Category: Français

Travail de Sape?

Travail de Sape?

Travail de Sape?

«Par toutes vos critiques, vous sapez l’autorité des chefs de l’Église!

Vos écrits vont égarer beaucoup de gens simples!

Jésus n’a-t-il pas dit que “celui qui scandaliserait les petits devrait être jeté à la mer avec une meule au cou!” ( Matthieu 18,6)»

«Charmant!

Les dissidents loyaux perdent souvent la vie à cause de leur courage. Il n’en va pas autrement dans l’Église.

Au bout du compte, c’est l’Église qui en pâtit.»

« Les dissidents devraient être écartés!
Continuez à utiliser les meules, dis-je.

Pour le bien commun de l’Église, il faut être sans pitié pour les individus!»

«Le bien commun, dites-vous?

Permettez que je vous raconte une histoire!

Le 22 octobre 1707, l’Amiral Sir Clowdesley Shovell revint en Angleterre avec cinq bateaux de guerre, après une bataille en Méditerranée .
À cette époque, la navigation était encore difficile. Par suite d’un épais brouillard, il n’était pas facile de déterminer la position exacte de la flotte. Mais, après avoir consulté les capitaines des cinq navires, Clowdesley mit le cap à l’est.
Un marin très expérimenté avait calculé une position différente. Le cap qui avait été choisi était risqué. Il le signala à l’Amiral.
Dans la Royal Navy, contredire un supérieur était équivalent à une mutinerie: l’homme fut vite pendu.
Quelques heures plus tard, la flotte s’écrasa contre les falaises des îles Scilly juste à l’ouest de l’Angleterre. Trois unités de la flotte furent complètement perdues. Plus de 2000 marins et soldats périrent, y compris l’Amiral Clowdesley en personne.
Pensez-vous que c’est le bon qu’on a pendu?»

Traduction Françoise Bourguignon

Pourquoi nous défions les autorités enseignantes? Questions souvent posées Fin de Série 2
Retourner au commencement?
mouvements culturels les faits l’histoire la vraie loyauté le sens de la foi
féminisme? infaillibilité? crédibilité? obéissance? travail de sape?
Avez-vous des questions à nous poser? des suggestions? des remarques?

Points clefs Série 1 Points clefs Série 2 Points clefs Série 3
Pourquoi les femmes prêtres? L’autorités enseignantes Points du vue tradionnels


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Les arguments tirés de la Tradition

Les arguments tirés de la Tradition

Les arguments tirés de la Tradition

RomeArguments de Rome

Tout au long de ce document, j’utilise le terme Rome pour indiquer à la fois la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi et notre Saint-Père le Pape.

Freedom of InquiryArguments opposés concernant la Tradition

Background music?

Depuis les premiers siècles jusqu’aujourd’hui, la pratique constante de l’Église a été de ne pas ordonner des femmes au sacerdoce.
Textes de Rome!

L’existence d’un préjugé n’invalide pas le fait que cette pratique fasse partie de la Tradition de l’Église.

Textes de Rome!

Au début de l’Église, les ministères exercés par les femmes n’avaient rien à voir avec l’ordination sacramentelle.
Textes de Rome!

1. La pratique de l’Église de ne pas ordonner des femmes ne se fonde pas sur l’Écriture ni ne relève d’une information correcte. Elle résulte d’un triple préjugé régnant parmi les autorités de l’Église. La femme serait :

2. Pendant de nombreux siècles l’Église a cependant admis des femmes à l’ordination puisqu’elle les a ordonnées au diaconat sacramentel.

3. D’une Tradition “latente” et “dynamique” découle qu’il serait possible d’ordonner des femmes comme l’ont montré :
* la pratique: quelques femmes ont été ordonnées prêtres;
* les fonctions remplies par Marie considérées comme “sacerdotales” ;
* les légends de Marie de Magdala, qui était admirée comme une femme qui prêchait
* le fait que des femmes ont administré le baptême et présidé au mariage.

Les Pères de l’Église ont rejeté l’ordination des femmes lorsque la question s’est posée.

Textes de Rome!

4. Les Pères de l’Église ont rarement parlé de l’ordination des femmes. Ceux qui l’ont fait ont été victimes de leurs préjugés. La même remarque s’applique à propos des premières ‘lois de l‘Église’.
Au Moyen Âge, selon la théologie et le Droit canonique, les femmes ne pouvaient recevoir validement l’ordination.

Textes de Rome!

5. Depuis sa première codification au Moyen Âge jusqu’aujourd’hui, le Droit canon a incorporé les préjugés religieux et sociaux contre les femmes.
6. Les théologiens médiévaux ont exclu les femmes du sacerdoce sur base d’idées philosophiques et sociales manifestement invalides.
Cette doctrine était si fermement établie au cours des siècles ultérieurs que l’Église n’avait pas à la défendre publiquement.

Textes de Rome!

7. Les théologiens post-scolastiques ont simplement admis les anciens préjugés sans en faire la critique.
    Conclusion:.La véritable Tradition de l’Église, latente et dynamique, appuie l’ordination des femmes.


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Revue Parvis n°15. Ordination et excommunication de 7 femmes prêtres

Revue Parvis n°15. Ordination et excommunication de 7 femmes prêtres

Ordination et excommunication de 7 femmes prêtres

Le communiqué de Parvis du 13 février 2003.
A quand la juste place des femmes dans les organisations religieuses ?

Le 29 juin 2002, en Allemagne, sept femmes catholiques (quatre Allemandes, deux Autrichiennes, une Américaine) ont été ordonnées prêtres dans l’église catholique schismatique apostolique charismatique Jésus Rey.
Leur excommunication a été confirmée par la congrégation romaine pour la doctrine de la foi le 21 décembre 2002.

Les 7 femmes catholiques ordonnées prêtres le 29 juin dernier viennent de voir leur excommunication définitivement confirmée.

Les évêques et les prêtres reconnus coupables de pédophilie sont trop souvent absous par les autorités religieuses.

Qui pourra comprendre une telle différence de traitement ?

L’engagement dans la foi se trouve sanctionné et le crime excusé. 

Ce sont les grands prêtres qui ont demandé aux occupants romains de condamner Jésus à mort. Les femmes étaient au pied de la croix.

Marie-Madeleine est la première à reconnaître l’homme qu’elle aimait, ressuscité. C’est bien lui, Jésus, qui l’envoie annoncer la bonne nouvelle aux frères.

