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La Libération Évangélique de la Femme, Libération de L’Humain

Review of:

 No Women in Holy Orders? The Women Deacons of the Early Church,

by John Wijngaards, Canterbury Press, Norwich, 2003

 (Pas de Femmes dans les Ordres?  Les femmes diacres de l'ancienne Eglise). Non encore traduit en français.

L'ouvrage vient à son heure. Alors que la Commission Biblique Pontificale se penche sur la question du diaconat des femmes, il est bon qu'un théologien mette au point la question de l'existence du diaconat féminin dans les premières Eglises, et particulièrement en Orient.

La question est en effet controversée,du seul fait d'un théologien, Aimé-Georges Martimort, hostile à toute ordination des femmes et qui a violemment contesté les résulats des recherches antérieures d'autres éminents théologiens parmi lesquels Kalsbacg (Allemagne), Gryson (Belgique), Thedorou (Grèce) ou Vagaggini, celui-ci cependant membre de la Commission Internationale de Théologie du Vatican.

Martimort prétend que les femmes diacres, ou "diaconesses", ne recevaient qu'une simple bénédiction de l'évêque, et non une ordination. Les textes de l'ordination des femmes diacres sont pourtant clairs. Déjà relevés par les auteurs qui viennent d'être cités, ils sont repris par John Wijngaards et mis en comparaison, systématique avec ceux des diacres hommes. Les uns et les autres sont point par point semblables. "La cérémonie se situe au pied de l'autel à l'intérieur du sanctuaire, en opposition claire et délibérée à ce qui a lieu pour les lecteurs, sous-diacres Ou autres 'ministères’"(écrit Vagaggini); elle se fait en présence de l'assemblée des fidèles qui acquiescent à l'ordination; les invocations sont celles de toute ordination, en particulier celle de la "Divine Grâce", c'est-à-dire de l'Esprit Saint et de la Trinité Sainte, avec l'imposition des mains sur la tête.

Le seul détail différent sur lequel prétend s'appuyer Martimort pour contester qu'il s'agit d'une ordination concerne la fin de la cérémùonie. Lorsqu'il s'agit d'un diacre, l'évêque lui tend la calice pour qu'il le présente aussitôt aux fidèles. A la femme discre il remet le calice qu'elle pose sur l’autel. Le symbole est le même. Poser le calice sur l'autel signifie avoir accès aux "mystères". Si la diaconesse ne le présente pas immédiatement aux fidèles, c'est simplement pour une règle de décence : une femme ne pouvait assister l'évêque -ou le prêtre- à la consécration de l'eucharistie qui se pratiquait derrière l'iconostase. Il eût paru inconveannt qu’elle y reste seule avec le célébrant. Mais les femmes diacres portaient l’eucharistie aux malades : elles avaient donc un rôle eucharistique. Il est bien connu aussi qu'elles étaient chargées de pratiquer au baptême les onctions sur le corps des femmes, comme c'était alors l'usage. Si le rôle des femmes diacres est ainsi légèrement différent de celui des hommes diacres, pour des raisons de simple décence, cela ne peut en rien affecter la validité de l'ordination qu'elles recevaient et qui est attestée par la présence des éléments constitutifs du rite. Il est difficile de le contester lorsqu'on se trouve en présence des textes. Espérons que la Commission Pontificale ne se donnera pas le ridicule de le faire.

                                        

                                             Suzanne Tunc


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