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1 Corinthiens 14, 34-35

1 Corinthiens 14, 34-35

Ce texte, qui est à l’évidence une incise dans la lettre original de Paul, a été utilisé dans la tradition de l’Église pour exclure les femmes des ministères. On peut déduire des faits suivants qu’il s’agit effectivement d’une incise :

Les versets 34-35 se trouvent après le verset 40 dans nombre d’anciens manuscrits importants: le Claromontanus de Paris, le Boernerianus de Dresde, Minuscule n° 88 et des versions de la traduction latine ancienne (Itala) (2ème - 4ème siècle). Ce qui indique que ces versets sont un commentaire ajouté dans la marge du papyrus original qui est entré ensuite dans le corps du texte des copies. La règle selon laquelle “les femmes se taisent dans les assemblées” (verset 34) est en contradiction flagrante avec ce que Paul dit à propos des femmes prophétisant dans les églises dans 1 Corinthiens 11, 5. Voir aussi : “Celui qui prophétise parle aux hommes : il édifie, il exhorte, il encourage” (Corinthiens 14, 3, etc.).

L’expression “comme dit aussi la Loi” (verset 34) contredit l’enseignement de Paul selon lequel nous avons été délivrés de la Loi (Galates 2, 16 ; 5, 1.18 ; 3, 23-28, etc., etc.).

Malgré que dans 1 Timothée 2, 12 l’auteur utilise le mot didaskein (= enseignement) tandis que dans 1 Corinthiens 11, 35 le mot employé est lalein (= parler), le parallélisme entre les deux textes sur les restrictions concernant les femmes/veuves est généralement admis par les spécialistes. Probablement que 1 Corinthiens 14, 34-35 provient d’une origine similaire à celle de 1 Timothée 2, 11-14, conséquence d’une tentative de contrecarrer l’influence qu’exerce la doctrine gnostique sur les femmes en Asie Mineure aux alentours de l’an 100. Voir 1Timothée 2, 11-15.

Lisez C. K. BARRETTE, The First Epistle to the Corinthians [La première Épître aux Corinthiens], Londres 1971, pp. 330-333 ; H. CONZELMANN, Der erste Brief an die Korinther [La Première Épître aux Corinthiens], Göttingen 1981, pp. 298-299 ; H. J. KLAUCK, 1 Korintherbrief [Première Épître aux Corinthiens], Würzburg 1984, pp. 104-106 : F. LANG, Die Briefe an die Korinther [L’Épître aux Corinthiens], Göttingen 1986, pp. 199-201 ; R. A. HARRISVILLE, 1 Corinthians, Minneapolis 1987, pp. 242-244 ; G. DAUTZENBERG, “Zur Stellung der Frau in den paulinischen Gemeinden” [“La place de la femme dans l’assemblée paulinienne”], Die Frau im Urchristentum, p. 193, pp. 257-300 ; G. FITZER, “Das Weib schweige in den Gemeinden” [“La femme se tait dans l’assemblée”], Über den unpaulinischen Character der mulier-taceat-Verse im 1. Kor 14 [Sur le caractère non paulinien du verset mulier-taceat dans 1 Cor 14], Munich 1963 ; V. C. STICHELE, “Is Silence Golden? Paul and Women’s Speech in Corinth” [“Le silence est-il d’or ? Paul et la parole des femmes à Corinthe”], Louvain Studies 20 (1955), pp. 243-250.

Commentaires sur le texte

“Comme cela se fait dans toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées : elles n’ont pas la permission de parler ; elles doivent rester soumises, comme dit aussi la Loi. (Verset 34)
Si elles désirent s’instruire sur quelque détail, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Il n’est pas convenable qu’une femme parle dans les assemblées.” (Verset 35)

Le fait que ces versets soient une addition ultérieure n’affecte en rien leur statut de texte inspiré. L’Ancien comme le Nouveau Testament se sont développés grâce à une succession d’éditions et de compléments.

Cependant, le fait qu’il s’agisse d’une incise modifie l’interprétation de ce passage.

Ces versets enseignent-ils, en tant que partie intégrante du texte inspiré, que les femmes sont soumises aux hommes à jamais et qu’elles ne pourront assurer, même à l’avenir, une tâche de responsabilité dans l’Église ? La réponse est sans hésitation : non ! pour les raisons suivantes:

Cette interdiction originelle a à l’évidence une portée limitée. Elle contredit la position de Paul qui permet à des femmes de prophétiser (1 Corinthiens 11, 5). Elle s’en réfère à la loi mosaïque comme si elle liait les femmes de tous les temps à venir (verset 34). Elle suppose que toutes les femmes ont un mari auquel elles peuvent poser leurs questions (voir verset 35). Elle repose sur le préjugé juif selon lequel il était déplacé pour une femme de prendre la parole à la synagogue (verset 35).

Comme 1 Timothée, 2, 11-14, elle représente une mesure prise dans certains communautés chrétiennes primitives pour faire face à un problème particulier.

Considérer l’interdiction faite aux femmes d’exercer une fonction ministérielle dans l’Église comme une interdiction permanente, inspirée, va à l’encontre du “sens littéral” du texte et de sa portée limitée voulue par l’auteur.

Texte de John Wijngaards.
Traduction française par Jacques Dessaucy.


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