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La Diaconie dans le Nouveau Testament

Annie Jaubert , Effort Diaconal, Ordination des Femmes au Diaconat
Colloque de Paris 16-17.3.1974, pp. 14-20.

Au début de cet exposé il me faut dire un certain embarras, d’une part parce que ce sujet a été si souvent traité (que peut-on dire de nouveau?), d’autre part le terme diaconie n’est pas dépourvu d’ambiguité et reste difficile à cerner.

Si nous nous appuyons sur le mot grec diakonia, nous ne pouvons pas nous lier à ce mot qui est souvent occasionnel. Il faut ajouter que le terme diaconie en français a tendance à se spécialiser pour le service d’un diacre, ce qui n’est jamais le cas dans le Nouveau Testament. Enfin il faut aboutir à une réflexion sur le service des femmes dans l’Eglise; celà suppose une interprétation à partir des textes.

Prenons donc diaconie au sens très large de tâche ou service à accomplir. Nous regarderons d’abord vers le Christ qui est notre modèle, puis en prolongement de la diaconie du Christ nous étudierons la diaconie de l’Eglise et dans l’Eglise, enfin la diaconie des femmes.

Le Christ

Quelle tâche a accomplie Jésus? sinon d’annoncer à tous qu’ils sont par lui les fils d’un même Père, un Père qui accueille et réconcilie, qui propose à tous son salut.

La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.

Pour accomplir cette tâche, il est venu «non pour être servi mais pour servir (diakonein) et donner sa vie en rançon d’un grand nombre» (Marc 10,45 / Matth 20,28). Avec ses disciples, il se présente comme celui qui serf, qui les sert à table (Luc 22,27; Jn 13, 1-16). Paul dire que le Christ a pris la condition de l’esclave (doulos); c’est parce qu’il est passé par l’’’obéissance de la croix que Dieu l’a fait Seigneur (Philippians 2, 6-11).

La diaconie qu’exerce le Christ, c’est le service d’une bonne nouvelle, d’un salut qui s’adresse à tous, donc d’une ouverture sur le monde — un service onéreux qui passe par la souffrance — et c’est un service à l’égard de ses disciples, un service dans l‘amour, modèle de l‘attitude des disciples entre eux, spécialement de ceux qui sont chargés d’une tâche. Ces aspects sont indivisibles.

Jésus stest mis en condition inférieure (doulos) et il donne sa vie. Mais cette condition inférieure n’est pas vécue dans un esprit servile. Jésus fait preuve d’une extraordinaire audace et d’une extraordinaire liberté: audace par rapport aux autorités juives, liberté par rapport à toutes les pressions extérieures (zélotes).

Paul dire: «Vous n’avez pas reçu un esprit d’esclave pour servir dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit de fils adoptif» (Rom 8, 15). L’Esprit du Fils est un esprit de libération. «Là où est l‘Esprit du Seigneur, là est la liberté» (2 Cor 3,17).

D’après le modèle du Christ, l’état d’esprit diaconal consiste donc à se mettre en état de service et même à prendre un status inférieur dans un amour dépossédé qui ne réclame rien pour soi-même, mais avec une liberté intérieure et une audace spirituelle qui prend sa source dans la souveraine liberté du Christ.

La Diaconie — Evangélisation

On peut s’appuyer ici sur le terme grec. La diakonia désigne le ministère apostolique, celui auquel a renoncé Judas (Actes 1, 17.25), celui de Paul quand il évangélise les Gentils: «la diakonia que j’ai reçue du Seigneur Jésus de rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu» (Actes 20,24, cf. 21,19). «Dans la mesure même où je suis, moi, apôtre des paiens, je fais honneur à ma diakonia» (Rom 11,13). C’est un ministère que Paul appelle «ministère de l‘Esprit, ministère de la justice» (2 Cor 3, 8-9), «ministère de la réconciliation» (2 Cor 5, 18). «Dieu en Christ réconciliait le monde avec lui-même et mettait en nous la parole de la réconciliation» (5, 19). Le ministère de la Parole confié aux apôtres (Actes 6, 4) est donc un ministère qui annonce que Dieu est venu chercher les hommes, se les réconcilier en Jésus Christ.

