|
Déclaration de la sacrée Congrégation de la Doctrine de
la Foi sur la question de ladmission des femmes au
sacerdoce ministériel
La
numérotation des paragraphes est de John Wijngaards
Introduction : La place de la femme dans la société
moderne et dans lÉglise
1. Parmi les traits qui caractérisent notre époque, le
Pape Jean XXIII indiquait, dans son encyclique Pacem in terris du
11avril 1963, lentrée de la femme dans la vie publique, plus
rapide peut-être dans les peuples de civilisation chrétienne, plus
lente, mais de façon toujours plus ample au sein des autres traditions
ou cultures (1) . Dans le même sens, le IIe Concile du
Vatican, énumérant en sa Constitution pastorale Gaudium et
spes les formes de discrimination touchant les droits fondamentaux de la
personne qui doivent être dépassées et
éliminées comme contraires au dessein de Dieu, indique en premier
lieu celle qui se fonderait sur le sexe.(2) Légalité qui en
résultera doit procurer la construction dun monde non pas
nivelé et uniforme, mais harmonieux et unifié, si les hommes et
les femmes y apportent leurs richesses et leurs dynamismes propres, comme le
précisait récemment le Pape Paul VI.(3)
2. Dans la vie même de lÉglise, lhistoire nous
le montre, des femmes ont joué un rôle décisif et accompli
des tâches de valeur remarquable. Il suffit de penser aux fondatrices des
grandes familles religieuses, comme sainte Claire dAssise, sainte
Thérèse dAvila. Celle-ci, dautre part, et sainte
Catherine de Sienne ont laissé des écrits si riches de doctrine
spirituelle que le Pape Paul VI les a inscrites parmi les docteurs de
lÉglise. Et lon ne saurait oublier le grand nombre de femmes
qui se sont consacrées au Seigneur pour lexercice de la
charité ou pour les missions, ni les épouses chrétiennes
qui ont eu une profonde influence dans leur famille, en particulier pour
transmettre la foi à leurs enfants.
3. Mais notre temps soulève des exigence accrues : Comme de
nos jours les femmes ont une part de plus en plus active dans toute la vie de
la société, il est très important que grandisse aussi leur
participation dans les divers secteurs de lapostolat de
lÉglise .(4) Cette consigne du IIe Concile du
Vatican a déjà provoqué toute une évolution qui est
en cours : ces diverses expériences ont, bien entendu, besoin de
mûrir. Mais, remarquait encore le Pape Paul VI, (5) très
nombreuses déjà sont les communautés chrétiennes
qui bénéficient de lengagement apostolique des femmes.
Certaines de ces femmes sont appelées à participer aux instances
de réflexion pastorale, soit au niveau des diocèses, soit
à léchelon des paroisses ; le Siège apostolique a
fait prendre place à des femmes dans certains de ses organismes de
travail.
4. Or, depuis un certain nombre dannées, plusieurs
communautés chrétiennes issues de la Réforme du
XVIe siècle ou apparues par la suite ont fait accéder
des femmes au pastorat au même titre que les hommes; leur initiative a
provoqué, de la part des membres de ces communautés ou de groupes
semblables, des requêtes et des écrits tendant à
généraliser cette admission, aussi bien dailleurs que des
réactions en sens contraire. Cela constitue donc un problème
cuménique, sur lequel lÉglise catholique doit faire
connaître sa pensée, dautant plus que, dans divers secteurs
de lopinion, on sest demandé si, à son tour, elle ne
devrait pas modifier sa discipline et admettre des femmes à
lordination sacerdotale. Plusieurs théologiens catholiques ont
même posé publiquement cette question et provoqué des
recherches, non seulement dans le domaine de lexégèse, de
la patristique, de lhistoire de lÉglise, mais aussi le champ
de lhistoire des institutions et des moeurs, de la sociologie, de la
psychologie; les divers arguments susceptibles déclairer cet
important problème ont été soumis à un examen
critique. Comme il sagit là dun débat sur lequel la
théologie classique ne sest guère attardée,
largumentation actuelle risque de négliger des
éléments essentiels.
5.
Pour ces raisons, en exécution dun mandat quelle a
reçu du Saint-Père et en écho à la
déclaration que lui-même a faite dans sa lettre du 30 novembre
1975 (6), la Congrégation pour la Doctrine de la foi estime devoir
rappeler que lÉglise, par fidélité à
lexemple de son Seigneur, ne se considère pas autorisée
à admettre les femmes à lordination sacerdotale, et elle
croit opportun dans la conjoncture actuelle dexpliquer cette position de
lÉglise, qui sera peut-être ressentie douloureusement, mais
dont la valeur positive apparaîtra à la longue, car elle pourrait
aider à approfondir la mission respective de lhomme et de la
femme.
1.
LE FAIT DE LA TRADITION
6. Jamais lÉglise catholique na admis que les femmes
puissent recevoir validement lordination presbytérale ou
épiscopale. Quelques sectes hérétiques des premiers
siècles, surtout gnostiques, ont voulu faire exercer le ministère
sacerdotal par des femmes : cette innovation a été relevée
et blâmée aussitôt par les Pères, qui lont
considérée comme irrecevable dans lÉglise (7). Il
est vrai quon trouvera dans leurs écrits linfluence
indéniable de préjugés défavorables à la
femme, qui cependant, il faut le noter, nont guère eu
dinfluence sur leur action pastorale et encore moins sur leur direction
spirituelle.
