¿FEMMES PRêTRES? OUI!
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Marie, Prêtre qui offre le sacrifice

Marie, Prêtre qui offre le sacrifice

Tous les chrétiens prennent part au sacerdoce du Christ à travers ce qu’on appelle le sacerdoce commun des fidèles. La Tradition cependant attribue plus que cela à Marie et ceci apparaît surtout dans la façon dont Marie est considérée comme prêtre qui offre le sacrifice, à égalité et en parallèle avec les ministres de l’Eucharistie.

  1. Marie a souvent été appelée de manière explicite “prêtre qui offre le sacrifice, “sacrificatrice”.
  2. Marie a offert Jésus en sacrifice lors de la Présentation au Temple.
  3. Marie a agit au Calvaire en prêtre qui offre le sacrifice

Marie, le Prêtre qui offre le sacrifice

• “Je vous salue fille, jeune prêtre qui offre le sacrifice ! ” Théodore le Studite (826 après J.C.)

La Présentation au Temple

Un des exemples des activités de Marie en tant que sacrificatrice est repéré par la Tradition dans cet événement qu’est la Présentation de Jésus au Temple (autrefois appelée Purification de la Vierge Marie). Luc 2, 22-35 dit que Marie et Joseph se rendirent à Jérusalem pour présenter Jésus au Seigneur. Le contexte parle de sacrifice. Nombre de théologiens et des auteurs spirituels ont médité sur cet événement. Ils le considèrent comme une préfiguration du Calvaire. Jésus était encore très jeune à l’époque, aussi Marie se rendit-elle au Temple pour l’offrir au Père pour le monde. Puisque Jésus n’a pu accomplir ce premier sacrifice, Marie a agi comme prêtre délégué pour agir en son nom.

• “Offrez votre Fils, ô Vierge sacrée et présentez au Seigneur le fruit béni de vos entrailles. Offrez pour notre réconciliation à tous cette hostie sainte, agréable à Dieu. Le Père acceptera pleinement l’oblation nouvelle, l’hostie très précieuse dont il a dit lui-même : ‘Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis tout mon amour.’ ” (Mt 3, ). St Bernard de Clairvaux (1090 - 1153), “In Purificatione Mariae”, Sermo III, in Sancti Bernardi Opera Omnia, ed. J. Mabillon, Paris 1982, p. 370 col. b.

• “Après que la vierge sacrée soit arrivée à l’autel, s’étant agenouillée, enflammée par le Saint-Esprit plus qu’un séraphin, et tenant son fils dans ses mains, elle l’offrit comme un don et un sacrifice acceptable à Dieu en priant ainsi : ‘Acceptez, Père tout-puissant, acceptez cette oblation que je vous présente pour le monde entier, moi votre servante. Acceptez maintenant des mains de votre servante ce sacrifice très saint du matin, qui vous sera offert sur les bras de la croix comme sacrifice du soir. Daignez jeter un regard Père très saint sur ce que je vous présente et daignez être attentif à la raison pour laquelle je vous l’offre.’ ” St Thomas de Villeneuve (1486 - 1555), “Concio I in Purificationem”, Opera, Manila 1883, vol. 4, p. 397.

• “Marie possède la dignité, la tâche et la fonction du sacerdoce du Nouveau Testament... À la Purification, Marie offre son Fils à Dieu avec des mains sacerdotales... Avec des mains de prêtre, elle offre son Fils à Dieu et, à travers ce sacrifice, elle a été elle-même faite prêtre spirituel...” Ippolito Marracci (1604 - 1675), Leonis Mariale, 1651, “N° 1. In Purificationem”, pp. 151-152.

• “C’était la première fonction des prêtres de l’ancienne loi d’offrir à Dieu des victimes et par cette sensible cérémonie, les consacrer aux autels et les préparer au sacrifice. C’est aussi pour exécuter cette première partie du sacerdoce que Marie entre dans le temple portant son Fils dans ses bras...” Jacques Biroat (166), “Sermon sur la Purification”, Mystères etc., pp. 177-184.

•“Marie accomplissait ses fonctions sacrificielles sur deux plans : d’une façon moins propre et plus éloignée en fournissant l’hostie sainte... en une seconde façon plus propre, plus noble et plus immédiate en concourant avec lui à ce précieux sacrifice : en offrant la même hostie de propitiation qui lui appartenait par le titre de sa maternité... elle en est devenue la prêtresse, immolant à Dieu ce Fils divin pour le salut du monde et nous méritant par cette oblation la grâce et la gloire, non [d’un mérite parfait] et de justice qui n’appartient qu’à Jésus-Christ, mais d’un mérite imparfait et de bienséance.” Lazare Dassier (1692), 3ème Sermon sur la Purification, l.c. p. 270.

