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Resumé du livre sur Marie Madeleine dans le théâtre allemand médieval

Resumé du livre sur Marie Madeleine dans le théâtre allemand médieval

Gonny van den Wildenberg-de Kroon
Das Weltleben und die Bekehrung der Maria Magdalena im deutschen religiösen Drama und in der bildenden Kunst des Mittelalters, pp. 133 - 136.

La science s'intéresse depuis plus d'un siècle aux rapports entre le drame religieux au moyen-âge et les arts plastiques. La question qui se trouvait toujours au centre de l'intérêt est celle de savoir où se trouve l'explication des ressemblances qui existent entre les scènes du drame et celles représentées par les arts plastiques. Beaucoup d'historiens de l'art, parmi lesquels il faut signaler en particulier le célèbre historien français Emile Mâle, dont l'influence s'est fait sentir pendant plusieurs décades, cherchent la réponse à la question dans le rôle important que les mystères ont joué: par la présentation des sujets, par les vêtements utilisés, par les coulisses et les accessoires, ils auraient laissé leur empreinte sur les arts plastiques. — Un courant moderne cependant aboutit à la conclusion que, s'il y a influence, elle s'est exercée bien plus souvent sur le drame à partir de la vieille tradition des arts plastiques qu'inversement. D'autres encore voient dans le "passionsgeschichtliche Gemeingut" une source commune des arts plastiques et du drame. Presque toutes ces recherches ont pris comme point de départ des matériaux sélectionnés, qui présentent une ressemblance entre les arts plastiques et le drame, ce qui est compréhensible puisque, la plupart du temps, on a voulu prouver la réalité d'une influence réciproque à l'aide de scènes correspondantes.

Nos recherches aussi ont comme objet ce problème posé par les ressemblances. Une étude plus approfondie montre pourtant que l'on accepte trop rapidement comme identiques les scènes du drame et celles représentées par les arts plastiques. Si l'on compare la façon dont on traite Marie-Madeleine dans le drame médiéval allemand, à celle dont on la traite dans les arts plastiques, on constate que bien que l'action soit identique dans les deux domaines, la réalisation en est si différente que l'on pourra se demander à juste titre si une influence quelconque et réciproque est vraiment possible. Ce doute concernant la thèse de l'influence s'impose avec d'autant plus de force grâce à une étude de l'onction du Christ par Marie-Madeleine dans le drame et dans l'iconographie: le drame et les arts plastiques se trouvent avoir leurs propres traditions pour cette onction. (Einleitung 3) Dans le premier chapitre nous indiquons comment la vie mondaine de Marie-Madeleine est représentée dans le drame. Nous distinguons deux groupes d'oeuvres: dans un premier groupe la vie mondaine n'est rendue qu'oralement pendant le procès de la conversion et dans l'autre nous assistons à une ample action mondaine avant que les premières tentatives d'une conversion soient présentées.

Après un bref exposé sur le rôle de Marie-Madeleine dans les arts plastiques en général, le chapitre II présente un aperçu comparable sur les objets d'art utilisés dans nos recherches et qui sont décrits d'après leur thème.

A partir du chapitre III les deux courants artistiques sont rapprochés l'un de l'autre tandis que l'on commence par comparer les uns aux autres les personnages et les groupes de personnages qui se trouvent et dans le drame et dans les arts plastiques. Les recherches montrent que, entre les drames mêmes, il existe souvent une telle différence de nombre et de genre de personnages mêlés à la vie mondaine et à la conversion qu'il est impossible de parler de schémas déterminés de combinaisons. Dans les grandes lignes les arts plastiques sont plus schématisés mais les détails sont souvent très différents. Il n'existe pas de correspondance complète entre les personnages et les groupes de personnages dans le drame et les arts plastiques.