7.
Mais par-delà ces considérations inspirées par
lesprit du temps, on trouve exprimé, surtout dans les documents
canoniques de la tradition antiochienne et égyptienne, ce motif
essentiel que lÉglise, en appelant uniquement des hommes à
lordination et au ministère proprement sacerdotal, entend demeurer
fidèle au type de ministère ordonné voulu par le Seigneur
Jésus-Christ et religieusement maintenu par les apôtres (8). La
même conviction anime la théologie médiévale (9),
même si les docteurs scolastiques, voulant éclairer par la raison
les données de la foi; présentent souvent sur ce point des
arguments que la pensée moderne admettrait difficilement ou même
quelle récuserait à bon droit. Depuis lors et
jusquà notre époque, on peut dire que la question na
plus été soulevée, car la pratique a
bénéficié dune possession pacifique et universelle.
8. La tradition de lÉglise en la matière a donc
été tellement ferme au cours des siècles que le
Magistère néprouva pas le besoin dintervenir pour
formuler un principe qui nétait pas battu en brèche ou pour
défendre une loi qui nétait pas contestée. Mais
chaque fois que cette tradition avait loccasion de se manifester, elle
témoignait de la volonté de lÉglise de se conformer
au modèle que le Seigneur lui a laissé. La même tradition a
été religieusement sauvegardée par les Églises
dOrient. Leur unanimité sur ce point est dautant plus
remarquable que dans bien dautres questions leur discipline admet une
grande diversité ; et, de nos jours, ces mêmes Églises
refusent de sassocier aux requêtes tendant à obtenir
laccès des femmes à lordination sacerdotale.
2.
LATTITUDE DU CHRIST
9.
Jésus na appelé aucune femme à faire partie des
Douze. Sil agissait ainsi, ce nétait pas pour se conformer
aux usages du temps, car son attitude à légard des femmes
contraste singulièrement avec celle de son milieu et marque une rupture
volontaire et courageuse.
10. Cest ainsi quau grand étonnement de ses propres
disciples, il converse publiquement avec la Samaritaine (cf. Jn 4, 27),
quil ne tient aucun compte de létat dimpureté
légale de lhémorroïsse (cf. Mt 9, 20-22), quil
laisse une pécheresse lapprocher chez le pharisien Simon (cf. Lc
7, 37 sq.) et que, en pardonnant à la femme adultère, il tient
à montrer quon ne doit pas être plus sévère
envers la faute dune femme quenvers celle des hommes (cf. Jn 8,
11). Il nhésite pas à prendre ses distances à
légard de la loi de Moïse, pour affirmer
légalité des droits et des devoirs de lhomme et de la
femme face aux liens du mariage (cf. Mc 10, 2-11; Mt 19, 3-9).
11. En son ministère itinérant Jésus se fait
accompagner non seulement par les Douze mais aussi par un groupe de femmes :
Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons ;
Jeanne, femme de Chouza, intendant dHérode ; Suzanne et beaucoup
dautres qui les aidaient de leurs biens. (Lc 8, 2-3). Contrairement
à la mentalité juive qui naccordait pas grande valeur au
témoignage des femmes, comme latteste le droit juif, ce sont
pourtant des femmes qui, les premières, ont eu le privilège de
voir le Christ ressuscité et ce sont elles que Jésus charge de
porter le premier message pascal aux Onze eux-mêmes (cf Mt 28, 7-10; Lc
24, 9-10; Jn 20, 11-18), pour préparer ceux-ci à devenir les
témoins officiels de la Résurrection.
12. Ces constatations, il est vrai, ne fournissent pas
dévidence immédiate. On ne saurait sen
étonner, car les problèmes que soulève la parole de Dieu
dépassent lévidence. Pour atteindre le sens ultime de la
mission de Jésus ainsi que celui de lÉcriture,
lexégèse purement historique des textes ne peut suffire.
Mais il faut reconnaître quil y a ici un ensemble dindices
convergents qui soulignent le fait remarquable que Jésus na pas
confié à des femmes la charge des Douze (10). Sa Mère
elle-même, associée si étroitement à son
mystère, et dont le rôle hors de pair est souligné par les
Évangiles de Luc et de Jean, na pas été investie du
ministère apostolique, ce qui amènera les Pères à
la présenter comme lexemple de la volonté du Christ en ce
domaine : Bien que la Bienheureuse Vierge Marie dépassât en
dignité et en excellence tous les apôtres, répétera
encore au début du XIIIe siècle le Pape Innocent III,
ce nest pas à elle, mais à eux que le Seigneur a
confié les clés du royaume des cieux. (11)
3.
LA PRATIQUE DES APÔTRES
13. La communauté apostolique est demeurée fidèle
à lattitude de Jésus. Dans le petit cercle de ceux qui se
regroupent au Cénacle après lAscension, Marie occupe une
place privilégiée (cf Ac 1, 14) ; ce nest pourtant pas elle
qui est appelée à entrer dans le Collège des Douze lors de
lélection qui aboutira au choix de Matthias ; ceux qui sont
présentés sont deux disciples, dont les Évangiles ne font
pas même mention.
