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Jésus-Christ et le phénomène de la dominance masculine
La raison expliquant que Jésus na pas choisi des femmes parmi les douze apôtres est que, en ce domaine, il devait se soumettre aux idées sociales de son temps. Car les contemporains de Jésus étaient sous lemprise de la dominance sociale et culturelle de lhomme. Quest-ce qui est en jeu ? Le fait que Jésus nait pas choisi de femme parmi les douze apôtres est un non-argument. Par lui-même il ne prouve rien. Cependant, les documents de Rome posent à juste titre la question de savoir si Jésus sest conformé ou non à lattitude de ses contemporains concernant les femmes. Car ceci constitue une question cruciale dans le cadre de largumentation de Rome. Ses théologiens tentent de sen servir pour établir comme une décision permanente et définitive ce que Jésus na pas fait. Voyons quels sont les faits. Nous pourrions voir une indication quil voulait fixer ainsi une loi permanente dans le fait que Jésus na pas respecté les coutumes sociales de son temps supposant la dominance masculine et que cependant il a refusé dadmettre des femmes dans son équipe apostolique. Si, cependant, en ne sélectionnant que des hommes pour constituer son groupe dapôtres Jésus a suivi la pratique habituelle de son temps, nous navons absolument aucune raison de présumer que, dans de toutes autres circonstances sociales, il aurait été opposé à un ministère assuré par des femmes. À lévidence, cette deuxième interprétation est la bonne. Le terme : le mythe de la dominance masculine Les sociologues et les anthropologues parlent des mythes qui sous-tendent les structures sociales. La dominance masculine, elle aussi, relève dun mythe de ce genre. Un mythe social est un mélange de valeurs, de croyances, de pratiques et didées communes qui guident la société. Nous employons ici le terme mythe dans un sens technique. Les mythes sont lextériorisation de systèmes sémantiques structurés, tout à fait spécifiques à une culture et partagés par une population dune aire culturelle donnée, qui lui permettent de se comprendre et dappréhender linconnu... Les mythes expriment les principaux composants des systèmes sémantiques.
Pour comprendre les sujets que nous discutons ici, il est utile détudier les résultats détudes sur la dominance masculine : On retrouve le mythe de la dominance masculine dans de nombreuses cultures et sociétés. Bien quhommes et femmes soient génétiquement prédisposés à assumer certains rôles, le développement de la dominance masculine est le résultat dune évolution sociale. Le mythe de la supériorité masculine est à la base de la culture et de la pensée de lAncien Testament. Notre manière de procéder Je vais prouver que le Christ sest effectivement conformé à la norme sociale de la dominance masculine de quatre manières :
Jésus et limage juive du père. Pour les Juifs, lhomme était le chef incontesté de la famille. Il était le pivot de toutes les relations. Sa femme et ses enfants (particulièrement ses fils) étaient considérés comme les biens les plus précieux de lhomme.