• “En effet, le double office de Pontife n’est-il pas d’offrir et de consommer la victime, de l’immoler et de communier ? Or Marie et Siméon ne sont-ils pas en ce jour mis en possession de ce double office ? N’est-ce pas entre les bras de Marie que repose Jésus à la présentation ? N’est-ce pas cette Vierge-prêtre qui offre son Fils au Père éternel ?
Siméon ne reçoit-il pas cet enfant de ses mains pour communier à cette adorable victime, consommer le sacrifice de ses jours en son sein et mêler avec les vœux de son Dieu les derniers soupirs de son cœur ? Et n’est-ce pas en notre nom que Marie et Siméon exercent ce double office ? Oui, mes frères, c’est en notre nom qu’ils sont associés au sacerdoce royal et revêtus de la souveraine sacrificature.” Sébastien Dutreuil, Sermons choisis de Du Treuil Prêtre de l’Oratoire, Lyon 1757.

• “À la Purification, la Vierge a été par anticipation la prêtresse de la nouvelle Alliance.” Jean Puy, Dévouement du Chrétien à la Très sainte Vierge, Paris 1780, p. 9.

• “[À la Présentation] dans le Temple Marie a offert un vrai sacrifice... Malgré toutes les répugnances et les convulsions de son amour maternel, unissant l’office de prêtresse à sa qualité de mère, elle l’immole en quelque sorte de ses propres mains à la grâce du Très-Haut et au salut des hommes : son Fils, son propre Fils, le fruit précieux de sa maternité virginale, son Fils unique, l’âme de son âme qu’elle aime plus qu’elle-même.” C. L. Richard, (1796), Sermon 63 sur l’Assomption, Orateurs Sacrés, Paris, vol. 67, p. 699.

Le sacrifice du Calvaire

C’est tout particulièrement au Calvaire que les actions sacrificielles de Marie se sont déroulées. Plusieurs théologiens et auteurs spirituels pensent qu’il est hautement significatif que Marie soit décrite comme “se tenant debout” au pied de la croix : “Près de la croix se tenait debout sa mère” (Jean 19, 25). Elle devait se tenir debout puisque c’est là l’attitude du prêtre à l’autel quand il célèbre le rite sacrificiel. Marie est considérée comme agissant comme un prêtre qui offre Jésus au Père, en conjonction avec Jésus lui-même.

• “La bienheureuse Vierge... debout près de la croix, en même temps que son Fils, elle offrit pour nous à Dieu le corps même de son Fils ; et par sa compassion elle y ajouta son propre corps et son âme selon les mots de Luc 2, 35 : ‘Un glaive de douleur transpercera ton âme’” . Engelbert d’Agmont, (1250 - 1331), Treatise of... Blessed Virgin Mary, part III, ch. 6.

• “Marie est la prêtresse [sacerdotissa] de justice parce qu’elle n’a pas épargné son propre Fils, non pour témoigner des souffrances de son Fils, mais dans la perspective du salut de la race humaine, prête à offrir elle-même le Fils de Dieu pour le salut du monde.” St Antoine de Florence (1389 - 1459), Summa Theologica Moralis, IV, Tit. 15, c. 3, §3.

• “Nul n’ignore de quelle manière Marie, accomplissant une fonction sacerdotale debout devant l’autel de la Croix, offrit pour nous à Dieu le Père une hostie vivante qui n’était autre que son Fils : “elle ne l’épargna point” mais le livra pour nous tous.” Francis de Osuna, Pars Occidentalis, Evangeliorum Quadragesimorum Expositiones, Anvers 1536, p. 36 verso.

• “Finalement elle subit le martyre de son plein gré. Parce qu’elle était debout près de la croix de sa propre volonté, comme le dit Ambroise ; prête, pour le salut de la race humaine, à subir aussi elle-même la souffrance, si c’était la volonté divine : offrant, tel un grand prêtre, le fils unique et bien-aimé de son cœur, plus parfaite qu’Abraham offrant Isaac ; [elle offrit son fils] pour le salut du peuple, et intercéda pour lui. ” Jan Mombaer (1501), Rosetum, titre 24, section 4.

• “Tout comme Marie, non seulement, en union avec le Père, donna son Fils au Monde, mais aussi, en union avec le Fils, l’offrit pour le monde avec un dévouement sacerdotal. En se tenant debout près de la croix. La volonté de son Fils devint sa propre volonté. Car son Fils renonça à lui-même pour le monde, mais elle renonça volontairement à lui qu’elle chérissait plus qu’elle-même.” Ferdinand Chirino de Salazar (1575 - 1646), In Proverbiis, VIII, n° 211, vol. 1, 622D-623A.

• “Ce qui est le plus admirable est que, du fait d’une charité prodigieuse, elle accomplit à la fois les deux tâches d’une manière très sainte. Elle sacrifia et aima. Elle est prêtresse sans cesser d’être mère. Disons plutôt qu’elle continue à être mère afin d’accomplir la tâche d’un prêtre et de pouvoir offrir le plus grand des sacrifices aussitôt que la victime sera entièrement formée.” Félix Ceuillens (1679), Les douze estoilles etc., Paris 1676, ici p. 295.