A quand la reconnaissance de la dignité et des droits des femmes dans une véritable communauté ecclésiale ?


Les faits

L'article de La Croix du 28 janvier 2003 qui cite la congrégation: pour la doctrine de la foi: «l'Eglise n'a d'aucune façon la faculté de conférer aux femmes l'ordination sacerdotale. La négation de cette doctrine mérite la qualification de refus d'une vérité appartenant à la foi catholique, et demande donc une juste peine ».


Le communiqué de Femmes et Hommes en Eglise du 15 février 2002. L’excommunication des femmes prêtres. Une « doctrine » de l’Eglise ?

Le Vatican vient de rendre publique et définitive l’excommunication des sept femmes prêtres ordonnées en Autriche le 29 juin 2002.

Avec beaucoup d’autres sans doute, nous regrettons la brutalité d’une mesure d’un autre temps, destinée à sanctionner « un péché particulièrement grave », contre des femmes qui désiraient s’engager avec une foi profonde au service de l’Eglise à la quelle les rattache les liens indissolubles du baptême.

Qui pourra prendre au sérieux l’argument avancé par le Vatican comme « théologique » lorsqu’il prétend que l’Eglise n’a « d’aucune façon la faculté de conférer aux femmes l’ordination » ? 

Il s’abrite ainsi commodément derrière son non-pouvoir pour n’avoir pas à s’expliquer sur le fond. 

Pourtant, il n’a pas hésité à recourir à son pouvoir pour clore et interdire, contre l’avis de nombreux théologiens, toute recherche pastorale et débat ecclésial en cours sur le sujet, lorsqu’il a déclaré pour la première fois, en 1994, que l’opposition à l’ordination des femmes faisait désormais partie du « dépôt de la foi » , comme si cette question, jamais posée dans les termes qui sont les siens aujourd’hui , avait déjà été résolue avant même d’avoir été posée. 

La décision qui vient d’être prise à Rome fait la démonstration d’un autoritarisme dogmatique qui provient de l’ignorance de l’histoire et ne peut plus être reçu. Il va de pair avec un manque d’écoute et de confiance contraires à la vie pastorale et communautaire.

Femmes et Hommes en Eglise, 68 rue de Babylone, 75007 Paris, www.fhe.asso.fr


Une proposition d'intervention auprès des autorités romaines, émanant du mouvement mondial en faveur de l’ordination des femmes (Women’s Ordination Worldwide)

M. le cardinal X, 

Nous vous écrivons au sujet de l’excommunication de sept femmes catholiques, décrétée par la Congrégation pour la doctrine de la foi le 27 janvier 2003 à la suite de ses séances ordinaires des 4 et 18 décembre 2002.

Nous déplorons l’esprit dépourvu de respect et de miséricorde de ce décret où il n’est question que de crime et de distinctions quant à la nature précise de la peine qui s’imposerait. Le jugement sévère porté à l’encontre de ces sept femmes qui répondaient en toute sincérité à un appel de Dieu, est une source de souffrance non seulement pour elles mais pour leurs communautés, ainsi que tous les hommes et toutes les femmes de par le monde qui croient que l’Esprit du Christ appelle les femmes aux ministères ordonnés.

Nous sommes très choqué/e/s par votre langage strictement légaliste : le décret ne fait aucune référence à l’amour, à la miséricorde et à l’esprit de réconciliation privilégiés par le Christ Jésus. Lui n’a jamais menacé, ni puni, ni banni qui que ce soit comme vous le faites. Au contraire, Jésus accueillait à sa table précisément les hommes et les femmes que les autorités religieuses déclaraient indignes et, avec eux, proclamais l’avènement du Royaume.

Nous vous demandons de lever ces excommunications qui ne servent qu’à rompre tout lien avec ces sept femmes et avec tous ceux et celles qui les appuient. N’oubliez pas qu’elles ont posé ce geste justement parce que toute communication avec le Vatican au sujet de l’ordination des femmes est proscrite.

Nous vous demandons aussi de considérer l’avenir et d’inviter tous les membres du Peuple de Dieu, femmes et hommes, à s’engager dans des recherches sérieuses et un dialogue constructif au sujet du ministère des femmes dans l’Église. Nous ne sommes plus à une époque où les membres d’une hiérarchie romaine exclusivement masculine pourrait dicter aux femmes ce qu’elles doivent faire. Elles désirent pouvoir en toute liberté de conscience discerner la voix de l’Esprit et les grâces dont elles sont dépositaires de façon à renouveler l’Eglise à l’image des premières communautés chrétiennes où il n’y avait « ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme: car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.» (Gal 8, 28)

Nous proposons que le dialogue s’ouvre en tout cas déjà rapidement ouvert au sujet de l’ordination des femmes au diaconat. Permettez nous de rappeler à ceux qui ont signé ce décret d’excommunication qu’il estdes preuves importantes assurant que l’Église ordonnait les femmes dans la primitive Église, suivant la vénérable tradition qui s’enracine dans la référence de saint Paul à Phébée, diaconesse de l’Église de Cenchrées, porteuse de la lettre de l’apôtre à l’Église de Rome (Rom 16, 1-2).

En somme, nous invitons les membres de la Curie romaine à remplir leur devoir de pasteur en retirant le décret d’excommunication et en instaurant le dialogue avec les nombreuses femmes qui dans l’Église entendent l’appel de l’Esprit-Saint aux ministères ordonnés.

Pour le (nom de votre regroupement),


L'opinion de l'association Femmes et Hommes en Eglise 

Le 29 juin 2002, en Allemagne, sept femmes (quatre Allemandes, deux Autrichiennes, une Américaine) ont été ordonnées prêtres dans l’église catholique apostolique charismatique Jésus Rey. Et d’autres ordinations sont prévues dans plusieurs continents et différents pays. L’événement a alerté les médias, provoqué de nombreux débats : une polémique importante fait appel à toutes sortes d’arguments et de faits qu’il nous est difficile de vérifier. Certains opposants ne reculeraient pas devant la calomnie pour discréditer les personnes concernées et faire obstacle à une avancée décisive pour l’église catholique romaine et pour la société.