Le père disposait dune autorité absolue sur ses enfants et pouvait décider de leur avenir (Gen 43, 1-15 ; 2 S 13, 23-27). Cétait lhomme et non la femme qui héritait de la propriété familiale. Ce nest que sil ny avait pas dhéritier mâle quune fille pouvait hériter (Nb 27, 1-11 ; 36, 1-12). Cest le père qui, comme seul propriétaire des biens familiaux, pouvait les distribuer à ses fils (Deux 21, 15-17). Lautorité du père et les manières différentes dont il traite ses fils et ses filles sont illustrées par les conseils suivants :
Au temps du Nouveau Testament, la position juridique de lhomme en tant que chef de famille na pas changé. Jésus lui-même ladmet et laccepte comme un fait. Dans la parabole de lEnfant prodigue (Lc 15, 11-32), cest le père qui distribue ses biens à ses fils. Cest aussi le père qui confie un travail au fils qui accepte daller à la vigne comme à son frère qui refuse (Mat 21, 28-31). Il apparaît clairement que Jésus admet lautorité du père selon la tradition juive lorsquil dit aux pharisiens : Votre père, cest le diable, et vous avez la volonté de réaliser les désirs de votre père (Jn 8, 44). Il est intéressant de considérer dans ce contexte la relation de Jésus à la Maison de David. Comment Jésus peut-il être appelé Fils de David puisque Joseph nest pas son véritable père ? Israël était une société matriarcale. Nétait-ce pas Marie qui appartenait à la tribu sacerdotale dont faisait également partie Élisabeth et Zacharie (Lc 1, 36) ? Les Évangiles apportent la réponse typiquement juive selon laquelle, bien que Joseph ne soit pas le père physique de Jésus, il en est le père légal en tant quépoux légitime de Marie (Mat 1, 13-25). Ceci était en effet susceptible de convaincre les Juifs que Jésus était un vrai fils de David, mais se rapporte à lévidence à une conception de la descendance qui na plus cours aujourdhui. Dans toutes ses paraboles, Jésus se conforme à la conception juive selon laquelle lhomme est le centre de la famille. Le propriétaire de la maison (Lc 22, 11) est toujours un homme. Cest lhomme qui construit la maison (Mat 7, 24-27). Cest un homme qui défend sa maison contre les intrus (Mat 12, 29), qui a autorité sur les serviteurs (Mat 24, 45-51) et qui gère lapprovisionnement de la famille (Mat 13, 52). Les rôles du mari et de lépouse dans les histoires racontées par Jésus Selon la pensée juive, la femme presque toujours appartient à son mari. Il a des droits de propriété sur elle. Femme bonne signifie un bon lot (Sir 26, 3). Elle a bien plus de prix que le corail (Prov 31, 10). Dans les Dix Commandements, la femme est présentée comme la propriété du prochain, laquelle doit être respectée : Tu nauras pas de visée ni sur la femme de ton prochain, ni sur son serviteur, sa servante, son buf ou son âne, ni sur rien qui appartienne à ton prochain (Ex 20, 17). Il ne fait aucun doute quun bon mari aime sa femme et que les relations entre eux sont plus humaines que ne pourraient lexprimer des normes juridiques. Le Cantique des cantiques exprime le côté plus humain de ces relations. Toutefois, les droits de propriété dun homme sur sa femme demeurent la base juridique du lien du mariage. Le mari peut couper ce lien pratiquement quand il le veut (Gen 16, 1-6 ; Deut 24, 1-4). Dans les cas extrêmes, il peut donner sa femme à un autre, comme le lévite qui, sous la menace, livre sa femme à des vauriens de Guivéa pour quils abusent delle. Quand la pauvre femme meurt suite au traitement quelle a subi, les vauriens sont condamnés pour leur forfait, mais non le lévite pour leur avoir livré sa femme (Juges 19, 1-30). Quand il parle du mariage, Jésus considère comme admise la conception juive qui place lhomme au centre. Il parle dun roi qui arrange le mariage de son fils, sans même que soit mentionnée la reine (Mat 22, 1-14). Lors de la noce, ce nest pas lépouse mais lépoux qui est fêté. Les dix vierges nattendent pas lépouse mais lépoux. Cest lui qui exclut les vierges folles de la fête (Mat 25, 1-13). Il était tout naturel pour Jésus de dire Celui qui a lépouse est lépoux (Jn 3, 29). En passant, Jésus mentionne que la femme dun homme et ses enfants sont vendus comme esclaves pour rembourser ses dettes (Mat 18, 25) et il inclut la femme et les enfants dans la liste des biens auxquels il invite ses disciples à laisser à cause du Royaume de Dieu (Lc 18, 29). Tout ceci ne prouve-t-il pas à labondance que Jésus a accepté les relations sociales entre lhomme et la femme telles quelles existaient de son temps ? Les instructions données par la suite par les apôtres confirment ceci. Si Jésus avait rejeté le mythe social de la dominance masculine, pourquoi les apôtres auraient-ils continué à le renforcer ? Eux aussi, ils présupposent que lhomme, en tant que père, mari et chef de famille détient lautorité suprême au sein de la famille. Certes, les maris doivent avoir de la considération et du respect pour leurs femmes (1 Pierre 3, 7). Un mari doit aimer sa femme, la nourrir et sen occuper convenablement (Eph 5, 21-33). Mais lépouse est le partenaire le plus faible . Elle doit obéir à son mari, être fidèle et faire le bien (1 Pierre 3, 17). Une épouse doit être soumise à son mari (Col 3, 18 ; Eph 5, 22). Quoique certains textes reconnaissent légalité des hommes et des femmes en tant quenfants de Dieu (Gal 3, 28), les implications sociales de cette doctrine nétaient pas encore entrées dans la réalité. Jésus et les notions biologiques juives La conception juive de la dominance masculine reposait sur une conception erronée des fonctions sexuelles. Nous savons que le ftus dans le sein de la mère résulte de la pénétration de lovule féminin par le sperme mâle. Les Juifs lignoraient. Ils confondaient le ftus et le sperme. Pour eux semence et descendance étaient synonymes (Gal 3, 16). Si la mère jouait une fonction utile en fournissant sa matrice, il restait que cétait le père qui générait la vie comme porteur de la descendance. Il est évident que Jésus na jamais voulu donner de conférence sur la biologie de la procréation. Aussi lorsquil fait référence aux rôles de lhomme et de la femme dans le mariage, ses déclarations reposent sur les conceptions juives. Il ne corrige pas non plus ces idées lorsquelles sont exprimées par dautres. Pour Jésus aussi, cest le rôle de lhomme dengendrer sa descendance en fournissant la semence. Les Juifs soutiennent quils sont de la descendance dAbraham parce quils ont été engendrés directement par sa semence, parce quils ne sont pas nés de la fornication (Jn 8, 39-41). Jésus admet la coutume selon laquelle un homme épouse la veuve de son frère pour lui donner une descendance, mais dément que ce type de pratique va se poursuivre au ciel (Lc 20, 27-36). Jésus décrit le célibat de certains hommes comme celui de ceux qui se sont eux-mêmes rendus eunuques, une façon assez brutale de dire quun célibataire retient volontairement sa puissance dengendrement (Mt 19, 10-12). Lors quils décrivent la naissance de Jésus lui-même, les évangélistes restent dans la même ligne. Jésus est véritablement le Fils de Dieu parce que Marie na pas conçu à partir dune semence humaine, mais grâce à un substitut divin à cette semence. Ce qui a été engendré en elle vient de lEsprit-Saint (Mat 1, 20). La puissance du Très Haut la couverte de son ombre (Lc 1, 35). De sorte que la naissance de Jésus est le parfait exemple de la filiation divine que Jn définit comme celle de Ceux-là [qui] ne sont pas nés du sang, ni dun vouloir dhomme, mais de Dieu (Jn 1, 13). Le rôle de la femme est bien exprimé dans lexclamation dÉlisabeth : Heureuse celle qui ta porté et allaité ! (Lc 11, 27). Jésus admet cette idée et la reprend lui-même lorsquil décrit la tragédie future qui va frapper Jérusalem : Heureuses les femmes stériles et celles qui nont pas enfanté ni allaité. (Lc 23, 29). Une femme qui na pas denfants est appelée stérile : son sein est comme un sol inculte qui na reçu aucune semence. Cest dans ce sens