjà nous avancerons ensemble.

Ce sont des périodes difficiles pour les femmes catholiques qui souhaitent tester l’appel à la prêtrise qu’elles perçoivent. Mais je pense que ces difficultés ne sont pas une raison pour perdre sa vocation. Il y en a qui se sont tournées vers l’Église anglicane pour voir si Dieu allait leur ouvrir une voie là-bas. Il y en a beaucoup qui sont appelées à rester et à changer l’Église Catholique de l’intérieur.

Mais ne nous laissons pas dire que nous avons besoin de donner du temps aux structures de changer ! Elles n’ont pas bougé pendant les dernières trente-cinq années et sans qu’on les pousse, elles ne changeront pas pendant les trente-cinq suivantes. Nous avons déjà trahi une génération en n’offrant rien de plus qu’une foi d’enfant de six ans et une Église moribonde dans une société qui considère que l’Évangile Chrétien est quasi moribond. Une Église, qui devra entendre les voix de ceux qui n’ont pas droit au chapitre et qui sont à l’intérieur avant de pouvoir avancer pour servir le monde, sera une Église plus forte et plus humble. Une Église qui vaudra qu’on vive pour elle et qu’on risque tout pour elle, qui prendra la joie du Christ dans un monde bien dépourvu de délices, d’amour et d’aventures.

Maria

Ulrike Murr

GermanyLes dernières déclarations du Vatican me tracassent. Je me sens profondément blessée et je sens qu’on ne me considère pas sérieusement comme une personne quand la discussion sur la prêtrise des femmes est sabordée pas un diktat du pouvoir (voir la lettre apostolique ‘Ordinatio Sacerdotalis’). Après tout, je sens que ma vocation est véritable et je suis certaine qu’elle serait assez facilement reconnue si j’étais née homme.

Dans l’opuscule,‘Voies vers une vocation sacerdotale’ qui a déjà été cité auparavant, notre Cardinal dit dans son introduction : ‘La vocation au ministère sacerdotal est tellement précieuse que nous n’y accorderons jamais trop d’attention’. Je me considère comme quelqu’un qui porte un cadeau précieux – ma vocation. Ce cadeau est destiné à l’Église à laquelle je dois tant, y compris une partie de ma foi et que je sers en dépit de tellement de critiques. Mais je suis rejetée comme un amoureux qu’on repousse. Pire : à travers ‘Ordinatio Sacerdotalis’ la porte m’est claquée au nez et verrouillée de l’intérieur. Lisez la réplique de la Congrégation pour la Doctrine concernant les doutes sur la doctrine contenue dans ‘Ordinatio Sacerdotalis’ ! À partir de maintenant, j’aurais besoin de croire que c’est un article de la foi de dire que l’Église n’a pas le droit d’ordonner des femmes. Est-ce que je devrais, par déduction, en conclure que ma vocation ne peut pas être réelle ?!

Si seulement j’étais un homme, l’Église accorderait à ma vocation un très haut degré ‘d’attention et de soin’ ( voir ci-dessus). Simplement parce que je suis femme, on me laisse à la porte avec mon don, un don destiné à l’Église. Je peux toujours évidemment m’impliquer dans un autre apostolat que le ministère ordonné et – si Dieu veut- accomplir quelque chose. Evidemment, je peux essayer de réaliser la prêtrise générale de tous les baptisés. Mais la prêtrise ordonnée a un potentiel unique pour le témoignage existentiel des vérités de la foi, spécialement aussi pour le mystère de l’Eucharistie.