14. Au jour de la Pentecôte, lEsprit-Saint est descendu sur
tous, hommes et femmes (cf Ac 2, 1 ; 1, 14), et cependant lannonce de
1accomplissement des prophéties en Jésus est faite par
Pierre et les Onze (Ac 2, 14).
15. Quand ceux-ci et Paul sortirent des limites du monde juif, la
prédication de lÉvangi1e et la vie chrétienne dans
la civilisation gréco-romaine les amenèrent à rompre,
parfois douloureusement, avec les pratiques mosaïques. Ils auraient donc
pu, sils navaient été persuadés sur ce point
de leur devoir de fidélité au Seigneur, envisager de
conférer lordination à des femmes. Dans le monde
hellénistique, plusieurs cultes de divinités païennes
étaient confies à prêtresses. Les Grecs, en effet, ne
partageaint pas les conceptions des Juifs bien que des philosophes aient
professé linfériorité de la femme, les historiens
soulignent cependant lexistence dun certain mouvement de promotion
féminine durant la période impériale. De nous constatons
par le livre des Actes et Épîtres de saint Paul que des femmes
uvrent avec lApôtre pour lÉvangile (cf. Rm 16,
3-12 ; Ph 4, 3) ; il énumère leurs noms avec complaisance dans
les salutations finales des lettres ; certaines exercent souvent une influence
importante sur des conversions : Priscille, Lydie et dautres ; Priscille
surtout, qui a entrepris parfaire la formation dApollos (cf. Ac 18, 26) ;
Phbé, au service de lÉglise de Cenchrées (cf.
Rm 16, t). Tous ces faits manifestent dans lÉglise apostolique une
évolution considérable par rapport aux coutumes du judaïsme.
Néanmoins, à aucun moment il na été question
conférer à ces femmes lordination.
16. Dans les Épîtres pauliniennes, des
exégètes autorisés ont noté une différence
entre deux formules de lApôtre : il écrit indistinctement
mes collaborateurs (Rm 16, 3 ; Ph 4, 2-3) à propos des
hommes et des femmes qui laident dune manière ou dune
autre dans son apostolat; mais il réserve le titre de
coopérateurs de Dieu (1 Co 3, 9 ; cf. 1 Th 3, 2) à
Appolos, à Timothée et à lui-même, Paul, ainsi
désignés parce quils sont directement voués au
ministère apostolique à la prédication de la parole de
Dieu. Malgré leur rôle si important au moment de la
Résurrection, la collaboration des femmes ne va pas, pour saint Paul,
jusquà lexercice de lannonce officielle et publique du
message, celle-ci demeurant dans la ligne exclusive de la mission apostolique.
4.
VALEUR PERMANENTE DE LATTITUDE DE JÉSUS ET DES
APÔTRES
17. De cette attitude de Jésus et des apôtres
considérée par toute la tradition jusquà nos jours
comme normative, lÉglise pourrait-elle sécarter
aujourdhui? On a objecté, en faveur dune réponse
affirmative à cette question, divers arguments quil importe
dexaminer.
18. On a prétendu notamment que la prise de position de
Jésus et des apôtres sexpliquait par linfluence de
leur milieu et de leur temps. Si Jésus, dit-on, na pas
confié aux femmes et pas même à sa Mère un
ministère qui les assimile aux Douze, cest que les circonstances
historiques ne le lui permettaient pas. Personne, cependant, na jamais
prouvé, et il est sans doute impossible de prouver, que cette attitude
sinspire seulement de motifs socioculturels. Lexamen des
Évangiles, nous lavons vu, montre au contraire que Jésus a
rompu avec les préjugés de son temps, en contrevenant largement
aux discriminations pratiquées à légard des femmes.
On ne peut donc pas soutenir quen nappelant pas de femmes à
entrer dans le groupe apostolique, Jésus se soit simplement
laissé guider par des raisons dopportunité. À plus
forte raison ce conditionnement socioculturel naurait-il pas retenu les
apôtres en milieu grec, où les mêmes discriminations
nexistaient pas.
19. On tire également objection du caractère caduc que
lon croit reconnaître aujourdhui à quelques-unes des
prescriptions de saint Paul concernant les femmes, et des difficultés
que soulèvent à cet égard certains aspects de sa doctrine.
Mais il faut remarquer que ces ordonnances, probablement inspirées par
les usages du temps, ne concernent guère que des pratiques
disciplinaires de peu dimportance, comme lobligation faite aux
femmes de porter un voile sur la tête (cf. i Co 11, 2-16) ; de telles
exigences nont plus de valeur normative. Cependant, linterdiction
faite aux femmes par lApôtre de parler dans
lassemblée (cf. 1 Co 14, 34-35 ; 1 Tm 2, 12) est de nature
différente, et les exégètes en précisent ainsi le
sens : Paul ne soppose aucunement au droit, quil reconnaît
par ailleurs aux femmes, de prophétiser dans lassemblée
(cf. 1 Co 11, 5) ; la défense concerne uniquement la fonction officielle
denseigner dans lassemblée chrétienne. Cette
prescription, pour saint Paul, est liée au plan divin de la
création (cf. 1 Co 11, 7 ; Gn 2, 18-24) : on y verrait difficilement
lexpression dun donné culturel. Il ne faut pas oublier, du
reste, que nous devons à saint Paul un des textes les plus vigoureux du
Nouveau Testament sur légalité fondamentale de lhomme
et de la femme, comme enfants de Dieu dans le Christ (cf. Ga 3, 28). Il
ny a donc pas de raison de laccuser de préjugés
hostiles à légard des femmes, quand on constate la
confiance quil leur témoigne et la collaboration quil leur
demande dans son apostolat.