Cette tâche d’évangélisation est celle de Timothée (2 Tim 4, 5) ou celle d’un collaborateur de l’apôtre comme Marc (2 Tim 4, l l). Elle est donc la tâche précise des apôtres ou de Paul ou de collaborateurs particuliers nommés dans les épîtres, mais on pourrait dire aussi que toute la communauté participe à cette tâche d’évangélisation (cf. 1 Thess 1, 8 pour la communauté de Thessalonique). Bien que le terme diakonia ne soit pas employé en ce sens général dans le Nouveau Testament, il existe une sorte de diaconie commune de la Parole qui est une participation au ministère apostolique. Une nuée de collaborateurs, hommes ou femmes, entoure l’apôtre. Eux aussi sont porteurs de l’évangile.

Dans quel esprit doit se faire cette tâche d’évangélisation? Tous les porteurs de la bonne nouvelle sont serviteurs ou esclaves (doulos) de Dieu ou du Christ, qu’il s’agisse de Paul, Timothée, Epaphras ou de Pierre, Jude, Jacques ... Mais cette tâche n’est pas faite dans un esprit d’esclave. Paul, qui a la charge plus particulière des paiens, vit dans une souveraine liberté par rapport aux contraintes extérieures et spécialement à celles de la loi juive. Il s’indigne contre ceux qui viennent épier la liberté qu’il a dans le Christ Jésus (Gal 2, 4).

S’il réclame cette liberté, c’est moins pour lui-même que pour «ceux qui sont loin» (cf. Eph 2, 13). Ceux-là n’ont pas à entrer dans un carcan, le carcan de la loi; c’est la conversion du cœur qui leur est demandée, non pas de se soumettre à des contraintes non justifiées. L’évangélisation est donc l’ouverture à «l’autre», qui dans le cas présent est le païen et qui a d’autres coutumes, d’autres mæurs que le Juif.

L'esprit diaconal de Paul, c'est d'être «l'ordure du monde» (1 Cor 4 13) et dans cette condition d'apporter la libération du Christ en accueillant l'autre comme le Christ l'a accueilli (cf. Rom 15, 7).

La Diaconie dans la Communauté

Cette forme de diaconie n'est pas séparable de l'autre. En effet la Parole construit l'Eglise; l'Eglise a poussé de la prédication de l'évangile et elle a toujours besoin d'être évangélisée. Paul est indissociablement ministre (diakonos) du Christ, de l'évangile, de l'Eglise (2 Cor 11, 23; Col 1, 23.25).

Les divers charismes et ministères dont parle 1 Cor 12, 5 n'ont sans doute pas pour objet la seule communauté; cependant dans ce même chapitre ils sont envisagés dans une perspective intérieure à l'Eglise. Il semble que chacun ait un don, plus ou moins honorable, plus ou moins connu, un rôle en tant que membre du corps du Christ (1 Cor 12, 12.27). Cf. Rom 12, 5: «Nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part; et nous avons des dons qui diffèrent, selon la grâce qui nous a été accordée».

Il est difficile de dire à partir de quel moment un don (charisma) reconnu et s'exprimant dans un service, peut être considéré comme un ministère. Ce qu'il faut certainement affirmer, c'est que les divers services visent le bien du corps du Christ et contribuent à le faire croître. En Eph 4, 12 la meilleure interprétation semble être que certains ministères importants mettent les baptisés en état d'accomplir la grande diaconie qui est de bâtir le corps du Christ. La santé du corps et sa croissance en «homme parfait» (4, 13) ont un rapport direct avec sa capacité d'évangélisation. Les ministères s'insèrent donc dans une dynamique de construction et tous doivent y contribuer.