Grâce à mon optimisme natif, je suis fermement convaincue que la vérité triomphera un jour – aussi la vérité qu’il y a des femmes qui sont appelées à être prêtres et qui ne peuvent donc pas être privées de l’ordination sacerdotale. Je ne sais pas quand les temps seront mûrs pour cela ; peut-être que je ne le verrai pas arriver. Mais si jamais le moment arrive, je veux être prête à assumer mon ministère sacerdotal. Cela me fait vivre dans l’attente, un temps d’expectative. Je tiens bon, je reste patiemment debout devant la porte. De temps en temps, je désire frapper, rappeler à l’Église que j’existe et lui rappeler ma vocation. C’est pour cette raison que j’ai écrit ces quelques lignes. Attendre requiert force et patience. Parfois, je me sens accablée de tristesse et pourtant, je reste fidèle à l’Église, même si elle ne veut pas de mon cadeau. Dans mon métier et dans mon travail en tant que volontaire pour l’Église, j’ai beaucoup vu et cela m’a sauvé du désespoir qui aurait sapé mon énergie. De plus, la puissance de la Bonne Nouvelle vainct toute tristesse, et ainsi, malgré tout, je suis heureuse. Comme j’aurais été heureuse, en tant que prêtre, de faire passer dans notre monde, cette joie évangélique qui me rend heureuse!

Ulrike Murr

Renate Put

SwitzerlandIl y a plus de 10 ans que je me suis sentie appelée. Pendant certaines parties de ma vie, j’ai combattu ma vocation, parfois plus fort et parfois moins. Ma vocation d’être prêtre est une vocation qui va à l’encontre des idées reçues. C’est une vocation de rébellion contre la tradition et contre les théologies masculines des ministères de l’Église. Toutefois il y a aussi de la place pour une vocation pour une Église qui aurait changé et se serait renouvelée, qui irait au-delà des théologies patriarcales et matriarcales et de leurs structures. Les hommes, frères et pères, sont de meilleures créatures et plus puissantes. Ils occupent les positions les plus élevées. C’est ce que l’histoire des femmes, l’histoire de la famille et l’histoire de l’Église m’a appris. Oui, quand j’y réfléchis, je dirais que ma vocation de prêtre est une vocation contre le compromis.

Je me souviens d’une expérience de ma vocation. Je me vois assise dans l’Église des Châtaigniers de Lucerne. J’ai dans mon cœur le prêtre de la paroisse, la communauté et l’assistance et tout d’un coup, je ressens en moi un souhait tellement fort qu’il explose presque hors de moi : j’aimerais célébrer l’Eucharistie avec les gens ici présents. Je sens et je prends profondément conscience en moi de cela : l’Eucharistie est le sacrement de l’unité, la grâce de l’union de Dieu/Christ avec nous les êtres humains et avec les êtres humains entre eux. Je suis remplie de chagrin : simplement parce que je suis une femme, je ne pourrai pas célébrer cette unité. Par cette expérience, je suis certainement devenue consciente de quelque chose que j’avais en moi depuis des dizaines d’années.

La partie de mon subconscient qui aime le compromis ne se permettait pas évidemment de reconnaître cette vocation puisque cela impliquait une protestation et de la révolte. Ce qui ne peut être n’est pas permis, même si c’est une part de moi. Je reconnaissais dans l’Église ce que je ressentais aussi dans ma famille : ma façon de penser n’est pas juste. Je ne suis pas l’égale de mon frère ! Il jouit de privilèges dans la famille dont une fille ne jouit pas. Il allait de soi que mon frère allait étudier et prendre un métier. J’aurais à étudier et à prendre un métier contre le souhait de mes parents : ils voulaient que je me marie vite, que j’aie des enfants et que je m’occupe d’eux. J’ai résisté à un tel plan de vie traditionnel aussi fort que j’ai pu sans quoi je serais devenue une femme très malheureuse et, j’en suis sûre, très insatisfaite et ‘amère’. Tout cela était l’évidence même. Mon frère avait la permission de faire ce qui convenait à ses plans de vie personnels et de choisir la profession qu’il voulait – cela ne posait pas de problème – c’était simplement naturel.