A défaut d’informations plus complètes sur chacune des ordonnées, nous voudrions rappeler que, comme pour tout être humain, leurs vies sont probablement faites de zones d’ombre et de lumière, comme c’est aussi le cas des candidats masculins à la prêtrise. Ce que nous savons de quelques-unes, théologiennes renommées et militantes généreuses, nous incite à croire que leurs intentions sont droites et que leur appel intérieur – leur vocation – a été mûrement réfléchi et solidement étayé par leur réflexion personnelle et par l’éclairage d’exégètes et de théologiens à la compétence reconnue. Les arguments qu’elles avancent rejoignent ceux que FHE a développés dans son document publié à l’occasion du colloque de Dublin en juin 2001 sur « l’appel des femmes à une prêtrise renouvelée » (site FHE : http://www.fhe.asso.fr).

Sur l’évêque qui les a ordonnées, les informations sont pour le moins contrastées. Le journal La Croix le présente comme « ancien prêtre catholique argentin, fondateur de cette église (apostolique charismatique) ». Mais pour d’autres dignes de foi, il serait simplement un évêque pour qui les règlements institutionnels ont moins d’importance que les grandes avancées humaines et chrétiennes inspirées par l’évangile.

Au journal télévisé du 30 juin, un évêque allemand a parlé de « mascarade » et déclaré « non valables » ces ordinations, en se référant au code de Droit Canon, qui permet l’accès à la prêtrise aux seuls baptisés masculins. Il est plus facile de ridiculiser et de condamner un geste fort – voire provocant – que de s’interroger positivement à son sujet, en acceptant une remise en cause de l’attitude « définitive » du Vatican qui pousse à une telle démarche. Quant à la menace d’excommunication que le Cardinal Ratzinger faisait connaître aux futures ordonnées par une lettre du 10 juillet, elle a déjà reçu leur réponse dans un communiqué public : « Ce ne sont pas nous, les femmes, qui générons le scandale… N’est-ce pas un scandale fondamental que l’église ne parvienne pas, malgré des appels réitérés depuis longtemps, à considérer la femme comme un être d’égale valeur et devant jouir des mêmes droits que l’homme ?

Ce serait évidemment un scandale de voir prononcées des excommunications : déni de raison et déni de jugement pour qui devrait savoir que deux récents sondages parus au Canada à l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse indiquent que plus de 80 % des jeunes sont favorables à l’ordination de femmes.*

La discrimination fondée sur le sexe est désormais assimilée à une violence moralement prohibée et légalement combattue ; la réciprocité paritaire entre hommes et femmes s’impose comme une valeur éthique aussi incontournable que pleine de promesses.

Au-delà des questions de validité, procédure et déclarations,  FHE invite à réfléchir à des points importants:

Nous avons nous-mêmes travaillé jusqu’ici pour que l’ordination des femmes résulteplutôt d’un travail en profondeur et à long terme au sein des communautés ecclésiales, par le moyen de pratiques de co-responsabilité où les femmes sont partie-prenante d’un partenariat incluant les prises de décision à tous les niveaux. Une pastorale moderne de l’appel aux ministères ordonnés privilégie les ordinations en vue de communautés précises où les ministres, femmes ou hommes, sont inséré/e/s et choisi/e/s. Le temps n’est plus des ordinations « absolues » (sans lien avec une mission ou communauté), même si la pratique est encore largement répandue, notamment à la Curie.

Mais nous nous refusons à porter un jugement hâtif sur la stratégie différente et plus percutante de nos sœurs. Militantes depuis trente ou quarante ans sur un terrain où rien ne semble bouger, elles savent que la plupart des avancées vers la parité sont d’abord perçues comme « sauvages » ou violentes par les partisans du statu quo, avant d’être reconnues comme légitimes et bonnes. Alors elles décident de franchir un seuil, sans attendre que l’ensemble de la planète catholique soit prête à la démarche. « L’unité n’est pas l’uniformité », dit Vatican II ; à chaque pays ou chaque continent son rythme d’évolution. Ainsi donnent-elles la preuve que l’ordination des femmes catholiques est dès maintenant possible, au même titre que celle des anglicanes, même si la « licéité » requise est absente.

Les nouvelles ordonnées vont se mettre au service de communautés d’élection à la recherche d’une harmonie entre la vision humaine et la vision chrétienne de l’existence. Dans ce sens, nous nous réjouissons de l’initiative de nos sœurs, et nous les accompagnons de notre prière. Que leur geste suscite un retournement de l’Institution ecclésiale !

* Hélas ! Le 5 août 2002, l’excommunication a été prononcée selon le Canon 1.331 (NDLR).


Sur la question des femmes et de l'Eglise catholique,  d'autres liens et articles

- Le site Internet de Femmes et hommes en Eglise

- Le site Internet québécois L'autre parole

- Un site de discussion sur L'ordination des femmes dans l'Eglise catholique 

- La conférence de Dublin sur l'ordination des femmes dans l'Eglise catholique (2001)

- Le témoignage de Ludmila Javorova, femme prêtre de l'Eglise catholique clandestine dans la Tchécoslovaquie communiste, ignorée par le Vatican après la chute du mur de Berlin

Ordinations du 29 juin Femmes catholiques appelées au sacerdoce Avis de théologiens sur
la doctrine de la CDF
Le devoir de parler Doctrines erronées émises par les Papes par le passé Homepage de Womenpriests

 


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Les conséquences sociales de notre campagne

Les conséquences sociales de notre campagne

L’ordination des femmes va enrichir l’Église des charismes féminins. Cela aura des conséquences pastorales spirituelles et pastorales. Cela a aussi d’énormes implications pour le bien être social des femmes.

Nous vous présentons ici deux exemples d’une telle conséquence sociale : l’un provenant d’Asie et l’autre, d’Afrique. Les femmes souffriront également socialement et physiquement, aussi longtemps que l’Église continuera à les exclure des rôles de direction en son sein.

Pour éradiquer l’oppression des femmes d’Asie

Read the complete letter here!« Nous sommes des membres de l’Église Catholique de Malaisie qui ont été et sommes encore impliqués dans des organisations de l’Église, dans des communautés chrétiennes de base, des organisations interreligieuses et des organisations non gouvernementales variées pour les femmes, la justice, les pauvres et les marginaux. Nous soutenons fermement la demande ce soutien financier pour maintenirwww.womenpriests.org. Nous sommes d’accord avec les arguments en faveur de l’ordination des femmes tels qu’ils sont publiés sur ce site Web et nous soutenons complètement l’ordination des femmes dans l’Église Catholique »

« Dans notre culture où les femmes ont moins de valeur, sont moins privilégiées et sont moins saintes, nous avons désespérément besoin de changer la mentalité des hommes et des femmes pour faire éclore une société plus juste. L’Église Catholique est en position de pointe pour toutes les questions de justice et de solidarité avec les pauvres, de la même manière, elle doit être aussi à la pointe de la lutte contre l’oppression des femmes. Quand les femmes seront admises à la prêtrise dans l’Église Catholique, ses enseignements que les femmes et les hommes sont tous deux également crées à l’image de Dieu seront crédibles. Par ce mouvement, l’Église Catholique reconnaîtra finalement la dignité des femmes qui leur est due et leur rôle dans la société » Signé par 27 femmes et hommes.