20. Mais outre ces objections empruntées à lhistoire
des temps apostoliques, ceux qui soutiennent la légitimité
dune évolution en la matière tirent argument de la pratique
de lÉglise dans sa discipline des sacrements. On a pu relever,
à notre époque surtout, combien lÉglise a conscience
de posséder sur les sacrements, bien quinstitués par le
Christ, un certain pouvoir. Elle en usa au cours des siècles pour en
préciser le signe et les conditions dadministration : les
récentes décisions des Papes Pie XII et Paul VI en sont la
preuve. (12) Cependant, il faut souligner que ce pouvoir, qui est réel,
demeure limité. Comme le rappelait Pie XII : LÉglise
na aucun pouvoir sur la substance des sacrements,
cest-à-dire sur tout ce que le Christ Seigneur, au
témoignage des sources de la Révélation, a voulu que
lon maintienne dans le signe sacramentel.(13) Cétait
déjà lenseignement du Concile de Trente, qui
déclarait : LÉglise a toujours eu le pouvoir, dans
ladministration des sacrements, de prescrire ou modifier ce qui
conviendrait le mieux, selon les diverses époques ou les divers pays,
pour lutilité des fidèles ou le respect dû aux
sacrements, pourvu que soit sauvegardée leur substance.
21. Dautre part, il ne faut pas oublier que les signes
sacramentels ne sont pas conventionnels ; et même sil est vrai que
ce sont, sous certains aspects, des signes naturels parce quils
répondent au symbolisme profond des gestes et des choses, ils ne sont
pas que cela : ils sont principalement destinés à rattacher
lhomme de chaque époque à lEvénement par
excellence de lhistoire du salut, à lui faire comprendre, par
toute la richesse de la pédagogie et du symbolisme de la Bible, quelle
grâce ils signifient et produisent. Ainsi le sacrement de
lEucharistie nest pas seulement un repas fraternel, mais à
la fois le mémorial rendant présent et actuel le sacrifice du
Christ et son offrande par lÉglise; le sacerdoce
ministériel nest pas un simple service de pastorat, il assure la
continuité des fonctions confiées par le Christ aux Douze et des
pouvoirs qui sy rapportent. Ladaptation aux civilisations et aux
époques ne peut donc abolir, sur les points essentiels, la
référence sacramentelle aux événements fondateurs
du christianisme et au Christ lui-même.
22. Cest en dernière analyse lÉglise, par la
voix de son magistère, qui, dans ces domaines variés, assure le
discernement entre ce qui peut changer et ce qui doit demeurer immuable. Quand
elle estime ne pouvoir accepter certains changements, cest quelle
se sait liée par la conduite du Christ ; son attitude, malgré les
apparences, nest pas alors de larchaïsme, mais de la
fidélité : elle ne peut se comprendre vraiment quà
cette seule lumière. LÉglise se prononce en vertu de la
promesse du Seigneur et de la présence de lEsprit-Saint, en vue de
mieux proclamer le mystère du Christ, den sauvegarder et den
manifester intégralement la richesse.
23. Cette pratique de iÉglise revêt donc un
caractère normatif dans le fait de ne conférer quà
des hommes lordination sacerdotale, il y va dune tradition continue
dans le temps, universelle en Orient et en Occident, vigilante à
réprimer aussitôt les abus; cette norme, sappuyant sur
lexemple du Christ, est suivie parce quelle est
considérée comme conforme au dessein de Dieu pour son
Église.
V.
LE SACERDOCE MINISTÉRIEL A LA LUMIÈRE DU MYSTÈRE
DU CHRIST
24. Après avoir rappelé la norme de lÉglise
et ses fondements, il est utile et opportun déclairer cette
règle en montrant la profonde convenance que la réflexion
théologique découvre entre la nature propre du sacrement de
lOrdre, avec sa référence spécifique au
mystère du Christ, et le fait que seuls des hommes ont été
appelés à recevoir lordination sacerdotale. Il ne
sagit pas là dapporter une argumentation
démonstrative, mais déclairer cette doctrine par
lanalogie de la foi.
25. Lenseignement constant de 1Église,
renouvelé et précisé par le IIe Concile du
Vatican, rappelé encore par le Synode des évêques en 1971
et par cette Congrégation pour la Doctrine de la foi en sa
déclaration du 24 juin 1973, proclame que lévêque ou
le prêtre, dans lexercice de son ministère, nagit pas
en son nom propre, in persona propria: il représente le Christ
qui agit par lui Le prêtre tient réellement la place du
Christ, écrivait déjà au IIIe
siècle saint Cyprien. (15) Cest cette valeur de
représentation du Christ que saint Paul considérait comme
caractéristique de sa fonction apostolique (cf. 2 Co 5, 20 ; Ga 4, 14).