quÉlisabeth est appelée stérile (Lc 1, 7, 25, 36). Quand il discute dune nouvelle naissance spirituelle, Nicodème demande Pourrait-il [lhomme] entrer une seconde fois dans le sein de sa mère ?. Jésus répond que dans le Royaume des Cieux, lhomme naît deau et dEsprit. Pour le dire crûment, dans cette sorte de mariage quest le baptême, le Saint-Esprit joue le rôle du père qui fournit la semence tandis que leau remplit celui du sein maternel (Jn 3, 4-8). Jésus a en tête cette idée juive de la conception lorsquil décrit sa passion. Sa mort est comme un grain de blé qui tombe en terre, qui meurt puis qui renaît en portant beaucoup de fruits (Jn 12, 24). Lanxiété et la souffrance de la naissance seront oubliées une fois que le nouveau-né sera venu au monde (Jn 16, 21). Bien que de tels textes ne constituent nullement des déclarations officielles sur le fonctionnement de la relation sexuelle (ne discutons pas ici la question de savoir sils sont inspirés), ils montrent à lévidence que Jésus sest conformé aux conceptions de ses contemporains dans tous les domaines de ce genre. Le mythe social qui met lhomme sur un piédestal a entraîné dénormes conséquences par la façon dont le Juif de lAncien Testament comprenait sa religion et la pratiquait. Les hommes et les femmes nétaient certainement pas égaux en matière de religion ni dans lalliance avec Dieu. Quelques faits frappants nous aideront à comprendre les implications de cette situation. Linégalité commençait à la naissance. Quand un enfant naissait, la mère était considérée comme rituellement impure pour quelque temps. Si lenfant était un garçon, elle était impure durant quarante jours ; dans le cas dune fille, pendant quatre-vingts jours (Lév 12, 1-8). Chaque premier-né mâle comme tout ce qui ouvre le sein maternel devait être racheté par un sacrifice spécial. Une fille ne comptait pas (Ex 13, 11-16). Tous les enfants mâles devaient être circoncis le huitième jour après leur naissance. Ceci était une condition essentielle pour avoir part à lalliance, condition plus ou moins parallèle à notre baptême qui scelle notre appartenance à lÉglise. Cependant, il nexiste pas de rite dinitiation équivalent pour les femmes (Gen 17, 9-14). Tout cela était de la plus haute importance pour signifier que Dieu a conclu son alliance avec les hommes, les fils dIsraël. Les femmes ne participaient quindirectement à lalliance, à travers leurs pères et maris. En matière de religion, une femme ne pouvait agir en tant que personne autonome, indépendamment, de son propre droit. Un vu en matière religieuse fait par une femme nétait valable que sil était ratifié par son père ou son mari (Nb 40, 2-17). Les femmes ne pouvaient offrir de sacrifices. Elles nallaient au temple pour le culte que par initiative personnelle, elles nétaient pas soumises à cette obligation. Trois fois par an, tous les hommes viendront voir la face du Maître le Seigneur (Ex 23, 17). Les dispositions du temple de Jérusalem limitaient même laccès des femmes au sanctuaire central. Alors que les hommes pouvaient pénétrer dans la cour dIsraël qui faisait face à lenclos sacré où se trouvait lautel des holocaustes, les femmes devaient rester en arrière dans la cour des femmes. Comme ladministration, la guerre, la vie familiale et le commerce, la religion était aussi un domaine réservé aux hommes. Yahvé lui-même était décrit comme un homme. Les titres sous lesquels il était invoqué, Roi, Maître, Chef des Armées, Juge, Père... suggèrent toujours une image masculine. Les prophètes pouvaient parler de lui comme un époux endurant linfidélité de son épouse rebelle, Israël (Os 3, 1-5). Lidolâtrie et le culte rendu à dautres dieux étaient comparés à la fornication et à ladultère. Et bien que les femmes puissent prier Dieu et parfois même être son porte-parole (voyez une prophétesse comme Débora, Juges 4, 1-9), religion et révélation étaient essentiellement un terrain de rencontre entre Dieu, lHomme et son fils premier-né, le mâle israélite. Lesprit de ceci se retrouve très bien dans les mots adressés par Dieu à Job :