Pour protéger les femmes contre le sida en Afrique

Read the full story here!Un autre exemple pertinent est celui du Sida en Afrique. C’est un énorme problème. Au cours des deux dernières décades, 24 million de personnes sont mortes du sida, 2,3 millions pour la seule année 2003. dans certains pays, 40% de la population est infectée. Dans une société patriarcale, ce sont souvent les femmes et leurs enfants qui sont les victimes innocentes.

C’est tragique que les autorités enseignantes officielles de l’Église Catholique Romaine, le Pape et la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à Rome déclarent encore que l’utilisation des contraceptifs est ‘intrinsèquement mauvaise’ dans toutes les circonstances, y compris pendant une épidémie comme celle du sida. Selon l’Église Catholique Romaine officielle, les femmes ne peuvent pas se protéger elles-mêmes contre les avances de leur mari, même s’ils sont infectés par le sida.

L’origine de cette interdiction malheureuse gît non seulement dans une mauvaise interprétation des principes chrétiens, mais aussi dans le fait que les femmes n’ont rien à dire dans ces matières. Tout est décidé par des hommes.


La Femme, Antiféminisme et Christianisme, La Loi des Mâles

La Femme, Antiféminisme et Christianisme, La Loi des Mâles

La Femme

Antiféminisme et Christianisme

Jean-Marie Aubert
Professeur à l'Université de Strasbourg
Cerf/Desclée, Paris, 1975

Avant-Propos

La Loi des Mâles

La libération de la femme est à l’ordre du jour. Elle suscite de nombreux mouvements qui prennent le relais des féministes d'antan. A travers les contestations qu'ils expriment, de façons fort diverses (1), il s'agit d'autres choses que de simples revendications de femmes. Le problème est beaucoup plus vaste: ainsi on parlera de changer la condition féminine, et on consacrera l'année 1975 «Année mondiale de la Femme ». Pourquoi subitement cet intérêt pour les problèmes féminins? La raison en est simple: à mesure que notre civilisation sort de la période de transition où nous sommes, elle met à jour deux phénomènes contradictoires. D'un côté, une aggravation de l'antiféminisme sous des formes plus subtiles et mieux adaptées aux finalités d'une société de consommation. De l'autre côté, une prise de conscience de plus en plus vive de l'injustice que constitue l'antiféminisme propre à notre civilisation occidentale, toute pénétrée encore, malgré ses déclarations de principe, de l'esprit patriarcal antique, selon lequel l'homme seul mène le monde à sa guise, en le structurant en fonction de lui.

Cet antiféminisme, ou pour parler plus simplement ce sexisme qui privilège la loi des mâles, est même une régression par rapport au Moyen Age où, dans les limites tracées par leur condition sociale commune, les femmes étaient bien plus libres à l'égard de leur mari que bien de nos contemporaines (l'émancipation moderne n'a surtout profité qu'aux hommes). Il ne faut donc pas se leurrer. Certes, la reconnaissance progressive de l'égalité des droits entre l'homme et la femme est un des grands acquis de notre époque, le fruit d'une lutte incessante de femmes courageuses et lucides et le résultat du progrès des idées et des mœurs (modifiées surtout par la mutation sociale qu'ont apportée l'industrialisation et l'urbanisation). Mais en fait, il y a loin du droit à la pratique quotidienne. A la « décolonisation » juridique et théorique de la femme ont vite succédé, comme pour bien des pays du Tiers-Monde, un néocolonialisme et une nouvelle exploitation de la femme, surtout dans le domaine du travail, quoique de façons très variées et sous des formes plus voilées.

En effet, dès qu'on y regarde de près, on aperçoit, comme en filigrane de l'existence féminine, une constante référence et (souvent) subordination à l’homme. Cette constatation peut se faire aux deux bouts de l'échelle sociale et parmi les femmes qui se croient socialement indépendantes. Telle femme de la haute société, se rendant à une réception mondaine, sera tentée de se sentir autrement plus libre que la vieille servante qu'elle a réussi à conserver à son service; mais elle oublie simplement qu'elle-même n'a pas d'identité propre, de visage social (à moins d'être une personne exceptionnelle): la carte de visite qu'elle exhibera ne portera, après « Madame », que le prénom et le nom de son mari, car c'est par lui qu'elle se définit. Les femmes qui espèrent pouvoir réaliser leur personnalité dans les nobles mais obscures vocations féminines qui leur seraient spécifiques (sans parler de celles qui aiment se laisser bercer par le mythe de l'éternel féminin) croient se situer aux antipodes de l'esclavage de la prostituée : elles ne se doutent pas simplement que l'honorabilité de leur situation cache une dépendance étroite envers le monde des hommes, dépendance certes d'un autre ordre que celle de la prostituée mais non moins réelle (2). Toutes ces femmes feraient bien de méditer la phrase de Balzac qui formule brièvement le lien réunissant les deux extrêmes : « La femme n'est à proprement parler qu'une annexe de l'homme. C’est une esclave qu’il faut savoir mettre sur un trône. »

La publicité, reflet de notre civilisation, révèle cette dialectique de subordination, faite à la fois de « chosification » et d' ’exaltation de la femme. Telle page d‘hebdomadaire, pour inciter à l’achat d’un bijou ou parfum de luxe, par exemple, utilisera la femme comme instrument de vente, la dépeignant alors comme une « créature de rêve», presque un ange, celle donc qui «mérite le mieux». Et quelques pages plus loin, une autre publicité, pour mettre en valeur un produit masculin, le situera dans une énumération de prestige, du type: ma femme, mon cheval, ma pipe, etc. La femme, précédemment créature de rêve, devient un objet significatif du standing de l’homme, au même titre que sa voiture ou son compte en banque. Inutile de nous y attarder ici, car les problèmes d’un pseudo « être féminin » prédisposant à certaines professions subalternes, les problèmes de l’injustice du travail féminin, de l’exaltation et chosification de la femme, seront examinés, à la source même de leurs formulations historiques, dans les pages qui suivent.