Qu'il s'agisse des diverges diaconies (= ministères reconnus) ou bien qu'il s'agisse de la diaconie commune à tous les baptisés dans l'Eglise (sens général), il est important de préciser dans quel esprit doivent être exercés les dons de chacun, qu'ils soient ou non considérés comme des ministères. Or, la première épître aux Corinthiens est un des lieux qui permet le mieux de comprendre ce que doit être l'esprit «diaconal».

En effet les abus des Corinthiens sont connus. Paul qui défend toujours les droits de la liberté est obligé de montrer les erreurs d'une fausse liberté. Ses reproches sont extrêmement instructifs. Il y a dans la communauté enflure, rivalités, querelles. Paul déclare que disputes et jalousies sont preuve d'infantilisme: «C'est du fait que je vous ai fait boire, non de la nourriture solide, vous ne l'auriez pas supportée» (1 Cor 3, 2). Traduisons: vous en êtes encore au biberon.

Paul réclame des Corinthiens qu'ils soient adultes dans le Christ. Qu'ils sachent prendre leurs responsabilités: trouver parmi eux un homme sage pour juger (1 Cor 6, 1-6), chasser le mal du milieu d'eux (5, 2). En même temps il faut respecter et épargner le frère plus faible (1 Cor 8, 13), agir en tout en fonction de la charité (9, 19-22). Mais il faut aussi ne jamais éteindre l‘Esprit et savoir tout discerner (1 Thess 5, 19..21).

Tenir à la fois ces divers aspects: humilité et audace, discernement et charité active, celà demande un extraordinaire équilibre, impossible sinon dans l‘Esprit du Christ. C’est pourtant à cet esprit que doit tendre toute diaconie pour contribuer à la croissance du corps du Christ.

La Place des Femmes

On connait l‘affirmation de Galates 3, 28: «Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme (ou: ni masculin ni féminin). Car tous vous êtes un dans le Christ Jésus».

S’agit-il seulement d’un principe qui ne s’appliquera que dans l’eschatologie et qui ne joue dès maintenant que dans l‘invisible et le «spiritual»? Mais si les diverges races, si les diverges couches sociales ont dans l’Eglise leur place à part entière, comment la femme ne serait-elle pas non plus un membre à part entière?

A priori donc tout ce qui a été dit de l‘esprit diaconal en général et de la diaconie du peuple de Dieu, s’applique aux femmes. Elles partagent la charge générale de l’annonce de l’évangile dans l‘esprit de service qui est celui du Christ. Elles doivent être adultes et responsables dans le Christ pour le plus grand bien du corps du Christ et de la mission. Elles doivent partager l’audace et la liberté du spirituel quand c’est pour la croissance du corps du Christ.

Et pourtant la femme a souvent été mise dans l’Eglise dans un status inférieur et ce sont les textes pauliniens qui ont fait barrage. Nous vivons ce paradoxe que celui qui a été le champion de la liberté chrétienne a été considéré comme celui qui avait insisté sur la sujétion de la femme par rapport à l’homme. Ceci demande quelque explication.

Le texte de base sur la «misogynie» de Paul est 1 Cor 11, 3-16. Pour bien comprendre ce texte il serait d’ abord souhaitable de ne pas faire de contre-sens. Le verset 10 est presque toujours traduit ainsi: «La femme doit avoir sur la tête un signe de sujétion (ou de dépendance) à cause des anges». Or, la traduction littérale est: «La femme doit avoir puissance (= exousia) sur la tête à cause des anges». L’interprétation de cette «puissance» comme «puissance maritale» remonte à S. Jean Chrysostome (mort en 407). C’est sa seule lettre de crédit. Car l’expression «avoir puissance» (echein exousian) n’a jamais en grec le sens de puissance subie mais le sens (exactement contraire) de puissance exercée. Exousia veut dire pouvoir, capacité, droit, liberté (en particulier dans 1 Corinthiens). C’est pourquoi certains spécialistes (ainsi Allo, Première aux Corinthiens, Etudes bibliques, Gabalda) ont laissé dans le texte la traduction «puissance».