Elle atteint sa plus haute expression et un mode tout particulier dans la
célébration de lEucharistie qui est la source et le centre
de lunité de lÉglise, repas sacrificiel dans lequel
le peuple de Dieu est associé au sacrifice du Christ : le prêtre
qui, seul, a le pouvoir de laccomplir, agit alors non seulement par
lefficacité que lui confère le Christ, mais in persona
Christi, (16) tenant le rôle du Christ, au point dêtre
son image même, lorsquil prononce les paroles de la
consécration. (17)
26. Le sacerdoce chrétien est donc de nature sacramentelle : le
prêtre est un signe, lefficacité surnaturelle provient de
lordination reçue, mais un signe qui doit être perceptible
et que les croyants doivent pourvoir déchiffrer aisément.
27. Léconomie sacramentelle est fondée, en effet,
sur des signes naturels, sur des symboles inscrits dans la psychologie humaine
: Les signes sacramentels, dit saint Thomas, représentent ce
quils signifient par une ressemblance naturelle.(19) La même
loi de ressemblance naturelle vaut tant pour les personnes que pour les choses
: quand il traduire sacramentellement le rôle du Christ dans
lEucharistie, il ny aurait pas cette ressemblance
naturelle qui doit exister entre le Christ et son ministre si le
rôle du Christ nétait pas tenu par un homme : autrement, on
verrait difficilement dans le ministre limage du Christ. Car le Christ
lui-même fut et demeure un homme.
28. Certes, cest de toute lhumanité, des femmes
autant, que des hommes, que le Christ est le premier-né :
lunité quil rétablit après le
péché est telle quil ny a plus ni Juif ni Grec, ni
esclave ni homme libre; il ny a plus lhomme et la femme, mais tous
sont un en lui (cf. Ga 3, 28). Néanmoins, lincarnation du Verbe
sest faite selon le sexe masculin : cest bien une question de fait,
mais ce fait, loin dimpliquer une prétendue
supériorité naturelle de lhomme sur la femme, est
indissociable de léconomie du salut : il est, en effet, en
harmonie avec lensemble du dessein de Dieu, tel que lui-même
la révélé, et dont le centre est le mystère
de lAlliance.
29. Car le salut offert par Dieu aux hommes, lunion à
laquelle ils sont appelés avec lui, lAlliance en un mot,
revêt dès lAncien Testament, chez les prophètes, la
forme privilégiée dun mystère nuptial : le peuple
élu devient pour Dieu une épouse ardemment aimée ; de
cette intimité damour, la tradition tant juive que
chrétienne a découvert la profondeur en lisant et relisant le
Cantique des Cantiques ; lÉpoux divin demeurera fidèle
même lorsque lÉpouse trahira son amour, lorsque Israël
sera infidèle à Dieu (cf. Os 1-3 ; Jr 2). Quand est venue
la plénitude des temps (Ga 4, 4), le Verbe, Fils de
Dieu, prend chair pour inaugurer et sceller lAlliance nouvelle et
éternelle dans son sang qui sera versé pour la multitude en vue
de la rémission des péchés : sa mort rassemblera les fils
de Dieu dispersés ; de son côté transpercé
naîtra lÉglise, comme Ève est née du
côté dAdam. Alors se réalise pleinement et
définitivement le mystère nuptial annoncé et chanté
dans lAncien Testament : le Christ est lÉpoux;
lÉglise est son épouse, quil aime parce quil
la acquise par son sang et la faite glorieuse, sainte et sans
tache, et il en est désormais inséparable.
30. Ce thème nuptial qui se précise depuis les
épîtres de saint Paul (cf. 2 Co 11, 2; Ep 5, 22-23) jusquaux
écrits johanniques (cf. surtout Jn 3, 29 ; Ap 19, 7 et 9) est
présent même dans les Évangiles synoptiques tant que
lÉpoux est avec eux, ses amis ne doivent pas jeûner (cf. Mc
2, 19) ; le Royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces
pour son fils (cf. Mt 22, 1-14). Cest par ce langage de
lÉcriture, tout tissé de symboles, qui exprime et atteint
lhomme et la femme dans leur identité profonde, que nous est
révélé le mystère de Dieu et du Christ,
mystère qui, de soi, est insondable.
31. Cest pourquoi on ne peut négliger ce fait que le Christ
est un homme. Et donc, à moins de méconnaître
limportance de ce symbolisme pour léconomie de la
Révélation, il faut admettre que, dans des actions qui exigent le
caractère de lordination et où est représenté
le Christ lui-même, auteur de lAlliance, époux et chef de
lÉglise, exerçant son ministère de salut - ce qui
est au plus haut degré le cas de lEucharistie -, son rôle
doive être tenu (cest le sens premier du mot persana) par un
homme : cela ne relève en ce dernier daucune
supériorité personnelle dans lordre des valeurs, mais
seulement dune diversité de fait au plan des fonctions et du
service.
32. Pourrait-on dire que, le Christ étant actuellement dans la
condition céleste, il serait désormais indifférent
quil soit représenté par un homme ou par une femme, puisque
dans la Résurrection on ne prend ni femme ni mari (Mt
22, 30) ? Mais ce texte ne signifie pas que la distinction de lhomme et
de la femme, pour autant quelle détermine lidentité
propre à la Personne, soit supprimée dans la glorification ; ce
qui vaut pour nous vaut aussi pour le Christ.
À peine est-il en effet nécessaire de rappeler que dans les
êtres humains la différence sexuelle exerce une influence
importante, plus profonde que, par exemple, les différences ethniques :
celles-ci natteignent pas la personne humaine aussi intimement que la
différence des sexes, ordonnée directement tant à la
communion des personnes quà la génération des hommes
; elle est, dans la Révélation biblique, leffet dune
volonté primordiale de Dieu : Homme et femme il les
créa. (Gn 1, 27.)