Je n’ai pas pu en faire autant dans ma famille et n’ai pas pu faire la même chose dans ‘mon’ Église, une Église à laquelle j’appartiens, dans laquelle je me sens appelée, simplement parce que je suis une femme. Avec gratitude et un profond épanouissement, je sais aujourd’hui que j’ai raison. Dieu me donne le don d’avoir raison et je m’accorde ce don à moi-même. Comme je sens en moi ma vocation d’être prêtre, Dieu lui-même me fait comprendre que j’ai raison. J’ai accompli une longue marche spirituelle et maintenant je sais comment comprendre mes expériences intérieures et comment rendre justice aux profondes impulsions qui sourdent du plus profond de mon être. Je sais par moi-même et par toutes les communautés religieuses combien c’est important et, oui, vital, de prendre au sérieux sa propre vocation. J’ai connu des gens qui, parce qu’ils n’avaient pas vécu leur vocation – aussi la vocation d’être une femme prêtre – sont devenus malades. La certitude grandit en moi que je ferai tout ce que je peux pour me permettre de vivre ma vocation et celle de beaucoup d’autres femmes et de le faire avec la reconnaissance officielle de mon Église.

Je me rappelle un rêve que j’ai eu, il y a beaucoup d’années. Je suis dans un grand hall. Beaucoup de frères et de sœurs de Sainte Catherine sont réunis, et aussi des hôtes inconnus de moi. Nous sommes en train de célébrer une grande fête. Ensuite le Pape arrive. Il s’approche immédiatement de moi, me salue et me met un châle sur les épaules. Je sais que j’ai raison dans ma vocation d’être prêtre. Le pape de mon rêve sait que j’ai raison. J’aimerais ajouter que certainement le temps va venir où le pape et L’Église sauront et agiront de concert ! Oui, ils auront à agir pour que l’Église du futur ne soit pas sans dimension féminine. Beaucoup de femmes savent ce que signifie de donner naissance à sa propre identité féminine avec beaucoup de difficulté, dans la peine et les larmes, si elles veulent vivre en femmes. La femme Église aussi est enceinte de son côté féminin – je l’espère - et aura à donner naissance à son identité féminine. J’ai de grandes attentes dans mon coeur malgré tout et quelque chose est évidemment en gestation dans l’Église. J’espère que cela arrivera tôt.

Renate Put

Une lettre parmi toutes celles que nous recevons

Cher Monsieur ou Madame,

Je suis catholique et candidat à l’université. Alors que j’étais en train de surfer sur Internet pour trouver des informations sur les femmes de la Bible, je suis tombée sur www. womenpriests.org. j’ai été remplie de joie à la découverte d’un site Web aussi extraordinaire.

Toute ma vie, je me suis demandée pourquoi les femmes ne pouvaient pas devenir prêtre. Quand j’étais jeune, j’ai ressenti une vocation à la prêtrise qui a toujours été rejetée par mes prêtres paroissiaux avec un ‘vous savez bien que vous ne pouvez pas faire ça’ et un sourire. Je savais bien que je ne pouvais pas devenir prêtre, mais je n’ai jamais su pourquoi. Lorsque j’ai finalement posé la question, on m’a dit que l’Église ‘n’avait pas autorité d’ordonner des femmes’. Je ne savais pas comment prendre cette déclaration.

J’ai su que cela n’avait rien à voir avec les femmes l’ordination et tout à voir avec la conception arriérée que cela n’avait jamais été fait avant. Au cours de mes dernières années d’études secondaires, je devins déçue par le Christianisme, particulièrement par l’Église Catholique. Je pensais qu’elle était sexiste, hypocrite et trop aveuglée par l’histoire pour être une secte religieuse rationnelle. Bien qu’une part de moi le pense encore, une plus grande part est toujours attirée par le Chrétienté Catholique.

En se référant à mes intentions de me retirer de l’Eglise, un prêtre me demanda un jour : « abandonneriez-vous un ami malade ? ». Je répondis naturellement que non. Autant il était tentant de quitter l’Église à cause de sa ‘maladie’, autant je m’étais rendu compte qu’une part de ma vocation dans la vie est d’aider à la réformer. J’aurais aimé être mieux instruite dans cette matière et répandre mon savoir acquis à mes contemporains, catholiques ou non.

Traduction :Françoise Bourguignon.

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Six options pour la femme catholique qui se sent appelée à la prêtrise ?

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