L’expression «puissance à cause des anges» a été la source d’interprétations divergentes. On ne saurait dire en tout cas que les anges sont là «pour veiller au bon ordre des assemblées»; on n’a jamais vu des anges dans une telle fonction. Les anges sont nommés parce que le climat de ce texte est culturel: «Je te chanterai en présence des anges». La présence des anges est sainte, comme évoquant la présence divine; or, dans la mentalité juive, la chevelure de la femme étalée à tous les regards était considérée comme une indécence. Avoir la tête couverte lui donne, selon nous, capacité ou puissance pour participer au culte (Voir A. Jaubert, Le voile des femmes, New Testament Studies 18 (1972) p. 419-430). Récemment A. Feuillet voyait même dans exousia un signe d'autonomie «Le signe de puissance sur la tête de la femme», Nouvelle Revue Théologique 95 (Novembre 1973) p. 945-954; voir la bibliographic citée).

La traduction sujétion ou dépendance est une interprétation qui fait violence au texte. La seule traduction objective est de garder le terme «puissance» ou un équivalent (cf. Vulgate: debet mulier potestatem habere propter angelos).

Il est également surprenant que la nouvelle Bible de Jérusalem ait maintenu au verset 7 la traduction «reflet» pour doxa: «L'homme est l'image et le reflet de Dieu; la femme est le reflet de l'homme». Doxa signifie «gloire> comme traduisent la plupart des bibles. La traduction «reflet» suggère au lecteur francais que la femme, selon Paul, est une pâle copie de l'homme ... singulière anthropologie.

Ceci dit, il faut comprendre l'ensemble du texte. Paul rappelle au début que Dieu est tête (ou chef) du Christ, le Christ tête (ou chef) de l'homme, l'homme tête (ou chef) de la femme. C'est pour Paul l'ordre «naturel et c’est donc (en sens inverse) l'ordre normal du culte. Ce schéma est d'origine juive; la femme ne jouait en effet aucun rôle dans la synagogue. On remarquera que, même dans cette perspective, le rôle de la femme dans l'Eglise chrétienne est bien supérieur, puisque Paul suppose qu'elle peut prier ou prophétiser dans l'assemblée (verset 5) exactement comme l'homme (verset 4). Mais il faut, pour ce faire, qu'elle ait une tenue digne du culte, qu'elle fasse honneur à sa tête (jeu de mots: à la fois à l'homme et à elle-même).

D'autre part aux versets 11-12 Paul souligne la mutation des rapports homme/femme qui s’accomplit en régime chrétien. Même dans ce texte de caractère culturel l'homme et la femme sont inséparables et interdépendants.

Il ne faut donc pas parler de misogynie chez Paul; il s'exprime selon ses schèmes de pensée qui sont d'origine juive. Et il veut remédier au scandale que des femmes d'origine paienne apportaient dans une assemblée ou les juifs d'origine étaient nombreux.

Par contre l'optique des Pastorales est différente. Le texte de 1 Timothée 2, 11-15 défend à la femme «d'enseigner et de dominer 1'homme»», la raison étant qu'Adam fut formé le premier et qu'Eve fut séduite et non Adam. On rappelle donc ici le status de l'humanité sous le péché (et non plus la libération dans le Christ) ce qui est peu paulinien. De même 1 Cor 14, 34-35 s'appuie sur la loi juive (versets qu'on considère souvent comme interpolés au stade des Pastorales). Malgré le respect témoigné à la femme (cf. 1 Tim 5, 1-2; 2 Tim 1, 5), il y a ici rejudaisation.

On peut épiloguer de façon diverse sur cette rejudaisation. Il faudrait sans doute insister sur le poids du contexte socio-culturel et, si l’on veut en firer des conséquences, peut-être faudrait-il dire que dans le cas de la participation de la femme au culte public, c’est un contexte dont il faut tenir compte.