33. Cependant, opposera-t-on encore, le prêtre, surtout quand il
préside aux actions liturgiques et sacramentelles, représente
également lÉglise : il agit en son nom, avec
lintention de faire ce quelle fait. En ce sens,
les théologiens du Moyen Âge disaient que le ministre agit aussi
in persona Ecclesiae, cest-à-dire au nom de toute
lÉglise et pour la représenter. Et en effet, quoi
quil en soit de la participation des fidèles à une action
liturgique, cest bien au nom de toute lÉglise quune
telle action est célébrée par le prêtre : il prie au
nom de tous ; à la messe, il offre le sacrifice de toute
lÉglise dans la nouvelle Pâque, cest
lÉglise qui immole le Christ sacramentellement par
lintermédiaire du prêtre. Ainsi, puisque le prêtre
représente aussi lÉglise, ne serait-il pas possible de
penser que cette représentation pût être assurée par
une femme, selon le symbolisme déjà exposé ? Cest
vrai que le prêtre représente lÉglise qui est le
Corps du Christ. Mais sil le fait, cest précisément
parce que, dabord, il représente le Christ lui-même, qui est
la tête et le pasteur de lÉglise, formule employée
par le IIe Concile du Vatican qui précise et complète
lexpression in persona Christi. Cest en cette qualité
que le prêtre préside lassemblée chrétienne et
quil célèbre le sacrifice eucharistique que
lÉglise offre tout entière et dans lequel elle soffre
elle-même tout entière.
34. Si lon fait droit à ces réflexions, on
comprendra mieux le bien-fondé de la pratique de lÉglise ;
et lon conclura que les controverses élevées de nos jours
sur lordination de la femme sont pour tous les chrétiens une
pressante invitation à approfondir le sens de lépiscopat et
du presbytérat, à redécouvrir la situation originale du
prêtre dans la communauté des baptisés, dont il fait certes
partie, mais dont il se distingue parce que, dans les actions qui exigent le
caractère de lordination, il est pour elle - avec toute
lefficacité que comporte le sacrement - limage, le symbole
du Christ lui-même qui appelle, pardonne, accomplit le sacrifice de
lAlliance.
VI. LE SACERDOCE MINISTÉRIEL DANS LE MYSTÈRE DE
LÉGLISE
35. Peut-être est-il opportun de rappeler que les problèmes
decclésiologie et de théologie sacramentaire, surtout quand
ils concernent le sacerdoce, comme cest ici le cas, ne peuvent trouver
leur solution quà la lumière de la
Révélation. Les sciences humaines, si précieux que soit
leur apport dans leur domaine, ny peuvent suffire, car elles ne peuvent
saisir les réalités de la foi : le contenu proprement surnaturel
de celles-ci échappe à leur compétence.
36. Cest ainsi quon doit souligner combien
lÉglise est une société différente des autres
sociétés, originale en sa nature et en ses structures. La charge
pastorale, dans lÉglise, est normalement liée au sacrement
de lordre : elle nest pas un simple gouvernement, comparable aux
modes dautorités qui se vérifient dans les États.
Elle nest pas octroyée par le choix spontané des hommes
même lorsquelle comporte une désignation par voie
délection, cest limposition des mains et la
prière des successeurs des apôtres qui garantissent le choix de
Dieu ; et cest lEsprit-Saint, donné par lordination,
qui fait participer à la régence du Suprême Pasteur, le
Christ (cf. Ac 20, 28). Elle est service et amour : Si tu maimes,
pais mes brebis. (Cf. Jn 21, 15-17.)
37. Pour cette raison, on ne voit pas comment il est possible de
proposer laccès des femmes au sacerdoce en vertu de
légalité des droits de la personne humaine,
égalité qui vaut aussi pour les chrétiens. On utilise
parfois à cette fin le texte cité plus haut de
lépître aux Galates (3, 28), daprès lequel il
ny a plus dans le Christ de distinction entre lhomme et la femme.
Mais ce passage ne concerne nullement les ministères : il affirme
seulement la vocation universelle à la filiation divine qui est la
même pour tous. Dautre part et surtout, cest
méconnaître complètement la nature du sacerdoce
ministériel que de le considérer comme un droit : le
baptême ne confère aucun titre personnel au ministère
public dans lÉglise. Le sacerdoce nest pas
conféré pour lhonneur ou lavantage de celui qui le
reçoit, mais comme un service de Dieu et de lÉglise ; il
fait lobjet dune vocation expresse, totalement gratuite : Ce
nest pas vous qui m avez choisi ; cest moi qui vous ai choisis et
institués. (Jn 15, 16; cf. He 5, 4.)
38. On dit parfois et on écrit dans des livres ou des revues que
des femmes se sentent une vocation sacerdotale. Un tel attrait, si noble et
compréhensible quil soit, ne constitue pas encore une vocation.
Celle-ci, en effet, ne saurait se réduire au seul attrait personnel, qui
peut demeurer purement subjectif. Le sacerdoce étant un ministère
particulier dont lÉglise a reçu la charge et le
contrôle, lauthentification par lÉglise se trouve ici
indispensable : elle fait partie constitutive de la vocation : le Christ a
choisi ceux quil voulait (Mc 3, 13). Par contre, il y a une
vocation universelle de toue les baptisés à lexercice du
sacerdoce royal par loffrande de la vie pour Dieu et le témoignage
comme louange de Dieu.