Dans ce contexte religieux, il est évident que lon ne pouvait imaginer une femme devenir prêtre. La loi mosaïque réserve le ministère sacerdotal à Aaron et à ses fils (Lév 8, 1-36). Il allait si évidement de soi pour les Juifs que le prêtre devait être un homme que lAncien Testament ne contient aucun texte excluant explicitement les femmes de la prêtrise. Quand on y parle de prêtres, il sagit toujours dhommes. Labîme immense qui sépare les prêtres des femmes est très clairement indiqué par certaines obligations légales où le caractère sacré du prêtre est protégé de toute contamination due à des contacts avec les femmes. Un prêtre devait épouser une vierge. Il ne lui était pas permis dépouser une femme profanée par la prostitution ou le divorce (Lév 21, 7-9). La femme dun prêtre et ses filles pouvait manger de sa nourriture, y compris la viande offerte en sacrifice (Lév 22, 13). Mais certains sacrifices étaient sacrés. Seuls les hommes pouvaient en manger (Nomb 18, 8-10). Quand David et ses compagnons eurent faim et quil ny avait dautre nourriture que le pain sacré, le grand prêtre le leur donne avec réticence, et seulement que si les garçons se sont gardés des femmes depuis plusieurs jours (1 Sam 21, 4-6). Dans une telle culture, une femme à lautel était simplement impensable. Bien sûre: Jésus-Christ avait une autre vision. Il était différent. Dans son ministère, Jésus a montré une grande ouverture vis-à-vis des femmes. Lévangeliste Luc voit dans louverture de Jésus les germes dun futur ministère féminin. Jésus-Christ a aboli le sacerdoce de lAncien Testament basé sur la race, la famille et le sexe et a institué le sacerdoce universel des fidèles. Mais il ne pouvait pas choisir une femme parmis les apôtres parceque la société contemporaine nétait pas preparée pour une telle révolution sociale. Conclusion : Jésus a dû se conformer aux conceptions de son temps Toutes ces lois étaient toujours en vigueur au temps de Jésus. Tous les dirigeants religieux - quil sagisse des prêtres, des scribes, des pharisiens ou des rabbins - étaient des hommes. Si cela constituait le climat religieux de lépoque, devons-nous nous étonner que Jésus nait appelé que des hommes comme apôtres ? Pour le dire autrement : confier un ministère à des femmes aurait demandé une révolution sociale considérable, même plus importante quune réforme religieuse. Même si Jésus avait voulu renverser les structure sociales de la société dans laquelle il vivait, il est douteux quil eût pu y arriver en si peu de temps. Un mythe social vieux de nombreux siècles est si incrusté dans le tissu de la vie sociale et dans les idées communément admises quil ne peut être déraciné, même par un homme-Dieu, par seulement trois ans de prédication. Mais Jésus na pas voulu déclencher tout de suite une libération sociale. Bien que son enseignement et son action rédemptrice contiennent les principes qui rendent possible une véritable égalité sociale, Jésus sest interdit de déclencher une révolution. Il a refusé dêtre impliqué dans la lutte politique en vue de lindépendance. Il a accepté la discrimination envers les femmes comme une réalité de la société dans laquelle il vivait. En choisissant uniquement des hommes pour assumer les fonctions dirigeantes dans lÉglise, le Christ sest simplement soumis aux limites sociales que lui imposait la société de son temps. Que penser - direz-vous - des arguments invoqués par Rome pour illustrer la rupture courageuse avec la coutume établie effectuée par Jésus ? Voici ma réponse. En fait, Jésus a introduit un nouveau principe dordre religieux qui met les femmes sur pied dégalité avec les hommes dans son Royaume. Les femmes, par le baptême, partagent son sacerdoce. Ceci a posé les bases pour leur admission à part entière au sacerdoce ministériel. Texte de John
Wijngaards. |
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