Dans le chapitre IV tous les personnages sont examinés séparément. De nouveau le nombre des différences se trouve être considérable. Ces différences entre le drame et les arts plastiques exigent des interprétations différentes. Pour les amants, les amis et les valets de Marie-Madeleine les matériaux sont tellement minces du côté du drame qu'il est difficile d'établir une comparaison exacte entre le drame et les arts plastiques. Le musicien se retrouve, il est vrai, dans les deux genres, mais il constitue une partie si infime de la scène de danse, qui, en plus, présente tant de différences dans le drame et dans les arts plastiques, qu'il est peu probable, qu'on doive expliquer ce petit fragment précisément à l'aide de la théorie de l'influence. Le fou ne figure que dans les représentations plastiques et doit attirer l'attention du spectateur sur la conduite légère et la dépravation des moeurs de Marie-Madeleine et doit avertir le spectateur contre une conduite semblable. Il est absent du drame. En ce qui concerne le diable qui joue un rôle important dans le drame mais qui est absent dans les arts plastiques, et en ce qui concerne Marie-Madeleine même qui, pendant sa vie mondaine est souvent présentée dans le drame comme une fille publique, dans les arts plastiques par contre comme une dame aristocratique, la différence s'explique par le caractère spécifique des deux genres et par les possibilités qui en résultent pour l'expression dans les arts plastiques d'un côté et le drame de l'autre. La nature dynamique du drame montrant par des actions successives, étape par étape, l'évolution d'un personnage, rend le danger que l'on comprenne mal une situation dramatique, moins grand que dans les arts plastiques, qui par leur nature statique doivent présenter une prise instantanée des événements. Il est vrai que les arts plastiques disposent au moyen-âge, grâce à la représentation simultanée d'une action, de la possibilité de présenter un développement mais, pour notre sujet, cette représentation simultanée n'est pas utilisée. Elle ne saurait, d'ailleurs, jamais faire concurrence à l'authenticité du drame. Si dans les arts plastiques on représentait Marie-Madeleine seule avec le démon, le spectateur ne la verrait pas comme une sainte mais uniquement comme une femme possédée du démon. Dans le drame ce danger n'existe pas parce que les scènes qui suivent, et dans lesquelles Marie-Madeleine exprime son repentir et se convertit, apportent au spectateur des renseignements exacts et clairs sur l'état des choses. La même observation vaut pour la personne de Marie-Madeleine. Si elle était représentée dans les arts plastiques uniquement comme une femme facile, cela provoquerait la confusion auprès du spectateur et porterait atteinte à sa sainteté. Cela n'arrive pas dans le drame grâce à l'influence positive des scènes suivantes.

Le chapitre V traite les actions et les accessoires mondains dans le drame et dans l'art. Le miroir et la couronne des fleurs se présentent à quelques reprises dans le drame; dans les arts plastiques par contre ils ne se retrouvent que dans une seule représentation qui n'a d'ailleurs aucun rapport avec le drame. L'absence de Marie-Madeleine comme chanteuse dans les arts plastiques s'explique de nouveau par la différence spécifique existant entre le drame et les arts plastiques. La représentation de Marie-Madeleine, chanteuse, aurait une signification trop réduite pour communiquer au spectateur à quel point la conduite de Marie-Madeleine est mondaine. La scène qui montre Marie-Madeleine sortant à cheval avec des compagnons pour aller à la chasse ne se trouve que dans les arts plastiques. Une explication satisfaisante de l'absence de cette scène dans le drame est difficile à trouver. Le drame connaît par contre le jeu de ballon et le jeu d'échecs comme occupations mondaines de Marie-Madeleine. Les arts plastiques ne connaissent que le jeu de ballon, et encore dans une seule représentation, qui ne correspond pas aux scènes des drames. En ce qui concerne la danse, bien que tous les deux genres artistiques l'aient connue comme l'expression générale de la joie mondaine, ils l'ont utilisée pour Marie-Madeleine d'une manière toute différente mettant à profit leurs possibilités spécifiques et ils l'ont représentée à leur façon. Le chapitre VI traite la conversion. On constate que dans le drame il y a quatre scènes différentes de la conversion. A cause de la différence spécifique entre le drame et les arts plastiques ce n'est que la conversion réalisée par le sermon du Christ qui trouve une représentation plastique.

Les recherches qui ont été faites aboutissent à la conclusion que, bien que beaucoup de scènes et de détails se retrouvent dans le drame et dans les arts plastiques, il y a tant de variations qu'il faut accepter que le drame a une tradition à lui et une manière à lui de représenter les scènes qui formaient l'objet de notre étude, de même que les arts plastiques ont leur tradition à eux et leur façon à eux.

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