39. Les femmes qui expriment leur requête du sacerdoce
ministériel sont certes inspirées par le désir de servir
le Christ et lÉglise. Et il nest pas étonnant
quau moment où elles prennent conscience des discriminations dont
elles furent lobjet, elles en viennent à souhaiter le sacerdoce
ministériel lui-même. Il ne faut pas oublier cependant que le
sacerdoce ne fait pas partie des droits de la personne mais relève de
léconomie du mystère du Christ et de lÉglise.
La charge sacerdotale ne peut devenir le terme dune promotion sociale ;
aucun progrès purement humain de la société ou de la
personne ne peut par lui-même y donner accès : cela est dun
autre ordre.
40. Il nous reste donc à mieux méditer la vraie nature de
cette égalité des baptisés qui est une des grandes
affirmations du christianisme : légalité nest point
identité, en ce sens que lÉglise est un corps
différencié, où chacun a son rôle ; les rôles
sont distincts et ne doivent pas être confondus, ils ne donnent pas lieu
à la supériorité des uns sur les autres, ne fournissent
pas prétexte à la jalousie ; le seul charisme supérieur,
qui peut et doit être désiré, cest la charité
(cf. 1 Co 12-13). Les plus grands dans le Royaume des cieux, ce ne sont pas les
ministres, mais les saints.
41. LÉglise souhaite que les femmes chrétiennes
prennent pleinement conscience de la grandeur de leur mission : leur rôle
sera capital aujourdhui, aussi bien pour le renouvellement et
lhumanisation de la société que pour la
redécouverte, parmi les croyants, du vrai visage de
lÉglise.
Sa
Sainteté Paul VI, au cours de laudience
accordée au soussigné, préfet de la Congrégation ,
le 15 octobre 1976, a approuvé cette Déclaration ,
la confirmée et en a ordonné la publication.
Donné à Rome, au siège de la Congrégation pour la
Doctrine de la foi, le 15 octobre 1976, en la fête de sainte
Thérèse dAvila.
FRANJO cardinal SEPER,
préfet.
FR.
JÉRÔME HAMER, O.P.,
archevêque titulaire de Lorium, secrétaire
NOTES
Note 1. Acta Apostolicae sedis 55 (1963), pp.
267-268.
Note 2. Cf. Conc. cum. Vat. II, const. Past, Gaudium et
Spes, 7 décembre 1965, n° 29 : AAS 58 (1966), pp. 1048-1049.
Note 3. Cf. Paul VI, allocution aux membres de la Commission
détude sur le rôle de la femme dans la société
et dans lÉglise et aux membres du Comité pour
lAnnée Internationale de la Femme, 18 avril 1975 : AAS 67
(1975), p. 265.
Note 4. Conc. cum. Vat. II, décret Apostolicam
actuositatem, 18 novembre 1965, n° 9 : AAS 58 (1966), p. 846.
Note 5. Cf. Paul VI, allocution aux membres de la Commission
détude sur le rôle de la femme dans la société
et dans lÉglise et aux membres du Comité pour
lAnnée Internationale de la Femme, 18 avril 1975 : AAS 67
(1975), p. 266.
Note 6. Cf. AAS 68 (1976), pp. 599-600 ; cf. ibid., pp. 600-601.
Note 7. Saint Irénée, Adversus haereses I, 13, 2 :
PG 7, 580-581, Ed. Harvey, I, 114-122 ; Tertullien, De praescrip.
haeretic. 41, 5 : CCL 1, p. 221 ; Firmilien de
Césarée, dans S. Cyprien, Epist. 75 : CSEL 3, pp.
817-818 ; Origène, Fragmenta in I, Cor. 74, dans
Journal of theological studies 10 (1909), pp. 41-42 ; S.
Épiphane, Panarion 49, 2-3; 78, 23; 79, 2-4: t. 2, GCS 31,
pp. 243-244; t. 3. GCS 37, pp. 473, 477-479.
Note 8. Didascalia Apostolorum, c. 15, Ed. R. H. Connolly, pp.
133 et 142 ; Constitutiones Apostolicae, lib. 3, c. 6 n° 1-2 ; c. 9
n. 3-4 ; Ed. F. X. Funk, pp. 191, 201 ; S. Jean Chrysostome, De
sacerdotio 2,2 : PG 48, 633.
Note 9. Saint Bonaventure, In IV Sent., Dist. 25, art. 2, q. 1,
Éd. Quaracchi, t. 4, pp.649 ; Richard de Middleton, In VI Sent.,
Dist. 25, art. 4, n. 1, Éd. Venise, 1499, f° 177r ; Jean
Duns Scot, In IV Sent., Dist. 25 : Opus Oxoniense, Éd.
Vivès, t. 19, p 140 ; Reportata Parisiensa, t. 24, pp. 369-371 ;
Durand de Saint-Pourçain, In IV Sent., Dist. 25, q. 2, Éd.
Venise 1571, f° 364 v.