• “S’il était nécessaire... Marie présenterait elle-même les clous, préparerait le marteau, offrirait les cordes pour attacher son Fils au gibet, comme fit Abraham. Ce fut comme si elle avait, de ses mains maternelles, lié la victime.” Joachim Ventura (1792 - 1861), La Madre di Dio, madre degli uomini, édition française, Lyon 1845, pp. 214, 294, 297, 325-327.

• “Marie était le ministre de l’Incarnation : tout est là. Elle n’avait pas plus le droit de descendre du Calvaire qu’un prêtre n’en aurait de quitter l’autel au milieu du sacrifice de la messe... Elle dut le coucher dans la tombe après l’avoir couché dans la mangeoire... Son sacerdoce consista en cette continuité de ministère envers lui.” F. W. Faber, The Foot of the Cross, Londres 1857, p. 399.

• “Marie est debout. Pourquoi ? Il y a ici un mystère, et c’est que Marie n’est pas seulement témoin de la mort de Jésus, mais qu’elle est encore prêtre, offrant la première la divine victime qui s’immole pour nous. La Croix, voilà l’autel ; Jésus, voilà la victime. Ne cherchez point le prêtre, c’est Marie.” J.M. Raynaud, Marie modèle. Station du mois de Mai, Toulouse 1843, vol. n° 2, pp. 251-252.

• “Peu contente d’avoir produit, de sa propre substance, la Victime nécessaire, de l’avoir nourrie et élevée, sachant bien qu’elle le préparait au sacrifice, ne vient-elle pas pour être prêtresse conjointement avec ce cher Fils, sanctionner par sa présence au pied de la croix... ?” J.M. Lemarchal, Paraphrase, Thonnelle 1867, p. 110.

• “Elle se tient debout... Elle est dans l’attitude d’une personne qui accomplit une fonction. Et quelle fonction Marie accomplit-elle ? La fonction de celle qui offre le sacrifice. Entrant dans les desseins du Père, elle offre la victime qui rachète le monde, elle la livre. Elle la sacrifie mystiquement pendant qu’elle est sacrifiée réellement ; elle représente l’humanité qui doit offrir, avec le Christ, le sacrifice du Christ. Elle représente le sacerdoce qui, chaque jour, offre la victime sainte, de telle sorte qu’elle a été comme le premier prêtre, comme le premier qui offre le sacrifice...” C. E. Berseaux, Dictionnaire de Théologie catholique, Paris 1822, vol. 2, p. 793-794.

• “Elle se tenait debout ! Je vois Marie debout sur le mont sacré comme tout qui offre le sacrifice doit l’être à l’autel... Elle partage en quelque sorte le calice et le sacerdoce éternel de son Fils pour s’offrir elle-même en holocauste... Elle se tenait debout! Quel prêtre et quel sacrifice !” Cardinal Maury, Revue mensuelle du culte de Marie, 8 (1891) p. 77.

• “Oui, Marie se tenait debout au pied de la Croix, et c’est afin de pouvoir faire pour l’homme perdu un sacrifice public et volontaire de tout ce qui est cher à son cœur... Ainsi elle devient, autant qu’il est possible, coopérateur de Dieu en son grand ouvrage : elle devint prêtresse, elle qui fut autorisée à accomplir, de la part de l’humanité, l’holocauste d’un enfant bien-aimé. “Cardinal Wiseman, Sermons, New York 1866, p. 364.

• “Marie est mêlée à la Rédemption ; elle est debout au pied de la croix, debout dans l’attitude de celle qui offre le sacrifice.” Cardinal L. E. Pie, La Vierge Marie, Paris 1881, p. 303.

• “Marie au Calvaire se tient debout, comme celui qui offre le sacrifice, comme un prêtre à l’autel, Virgo Sacerdos, offrant en son cœur la Victime au monde.” Cardinal C. L. Laplace, Marie, mère des grâces, Rennes 1884, p. 13.

• “Jésus-Christ est tout à la fois Prêtre et Victime. Il est victime, puisqu’Il est immolé : mais Il est Prêtre en même temps, puisque, suivant sa propre parole, c’est de Lui-même et de sa libre volonté qu’Il abandonne sa vie. Les juges et les bourreaux ne sont que les instruments de ce sacrifice qui est vraiment offert et accompli par Lui : ‘C’est de ma propre volonté que je donne ma vie...’ Or, suivant la pensée des Saints Pères, la Sainte Vierge partage avec le divin Sauveur cette double qualité de Victime et de Prêtre. De même donc que le Sauveur a pu dire qu’Il accomplissait Lui-même le sacrifice de sa vie, parce qu’Il l’abandonnait à l’action des bourreaux, ainsi nous pouvons dire en toute vérité de la Sainte Vierge qu’Elle-même immolait la divine Victime par la parfaite union de sa volonté avec celle de Jésus-Christ dans cette immolation et pour cette immolation.” P. Jeanjacquot (1804 - 1891), Simples explications etc., pp. 125-126.

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