Nederlands/Vlaams Deutsch Francais English language Spanish language Portuguese language Italiano
Catalan Czech Esperanto Greek Igbo Japanese Korean Latin Malay language Norwegian Polish Swahili Tagalog
Openingspagina!

Marie Madeleine dans la tradition gnostique.

Marie Madeleine dans la tradition gnostique.

Dans certains textes gnostiques, l’accent était mis sur le féminin dans la religion. Dans les mythes gnostiques, Marie Madeleine était dépeinte comme une figure clé parmi les disciples de Jésus. Elle a aidé à souligner différents aspects du mystère féminin. Je présente ici seulement une courte esquisse du rôle de Marie.

L’utilisation de l’imagerie féminine pour décrire Dieu

Un groupe de sources gnostiques prétend avoir reçu de Jésus une tradition secrète par Jacques et par Marie Madeleine. Une part de la révélation semble avoir impliqué la croyance que Dieu est en même temps masculin et féminin. Ils n’entendaient pas cela littéralement. Le divin était considéré comme consistant d’une part de l’Ineffable, du Profond, du Père Primal et, de l’autre de la Grâce, du Silence, de la Matrice du Tout. Les membres de ce groupe priaient le Divin Père et la Divine Mère : ‘De Toi, Père et par Toi, Mère, les deux noms immortels, Parents de l’être divin, et toi, habitant du ciel, humanité, du nom puissant…’

Hippolyte (170-236 AD) Refutationis Omnium Haeresium 5.6

Les disciples féminins étaient considérées comme ayant une relation intime avec le Christ.

La figure de Marie Madeleine préfigure la direction spirituelle prééminente donnée par les femmes dans certaines communautés gnostiques.

* « …La compagne du [Sauveur est] Marie Madeleine. [Mais le Christ l’aimait] plus que [tous] les disciples et avait l’habitude de l’embrasser [souvent] sur la [bouche]. Le reste [des disciples] en étaient offensés… Ils lui dirent ‘Pourquoi l’aimes-tu plus que nous tous ?’ Le Sauveur répondit et leur dit ‘Pourquoi est-ce que je ne vous aime pas comme [je l’aime]’

Évangile de Philippe 63.32 – 64.5 ; Bibliothèque de Nag Hammadi, p138.

* Le Dialogue du Sauveur n’inclut pas seulement Marie Madeleine comme une des trois disciples choisis pour recevoir un enseignement particulier mais aussi la loue plus que Thomas et Matthieu : ‘ …Elle parle comme une femme qui sait le Tout’.

Dialogue du Sauveur 139. 12_13 ; Bibliothèque de Nag Hammadi, p 235

Les femmes assumaient parfois des ministères et des rôles dirigeants égaux à ceux des hommes

L’Evêque Irénée (ca. 140 – 203 PCN) a remarqué que les femmes étaient attirées par les groupes Gnostiques ‘ Même dans notre district de la vallée du Rhône’ dit-il, le professeur gnostique Marcus a attiré beaucoup de ‘folles’ de sa propre congrégation, y compris la femme de l’un des propres diacres d’Irénée. En reconnaissant lui-même qu’il ne parvenait pas à expliquer l’attrait qu’exerçait le groupe de Marcus, il offrit une seule explication : c’était que Marcus lui-même était un séducteur diaboliquement intelligent, un magicien qui concoctait des aphrodisiaques spéciaux pour ‘tromper, victimiser et corrompre’ ses proies. Personne ne sait dire si ces accusations ont été basées sur des faits réels. Mais quand il décrit les ‘techniques’ de séduction de Marcus, Irénée indique qu’il parle par métaphores. Il dit que c’est parce que Marcus leur parle d’une manière tellement séduisante comme dans sa prière à la Grâce, ‘Elle est celle qui est avant toutes choses’ et à la Sagesse et au Silence, l’élément féminin de l’être suprême. Ensuite, il dit que Marcus séduisait les femmes ‘en leur faisant des prophéties’ ce qui était strictement défendu dans l’Eglise orthodoxe. Lorsqu’il initiait une femme, Marcus concluait la prière initiatique par ces paroles ‘ Prends garde, la grâce est descendue sur toi, ouvre la bouche et prophétise’. Ensuite, comme l’Evêque le décrit avec indignation, la victime, trompée par Marcus, imprudemment marmonnait quelques inepties et donc se considérait comme une prophétesse!’ Il y avait pire, du point de vue d’Irénée, Marcus invitait les femmes à agir en prêtres en célébrant l’eucharistie avec lui : il remettait la coupe aux femmes pour offrir la prière eucharistique et prononcer les paroles de la consécration.

Irénée, Adversus Haereses, Livre I, ch 13, §1-7 ; Hippolyte, Refutationis Omnium Haeresium, 6.35

Un autre chef gnostique, Marcion, ordonnait les femmes comme les hommes en tant que prêtres ou évêques. Le professeur gnostique Marcellina alla à Rome pour représenter le groupe Carpocratien qui proclamait avoir reçu un enseignement secret de Marie, Salomé et Marthe. Les Montanistes, un cercle prophétique radical, honoraient deux femmes, Prisca et Maximilla en tant que fondatrices du mouvement. Parmi des groupes gnostiques tels que celui de Valentiniens, les femmes étaient considérées comme les égales des hommes ; certaines d’entre elles étaient révérées comme des prophètes ; d’autres agissaient comme des professeurs, des évangélistes, des guérisseuses, des prêtres, peut-être même comme des évêques. Il est plus que probable que Marie Madeleine était saluée comme un modèle pour de tels ministères féminins.