A l’intérieur de l’Église la situation n’est guère meilleure, quoique d’un type d’antiféminisme plus traditionnel. Si de nos jours, toute discrimination basée sur le sexe est officiellement condamnée, ce beau principe est encore loin d’être sérieusement appliqué aux structures internes de l’Église qui, à ce titre, reste probablement un des derniers bastions de la masculinité. Ainsi, le droit canonique exclut-il radicalement les femmes de nombreuses fonctions réservées aux hommes, comme si elles n’étaient pas membres à part entière du même Peuple de Dieu pour le service duquel existent ces fonctions; la principale de ces exclusions est évidemment celle qui concerne les ministères consacrés (le sacerdoce surtout), sans parler de nombreux autres interdits dont on parlera dans ce livre. Là aussi, il convient de voir au delà des apparences : que la fondatrice d’un ordre religieux célèbre ait été décorée d’un titre jusque-là réservé aux hommes, celui de « docteur de l’Église » (le féminin n’est pas encore prévu), ce fait n’empêche pas que c’est par des hommes qu’elle l’a été, et que les religieuses qui suivent sa règle continuent à se sanctifier dans une structure de claustration que les hommes n’ont pas voulu s’imposer à eux-mêmes (le régime de séparation du monde, symbolisé par la « clôture », est beaucoup plus strict pour les femmes que pour les hommes). Dans un autre ordre de choses, la déclaration par Jean XXIII de la promotion de la femme comme «signe des temps», n’a pas empêché, en 1970, que la nomination d’une femme comme simple conseiller à l’ambassade de l’Allemagne fédérale près du Saint-Siège ait soulevé de la part de ce dernier de graves objections (3).

Mais alors, pensera-t-on, par delà toutes ces discriminations et l’image de la femme qui est à leur source, qu’est devenu l’Évangile? Car, tout de même, cette société occidentale, depuis la conversion de Constantin, a été à longueur de siècles éduquée et façonnée par l’Église et ses clercs. Comment expliquer qu’elle n’ait pas cherché à faire passer dans les faits la grande annonce libératrice de l’Évangile, que tous les êtres humains, étant fils de Dieu, participent à la même dignité et ont les mêmes droits? Même si elle n’a pas été là première à énoncer cette égalité humaine (bien des philosophes anciens, surtout les Stoïciens, l’avaient fait avant elle), comment expliquer que le dynamisme, qui poussa jadis tant de chrétiens à accepter le martyre en témoignage de leur foi, n’ait pas tendu à faire appliquer l’Évangile en abolissant toute discrimination basée sur le sexe, aussi bien dans ses propres structures (les ministères monopolisés par les hommes), que dans celles de la société civile sur laquelle elle a exercé une grande influence jusqu’à l’avènement du monde moderne? C’est à cette interrogation que veut répondre ce livre, par delà toute simplification, et en toute loyauté.

La situation n’est effectivement pas simple : d’un côté, l’Église a beaucoup fait pour la femme, en comparaison avec son sort antérieur (dans le monde juif comme païen); mais d’un autre côté, écartelés entre l’exigence évangélique égalitaire et les structures antiféministes de la civilisation qu’ils représentaient et ne pouvaient désavouer (n’ayant pas connu autre chose, ils y voyaient l’ordre naturel des choses), les hommes d’Église ont alors multiplié les explications pour concilier les inconciliables; ils ont échafaudé de nombreuses justifications essentiellement idéologiques pour légitimer et faire excuser la marginalisation de la femme (en l’exaltant dans ce champ réservé, parce que marginal).

Mais le plus grave en l’affaire est que le résultat de cette dialectique se fait encore sentir de nos jours. En effet, le caractère pseudo-théologique de ces justifications a aggravé l’antiféminisme patriarcal ancien, en lui conférant une « surdétermination » idéologique, une charge affective nouvelle de type religieux; cette image de la femme, véhiculée et renforcée par une exégèse masculinisante de la Bible, est presque devenue une sorte de vérité de foi, d’absolu. Et c’est malheureusement ce qui a le plus survécu à la déchristianisation et à l’effondrement du monde ancien, pré-industriel. D’où l’aggravation de l’antiféminisme depuis le XIXe siècle (dont le Code civil français est le « lieu » doctrinal), malgré la disparition des structures patriarcales révolues et le progrès des idées. Pour être sécularisé, déchristianisé, l’antiféminisme moderne n’en est pas moins impitoyable, malgré les apparences (surtout dans le domaine du travail et de l’accession des femmes aux responsabilités publiques).

Il s’agit donc bien dans ce livre de diagnostiquer, non pas un antiféminisme qui serait uniquement chrétien, mais de délimiter les responsabilités chrétiennes dans la formation et l’évolution de cet antiféminisme occidental, un peu à l’image de ce qui a été désormais établi pour l’antisémitisme. Mais surtout, un tel diagnostic est indispensable pour démystifier l’actuel antiféminisme, qui n’est que la forme sécularisée et aggravée de l’antiféminisme véhiculé par la société occidentale christianisée. Cette démystification est urgente; car, commençant à sortir de l’étape de transition entre Page pré-industriel et la société post-industrielle de demain, le monde moderne est en proie à de violentes contradictions, révélant son caractère inhumain. Il lui faut trouver les voies d’une mutation de civilisation; car jusqu’ici trop de valeurs ont été bafouées pour le culte du profit et de l’argent, et le visage actuel de l’antiféminisme en porte la marque. Aussi, dans cette crise d’un monde jusque-là dominé et structuré par la masculinité, les femmes, qui ont fait l’expérience de la servitude et de la soumission, doivent-elles avoir désormais un rôle essentiel à jouer : non pas pour revendiquer un autre mono-sexisme, mais pour instaurer un nouveau type de relations entre êtres humains, hommes et femmes ensemble, où les uns ne dominent pas les autres, aussi bien dans la société profane que dans l’Église. Dans la construction du monde de demain, d’un monde plus juste et plus humain, la participation massive des femmes, êtres humains à part entière comme les hommes, pourra être le facteur décisif; c’est seulement alors que s’ouvrira la voie d’une vraie hominisation (et non masculinisation), du fait que la moitié féminine de l’humanité, jusque-là marginalisée, y apportera sa contribution irremplaçable.