Mais du temps de Paul lui-même il faudrait au contraire souligner le rôle immense des femmes dans la mission. Rappelons seulement rapidement le rôle de Lydie (Actes 16, 14-15); son foyer fut le premier centre d’évangélisation en Europe; le rôle de Prisca et Aquila (Prisca étant nommée avant son mari) Rom 16, 3; Actes 18, 96; toutes les femmes citées en Rom 16 «qui se sont beaucoup fatiguées»; enfin Phœbé, diakonos de l’Eglise de Cenchrées (il faut traduire: «ministre» ou «au service» de l’Eglise de Cenchrées; le terme diakonos n’a pas encore pris le sens technique de «diacre»). Voir Visage nouveau de la femme missionnaire, 43ème semaine de missiologie de Louvain, 1973, p. 11 sv.

On peut dire que dans cette génération l‘Esprit a soufflé avec liberté et que les femmes ont utilisé au service de la mission chrétienne leurs capacités de liaison et de relations.

Quant à la diaconie au sens technique du terme, c’est à dire avec le sens d’une correspondence avec des homologues masculine, on ne la trouve probablement dans le Nouveau Testament que dans la même épître à Timothée qui pourtant par ailleurs limite l‘intervention des femmes ( 1 Tim 3, 11). Mais l’épitre nous dit peu de chose des uns et des autres, sinon les qualités qu’on requiert d’eux et d’elles.

Il faut signaler ici un texte trop souvent oublié parce qu’il est d’un paien, l’écrivain Pline le Jeune qui fut gouverneur de Bithynie de l’an 111 à l’an 113. Dans sa correspondence à Trajan il demande à l’empereur quelle attitude adopter en face des chrétiens qui lui posent de singuliers problèmes. Pour se renseigner sur cette «superstition», il fait mettre à la torture deux femmes esclaves (ancillae), qu’on disait «ministres» (diaconesses ? ): quae dicebantur ministrae. «Je n’ai trouvé, dit-il, qu’une superstition absurde, extravagante».

Cette lettre célèbre, si bien datée, est finalement un des textes les plus anciens que nous possedions sur le ministère des femmes au sens précis du terme. Ces femmes étaient assez connues pour que le gouverneur essaie de tirer d’elles des renseignements sur la nouvelle religion (Pline le Jeune, Lettres, livre 10, lettre 96-97).

Quelques Réflexions pour Aujourd’hui

Que la femme doive avoir dans l’Eglise le status à part entière de tous les baptisés, celà paraît incontestable, mais paraît plus vrai en théologie qu’en pratique.

Il est certainement très dommageable pour l’Eglise que la femme ait été souvent écartée d’une formation solide et n’ait pu exercer à plein toutes ses capacités pour participer à la mission diaconale de l’Eglise, avec des responsabilités qui lui soient reconnues. La relation homme / femme dans l’Eglise, pour être vécue dans la plénitude et la liberté du Christ, demande une conversion mutuelle.

Quant aux fonctions précises que pourraient exercer les femmes puisque l'Ecriture elle-même manifeste le poids des modèles socio-culturels dans la conception du rôle de la femme, beaucoup de voies sont ouvertes selon la conjoncture du moment. Les critères tirés de l'Ecriture seraient d'une part le bien des communautés et de l'évangélisation, d'autre part l'epreuve des dons et des compétences. On n'a pas le droit d'éteindre l'Esprit.

Pour la question plus spéciale qui nous réunit au jourd'hui: le diaconat fémmin, il faut se méfier de modèles archaiques, d'ailleurs mal connus et conçus dans un contexte différent de civilisation.

Il serait dangereux d'imposer du dehors - ou d'en haut—des modèles ou des cadres préétablis. La leçon que nous donne la primitive Eglise c’est la liberté et la diversité des ministères pour le plus grand bien du corps, afin de le mettre en état de diaconie au service de l'évangile.

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