Les femmes ont souvent défié les prêtres et les évêques

D’autres textes secrets se servent de la figure de Marie-Madeleine pour suggérer que les activités des femmes ont défié les dirigeants masculins de leurs communautés qui considéraient Pierre comme leur porte-parole.

* L’Évangile de Marie raconte que lorsque les disciples démoralisés et terrifiés après la crucifixion, demandèrent à Marie de les encourager en leur révélant ce que le Christ lui avait dit en secret, elle acquiesça et le leur enseigna jusqu’à ce que Pierre furieux leur demande : « A-t-il vraiment parlé en privé avec une femme (et) pas à nous ouvertement ? Allons-nous nous retourner et l’L’Évangile de Marie raconte que lorsque les disciples démoralisés et terrifiés après la crucifixion, demandèrent à Marie de les encourager en leur révélant ce que le Christ lui avait dit en secret, elle acquiesça et le leur enseigna jusqu’à ce que Pierre furieux leur demande : « A-t-il vraiment parlé en privé avec une femme (et) pas à nous ouvertement ? Allons-nous nous retourner et l’L’Évangile de Marie raconte que lorsque les disciples démoralisés et terrifiés après la crucifixion, demandèrent à Marie de les encourager en leur révélant ce que le Christ lui avait dit en secret, elle acquiesça et le leur enseigna jusqu’à ce que Pierre furieux leur demande : « A-t-il vraiment parler.

Evangile de Marie 17.18 - 18.15.

* Une autre dispute entre Pierre et Marie se trouve dans ‘Pistis Sophia’ (Foi Sagesse). Pierre se plaint que Marie domine la conversation avec Jésus et prend l’avantage sur Pierre et sur ses frères apôtres. Il insiste pour que Jésus la fasse taire et est vite rebuté. Plus tard cependant, Marie reconnaît devant Jésus qu’elle ose à peine lui parler librement « parce que, dit-elle Pierre me fait hésiter ; il m’effrUne autre dispute entre Pierre et Marie se trouve dans ‘Pistis Sophia’ (Foi Sagesse). Pierre se plaint que Marie domine la conversation avec Jésus et prend l’avantage sur Pierre et sur ses frères apôtres. Il insiste pour que Jésus la fasse taire et est vite rebuté. Plus tard cependant, Marie reconnaît devant Jésus qu’elle ose à peine lui parler librement « parce que, dit-elle Pierre me fait hésiter ; il m’effraie parce qu’il hait les femmes!. Toutefois Jésus lui répond qu’une personne inspirée par l’Esprit reçoit l’ordre divin de parler et ce, qu’elle soit homme ou femme.

Pistis Sophia 36.71.

Dans certains textes gnostiques ‘féminité’ veut dire ‘sexualité’

Le respect pour la ‘dimension féminine’ dans certains textes Gnostiques entre en conflit avec la méfiance gnostique général vis-à-vis de ce qui est matériel, du ‘corps’. L’Esprit suggérait que le terme neutre pour esprit, pneuma, était asexué. Cela peut expliquer quelques phrases étranges.

* Dans le Dialogue du Sauveur, Marie-Madeleine louée comme ‘la femme qui savait le Tout’ se trouve parmi les trois disciples qui reçoivent les ordres de Jésus : elle, en même temps que Judas et que Matthieu rejettent les ‘travaux de la féminité’ qui sont évidemment le coït et la procréation.

Dialogue du Sauveur, 139.12 – 13 ; bibliothèque de Nag Hammadi p 130

* « Simon pierre leur dit [aux disciples] : laissez Marie nous quitter car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. Jésus dit : Je la guiderai, pour en faire un mâle, de telle manière qu’elle aussi puisse devenir un esprit vivant ressemblant à vous les hommes. Car chaque femme qui se sera fait mâle entrera dans le royaume des cieux.

Evangile de Thomas 51. 19 – 26 ; dans La bibliothèque de Nag Hammadi, p 130

Lisez : Elaine Pagels, ‘God the Father/God the Mother’ in The Gnostic Gospels, Penguin, Harmondsworth, pp 71 – 88 ; James M ; Robinson (ed), The Nag hammadi Library harper & Row, San Francisco 1988. pp. 252 – 527 ; Bentley Layton, The Gnostic Scriptures, SCM, Londres 1987

Traduction : Françoise Bourguignon

Veuillez noter que ce document appartient à www.womenpriests.org


Trouvez des liens! Faites ce site une favorite! Donnez information sur notre URL Questions? Faites votre site partie de notre reseau Women's Ongoing Internet Consultation Les 'Ami(e)s' nous donnent des contributions Aidez-nous!

"Lorsque vous citez ce document,
veuillez signaler S.V.P qu'il est publié par www.womenpriests.org !"