Une simple remarque en terminant. Nous nous excusons à l’avance pour certaines répétitions dans l’énoncé des causes explicatives de cet antiféminisme chrétien. Elles étaient inévitables, du fait de la multiplicité des approches d’un tel problème : en effet, dans leur variété apparaît vite une sorte de constante, qu’il est lassant de retrouver sous tant de visages divers. Mais la place qu’occupé la femme dans toute civilisation, même quand cette place est marginale, fait qu’on retrouve un peu partout les mêmes réactions de fond à travers la variété des situations (de la prostituée à la vierge consacrée, par exemple). Tel un objet aux facettes multiples renvoyant la même image, l’antiféminisme a tellement imprégné les diverses formes de la vie sociale et religieuse qu’on retrouve inlassablement la même dialectique antiféministe dans les contextes les plus variés. Ces redites sont donc à la fois le signe de la gravité du problème et de la pauvreté de l’antiféminisme incapable de renouveler ses motivations. Et comment le pourrait-il? Car elles ne sont que la monotone redite d’une même prétention mono-sexiste, sorte de réaction primitive du sexe masculin qui, enfermé dans une dialectique de domination narcissique, ne peut que se renvoyer à lui-même sa propre image, se fermant ainsi à la source d’enrichissement humain et d’émerveillement toujours nouveau que serait un vrai dialogue avec l’autre sexe enfin respecté pour lui-même, accepté dans sa différence, et pas uniquement dans l’intimité du couple, mais dans toutes les dimensions de la vie sociale.

De cette recherche des responsabilités chrétiennes dans l’anti-féminisme actuel les pages qui suivent veulent simplement tracer quelques jalons. Le chapitre I résumera en quoi a consisté l’annonce libératrice de l’Évangile, quels furent les obstacles qu’elle rencontra et ce qu’elle peut signifier pour nous. Le chapitre II envisagera le cas de saint Paul, dont le rôle a été déterminant pour les siècles ultérieurs qui ont exploité unilatéralement dans un sens antiféministe les contradictions de l’Apôtre des païens, partagé entre sa tradition rabbinique elles exigences éga\ita\res évangé\\q\ies. Le chapitre III tracera les principaux traits de la société chrétienne dite traditionnelle, dans ses efforts pour tempérer les structures patriarcales héritées du passé, en exaltant et en marginalisant la femme tout à la fois. Le chapitre IV détaillera les principales justifications idéologiques voulant concilier l’égalité des sexes et la radicale subordination du féminin au masculin. Ces tentatives, pour vaines qu’elles furent, ne doivent pas être sous-estimées; car elles sont la source, souvent inconsciente mais non moins réelle, de l’image de la femme qu’a retenue de ce passé l’antiféminisme actuel; d’où leur importance. Le chapitre V veut rappeler les vraies causes de l’antiféminisme traditionnel, causes démographiques, socio-culturelles et psychologiques, qui apparaissent à l’historien par delà le voile des justifications idéologiques. La disparition de ces causes permettra alors de poser en vérité le problème de la femme dans la société moderne, qui vit encore sur la lancée, mais cette fois à vide, de ce passé révolu. Ce chapitre voudra surtout suggérer quelques pistes pour la formation d’une nouvelle société où hommes et femmes devront s’atteler ensemble à une tâche commune. Enfin, le chapitre VI terminera par la participation des chrétiens à cette « conscientisation » générale à l’égard du problème féminin dans le monde actuel; car, sachant le poids d’un passé chrétien qui se survit en de nombreuses institutions, les chrétiens sont acculés à récupérer une crédibilité quelque peu émoussée, en commençant à donner dans l’Église elle-même les mêmes droits et les mêmes chances aux femmes qu’aux hommes, et en œuvrant pour qu’il en soit de même dans le monde profane. C’est peut-être à ce prix que l’antiféminisme chrétien ne sera plus qu’un souvenir du passé (4).

Notes

1. Sur les diverses tendances des mouvements de libération féminine, voir la bibliographie en fin de ce livre, p. 218.

2. La prostitution est, elle aussi, le reflet d'une société; dans une dialectique de soumission au souteneur et aux désirs des clients, la prostitution a été traditionnellement considérée par les théologiens comme un moindre mal destiné à protéger le mariage monogamique (voir plus loin, la note 180); en elle-même elle est un cas extrême de ségrégation féminine.

3. Le motif allégué était d'ordre traditionnel : « La tradition veut, est -il précisé, que les représentants diplomatiques accrédités au Vatican soient de sexe masculin » (Le Monde, du 27 janvier 1970, qui ajoute : « Elle joue, en particulier, pour les diplomates, qui peuvent devenir temporairement chargés d'affaires ou avoir, de par leurs fonctions, des relations directes avec les prélats de la secrétairerie d'État »); le même journal précisait deux jours après : « De quelle tradition s'agit-il, puisque la question ne s'est jamais posée? Le Saint-Siège a d'ailleurs souscrit à la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, qui ne prévoit, semble-t-il, aucune discrimination des agents diplomatiques selon le sexe » (29 janv. 1970).

4. Ce livre se termine par une bibliographie sur la femme; vu l'abondance des ouvrages et articles écrits sur le problème féminin, surtout depuis une dizaine d'années, nous avons préféré donner une sélection des titres qui nous sont apparus les plus importants et significatifs, en les classant méthodiquement.


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j’accuse l’homme

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j’accuse l’homme

nous avons permis
que cela arrive,
que la domination masculine
dégénère en avarice et en abus de pouvoir,
que le Tyran puisse exploiter les gens
sans problème,
qu’une économie destructrice
des modes de vie
se justifie.

nous avons permis
que l’être humain masculin
abuse de son énergie créatrice
pour détruire,
nous lui avons permis de piller la terre
jusqu’à épuisement
et d’opprimer tout son entourage.

we allowed male domination  .  .  .
mais le mandat que nous avons reçu
ne nous a jamais été retiré.
nous, femmes et hommes, devons prendre en charge,
protéger et entretenir la terre
qui a été confiée aux unes commes aux autres.
© Tina van Lieshout
translation John Wijngaards
The text and art work are free for personal use
but, please, ask for permission to publish.