Note 10. On a aussi voulu expliquer ce fait par une intention symbolique
de Jésus: les Douze devaient représenter les ancêtres des
douze tribus dIsraël (cf. Mt 19, 28; Lc, 22, 30). Mais il ne
sagit dans ces textes que de leur participation au jugement
eschatologique. Le sens essentiel du choix des Douze est à chercher
plutôt dans la totalité de leur mission (cf. Mc 3, 14) : ils
doivent représenter Jésus auprès du peuple et continuer
son uvre.
Note 11. Innocent III, Epist. (11 décembre 1210) aux
évêques de Palencia et Burgos, insérée dans le
Corpus Iuris , Decret. Lib. 5, tit. 38, De paenit., c. 10
Nova, Éd. A. Friedberg, t. 2, col. 886-887 ; cf. Glossa in
Decretal lib. 1, tit. 33, c. 12 Dilecta, v°
Iuridictioni. Cf. S. Thomas, IIIa pars, q. 27, a. 5 ad 3
; Pseudo Albert Le Grand, Mariale, quaest. 42, Éd. Borgnet 37,
81.
Note 12. Pie XII, Const. Apost. Sacramentum Ordinis, 30 novembre
1947 : AAS 40 (1948), pp. 5-7 ; Paul VI, Const. Apost. Divinae consortium
naturae, 15 août 1971 : AAS 63 (1971), pp. 657-664; Const apost.
Sacram Unctionem, 30 novembre 1972 : AAS 65 (1973), pp. 5-9.
Note 13. Pie XII, Const. Apost. Sacramentum Ordinis : loc. cit.,
p. 5.
Note 14. Session 21, cap. 2: Denzinger-Schonmetzer, Enchiridion
symbolorum..., n° 1728.
Note 15. S. Cyprien, Epist. 63, 14 : PL 4, 397 B ;
Éd. Hartel, t. 3, p. 713.
Note 16. Conc. cum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium,
4 décembre 1963, n. 33: ... par le prêtre qui est à
la tête de lassemblée en tenant le rôle du
Christ... ; Const. dogm. Lumen Gentium, 21 novembre 1964, n°
10 : mais le prêtre investi du sacerdoce ministériel, en
vertu du pouvoir sacré dont il jouit, forme et gouverne le peuple
sacerdotal, accomplit en tenant le rôle du Christ le sacrifice
eucharistique et offre celui-ci à Dieu au nom de tout le peuple;
n° 28 : ... par la puissance du sacrement de lordre, à
limage du Christ, prêtre suprême et éternel, ... ils
exercent par excellence leur charge sacrée dans le culte ou synaxe
eucharistique dans laquelle agissant en tenant le rôle du Christ...
; - Décret Presbyterorum ordinis, 7 décembre 1965, n°
2 : ... les prêtres, par lonction du Saint Esprit, sont
marqués dun caractère spécial et sont ainsi
configurés au Christ Prêtre, afin quils aient le pouvoir
dagir en tenant le rôle du Christ Tête ; n° 13 ;
En tant que ministres des mystères sacrés, surtout dans le
sacrifice de la messe, les prêtres tiennent de manière
spéciale le rôle du Christ... ; Cf. Synode des Evêques
1971, De sacerdotio ministeriali I, n° 4 ; S. Congrégation
pour la Doctrine de la Foi, Declaratio circa catholicam doctrinam de
Ecclesia, 24 juin 1973, n° 6.
Note 17. Cf. S. Thomas, Summa theologica, IIIa Pars,
q. 83, art. 1, ad 3um: Il faut dire que (de même que la
célébration de ce sacrement est limage
représentative de la croix du Christ : ibid. ad 2um), de la même
façon le prêtre aussi agit en tant quimage du Christ dans le
rôle et la puissance duquel il prononce les paroles de la
consécration.
Note 18. Parce que, du moment que le sacrement est un signe, dans
les actions que comporte le sacrement, il faut non seulement la
res, mais la signification de la res, rappelle saint
Thomas, précisément pour repousser lordination des femmes :
In IV Sent., dist. 25., q. 2, art. 1, quaestiuncula, 1a,
corp.
Note 19. S. Thomas, In IV Sent., dist 25, q. 2, art 2,
quaestiancula 1a, ad 4um.
Note 20. Cf. Concile de Trente, Sess. 22, cap. 1 : DS 1741.
Note 21. Cf. Concile cum. Vat. II, Const. dogm. Lumen
Gentium, n° 28 : Exerçant la fonction du Christ Pasteur et
Tête pour la part... qui est la leur... ; Décret
Presbyterorum ordinis, n° 2: afin quils aient le pouvoir
dagir en tenant le rôle du Christ Tête ; n° 6 :
... la fonction du Christ Tête et Pasteur. Cf Pie XII,
encycl. Mediator Dei : Le ministre de lautel tient le
rôle du Christ en tant que Tête, offrant au nom de tous ses
membres., AAS 39 (1947), p. 556 ; Synode des Evêques 1971, De
sacerdotio ministeriali I, n° 4 : Il rend présent le
Christ, tête de la communauté...
Note 22. Paul VI, encycl. Mysterium fidei, 3 septembre 1965 : AAS
57 (1965), p. 761.


Commandez le livre à Euro 15.00 ici:

Information avec details
ici: précis, biographie, prix et ou commander . . .
"Lorsque vous citez ce document,
veuillez signaler
S.V.P qu'il est publié par www.womenpriests.org !"