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traduction : Françoise Bourguignon


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Une femme aussi peut agir ‘In Persona Christi’

Une femme aussi peut agir ‘In Persona Christi’

Une femme aussi peut agir In Persona Christi parce que la femme et l’homme sont égaux dans le Christ

Comment juger la tradition?
* tradition scripturaire
* tradition dynamique
* tradition ‘latente’
* tradition bien documentée

Rome prétend que les femmes ne peuvent pas être ordonnées prêtres parce que, de sexe féminin, elles ne peuvent pas représenter le Christ qui était un homme.

“ ‘Les signes sacramentels, dit saint Thomas, représentent ce qu’ils signifient en raison d’une ressemblance naturelle.’ La même loi de ressemblance naturelle vaut tant pour les personnes que pour les choses : quand il faut traduire sacramentellement le rôle du Christ dans l’Eucharistie, il n’y aurait pas cette “ressemblance naturelle” qui doit exister entre le Christ et son ministre si le rôle du Christ n’était pas tenu par un homme : autrement, on verrait difficilement dans le ministre l’image du Christ. Car le Christ lui-même fut et demeure un homme.” Inter Insigniores § 7.

Les femmes sont des êtres inférieurs

La première raison pour laquelle cet argument est contestable est que la philosophie qu’il présuppose est erronée. La scolastique, à laquelle le document fait référence comme source de son argumentation, proposait une théorie des sexes qui ne peut plus être défendue aujourd’hui par aucun chrétien. Pour Thomas d’Aquin, la femme n’est qu’un “homme incomplet” et donc “ne peut pas signifier une position éminente”. St Thomas conclut qu’en conséquence elle ne peut “ressembler” au Christ ou être son “image”. Mais il est certain qu’un tel raisonnement contredit l’Écriture elle-même, sans parler d’une philosophie plus élaborée de la dignité humaine.

Lisez ce que dit Thomas :

Le sexe féminin ne peut pas signifier une position éminente.

L’incapacité de la femme à être ordonnée repose sur une triple infériorité présumée de la femme :

a. La femme est inférieure du point de vue biologique. Adoptant la conception de la procréation d’Aristote, Thomas d’Aquin croit que la femme est née suite à un défaut durant le processus de reproduction. La femme est un “homme incomplet”. Son statut biologique secondaire est évident puisque l’on croit à l’époque que la semence mâle contient le pouvoir de génération. La mère ne fournit qu’un ventre qui nourrit la semence (le fœtus). Cette idée était commune parmi les Pères de l’Église.

B. La femme est inférieure du point de vue social. Une femme est, par nature, soumise à l’homme, parce que la raison humaine, quoique commune à l’homme et à la femme, prédomine chez le mâle.

C. La femme a été créée en dépendance de l’homme. L’homme a été créé le premier. Bien que l’homme et la femme soient à l’image de Dieu en ce qui concerne leur nature intellectuelle, l’homme est à l’image de Dieu d’une manière particulière.

Thomas d’Aquin soutient que, tenant compte de ces défauts inhérents à sa nature, la femme ne peut pas signifier une position éminente et ne peut, en conséquence, représenter le Christ en tant que ministre ordonné.

Conclusion : puisque nous savons que la femme est tout à fait l’égale de l’homme, tant au niveau biologique que social et dans l’ordre de la création, l’argument ne tient pas. En fait, cet argument repose sur les préjugés culturels et sociaux de ce temps-là.

Voici le jugement d’un théologien contemporain :

“Thomas d’Aquin était plein de sagesse dans de nombreux domaines, mais il reste un produit de son époque. Dans sa Summa Theologiae nous lisons que ‘puisqu’il n’est pas possible au sexe féminin de signifier une position éminente, car la femme est dans un état de sujétion, il en découle qu’elle ne peut recevoir le sacrement de l’Ordre.‘ Qui plus est, la sujétion de la femme n’est pas due aux conditions sociales. Traitant de la question de savoir si l’esclavage constitue un empêchement à l’ordination, Thomas écrit dans sa Summa que ‘les signes sacramentels représentent ce qu’ils signifient en raison d’une ressemblance naturelle. Or la femme est dépendante par nature tandis qu’un esclave ne l’est pas.’ Thomas d’Aquin croit que ‘il n’y a pas dans la femme assez de force de caractère pour résister à la concupiscence’. On peut certainement avoir des doutes concernant l’ordination d’une créature si peu douée.”

“Nous ne pouvons juger Thomas d’Aquin. Mais nous en savons plus aujourd’hui. Nous savons que la femme n’est pas d’une nature inférieure à l’homme (voir la Lettre apostolique de Jean-Paul II de 1988, Mulieris dignitatem). Nous savons que la femme n’est pas, par nature,  plus dans un état de sujétion que l’homme. Les objections de Thomas d’Aquin ne peuvent plus être avancées comme motifs pour refuser l’ordination aux femmes. Ni aucune autre raison basée sur l’idée d’infériorité. Le faire serait se mettre en contradiction avec ce que nous savons actuellement de la Bonne Nouvelle du Christ. “

Rose Hoover, “Consider Tradition. The case for women’s ordination.” (“Considérons la tradition. La question de l’ordination des femmes”)  Commonweal 126 n° 2 (29 janvier 1999), pp. 17-20. Hoover fait partie du personnel retraité du Cénacle à Metairie, en Louisiane.

Un symbole n’est pas une ressemblance matérielle

Le second défaut du raisonnement de Thomas d’Aquin est qu’il établit une équation entre “ressemblance naturelle” [= exacte similarité] et symbole [= un signe qui a un certain sens]. Le sexe de Jésus peut avoir une importance quand on en peint le portrait, il n’en a pas quand il est représenté par un signe sacramentel qui est un symbole.

• La confusion est déjà apparente lorsque Thomas d’Aquin parle de l’Eucharistie comme étant le signe de la Passion du Christ. C’est très bien, mais il la compare à un portrait ! L’Eucharistie,  pourtant, n’est pas un portrait de la Passion. Elle représente la Passion de manière tout à fait symbolique.

• Thomas d’Aquin indique un autre symbole : l’autel. Celui-ci, affirme-t-il, représente la croix. Ici il désigne un véritable symbole. Car, par similarité naturelle, le crucifix au-dessus de l’autel est très semblable à la croix. L’autel n’a pas l’apparence d’une croix mais symbolise la croix parce que, comme le Pain et le Vin consacrés demeurent sur l’autel, le Christ est suspendu au bois de la croix.

• À propos du prêtre, Thomas d’Aquin dit : “le prêtre est aussi l’image du Christ par qui et au nom de qui il prononce les paroles de la Consécration. “

Conclusion : Thomas d’Aquin aurait dû comprendre que, pour le prêtre non plus, ce n’est pas la ressemblance naturelle qui importe, mais l’acte sacrificiel du Christ. Le prêtre est, lui aussi, un “symbole”, par une ressemblance naturelle avec le Christ.

Voici ce qu’Eric Doyle dit à ce propos :

“Comparez ces deux textes : Summa Theologicae III, q. 83, art : I, ad 2 ; “Comme la célébration du sacrement est une image représentant (imago repraesentiva) la Passion du Christ, de même l’autel représente la croix sur laquelle le Christ fut crucifié sous sa propre forme et avec sa propre personne. Saint Thomas distingue clairement entre d’une part imago repraesentativus et l’autel comme repraesentativam de la croix et, de l’autre, le sacrifice du Christ in propria specie.

Deuxièmement, dans la même question et le même article : “Et pour la même raison le prêtre également est à l’image du Christ (gerit imaginem Christi) par qui et au nom de qui il prononce les paroles de la Consécration, comme nous l’avons montré. Et ainsi, dans une certaine mesure, le prêtre et la victime ne font qu’un. “La Déclaration Inter Insigniores en vient à conclure de la comparaison entre ad 3 et ad 2 que le prêtre doit être de sexe masculin. Mais ceci, en réalité, est une conclusion qui ne peut être tirée de cette comparaison. En effet, si ad 3 : gerit imaginem Christi ne se réfère pas à la médiation du Christ d’une manière symbolique, le parallèle avec ad 2 en devient ridicule.”

“La célébration de l’Eucharistie est l’imago repraesentativa de la Passion du Christ et l’autel représente la croix. Ni la double consécration ni l’autel ne sont une ressemblance matérielle ou une reproduction photographique du sacrifice du Christ sur la croix. Cependant, comme de véritables symboles, ils ont une ressemblance naturelle [intérieure] avec ce qu’ils représentent. Dans l’Eucharistie, le sacrifice du Christ est sacramentel, il est in genere signi, il est symbolique. Si, alors, le prêtre représente l’image du Christ (gerit imaginem Christi) “tout comme la célébration de ce sacrement est l’image représentant la croix du Christ” [St Thomas dit “la passion”] comme la Déclaration le dit, alors ce ne peut être une affaire de ressemblance matérielle mais de ressemblance naturelle, c’est-à-dire la représentation symbolique du Christ Médiateur. St Thomas n’a pas changé sa notion de “imago” dans le texte de ad 3 et ne lui a pas donné un sens différent, comme la déclaration semble le dire ; St Thomas déclare : “Comme la célébration de ce sacrement est une image représentant la Passion du Christ... Et, pour la même raison, le prêtre aussi est l’image du Christ...”

“La célébration de la Messe n’est pas une photocopie de la Dernière Cène ou du Calvaire. Si la ressemblance naturelle entre le ministre de l’eucharistie et le Christ concerne formellement la masculinité du Christ, alors, strictement parlant, tout devrait être fait pour rendre le prêtre d’aujourd’hui semblable autant que possible à ce que nous savons de l’apparence d’un Juif du premier siècle. Ceci n’est pas irrévérencieux ; c’est le corollaire logique de l’argument présenté par la Déclaration. Si ressemblance naturelle veut dire similarité matérielle, alors par nécessité de rendre l’image plus parfaite, le prêtre devrait, durant la messe, s’habiller comme un Juif du premier siècle. Il se fait que, à la messe, le prêtre revêt des vêtements qui servent précisément  à cacher sa masculinité et à souligner que son ministère est une image représentative, un symbole, de son humanité de Christ Médiateur. Il en découle que ce que la Déclaration dit de l’Eucharistie peut être dit de tous les autres sacrements : “Le prêtre... agit... in persona Christi, tenant le rôle du Christ, au point d’en être véritablement l’image, quand il prononce les mots de la Consécration “. On peut pareillement dire à propos d’une femme administrant le baptême : elle agit in persona Christi, au point d’en être véritablement l’image, quand elle prononce les paroles du baptême.”

Eric Doyle,”The Question of Women Priests and the Argument In Persona Christi” (“La question de l’ordination des femmes et l’argument In Persona Christi”), Irish Theological Quarterly 37 (1984) pp. 212 - 221, ici pp. 217 - 218.

Texte de John Wijngaards.
Traduction française par Jacques Dessaucy.


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La question de l’ordination des femmes dans l’Église catholique







Est-ce bien Jésus qui a voulu exclure les femmes de la prêtrise?

Est-ce bien Jésus qui a voulu exclure les femmes de la prêtrise?

Est-ce bien Jésus
qui a voulu exclure
les femmes de la prêtrise?

The Congregation for Doctrine in Rome

Congrégation pour la Doctrine
à Rome

“Jésus Christ n’a appelé aucune femme à faire partie des douze apôtres.”
Inter Insigniores § 9 – 12

“De cette manière, Jésus a établi une norme permanente pour l’Eglise future : Jésus ne voulait tout simplement pas que les femmes deviennent prêtres !”
Ordinatio Sacerdotalis

Faux ! Faux !

Jésus voulait libérer les femmes. Exclure pour toujours les femmes de la prêtrise est une démarche qui ne lui ressemble pas. En réalité, il a fait des femmes des partenaires tout à fait égales dans la prêtrise qu’il a accordée par le baptême.. Cela amène les femmes à participer au ministère sacerdotal dans son entier.

  Jésus a choisi douze apôtres pour remplacer les “pères ” des douze tribus d’Israël. Dans le contexte culturel de son temps, il était naturel qu’il choisisse des hommes dans ce but bien limité.

De plus, il est inexact d’argumenter que si Jésus n’a pas fait quelque chose , c’est- à- dire n’a pas choisi de femmes à cette occasion-là,il a ainsi établi une norme permanente pour les tous les temps à venir.

Et – ne l’oublions pas ! – des femmes étaient présentes à la dernière Cène, lorsque Jésus a dit : “Faites ceci en mémoire de moi !”

Lisez : Suzanne Tunc et Marjorie Maguire.

 
  Et enfin, Jésus a fait de femmes ses disciples qui exerçaient l’un ou l’autre ministère. Des femmes ont été appelées à être les premiers témoins de la Résurrection!

Lisez Elisabeth Carroll.

    Suite?

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