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La dominance masculine dans l’Ancien Testament

La dominance masculine dans l’Ancien Testament

1. La société juive avait élaboré son propre mythe social de la dominance masculine. Ce mythe social a tout naturellement été incorporé à l’Écriture sainte. Tout comme la conception de la “terre plate” fait partie intégrante des récits de la création sans que cela implique une approbation divine de cette idée, de même l’organisation sociale a imprimé sa marque sur différents textes religieux sans faire partie pour autant de la doctrine.

2. Au temps de l’Ancien comme du Nouveau Testament, la société juive était dominée par les hommes. Toutes les relations familiales tournaient autour du Père (le patriarche).

La dominance masculine se reflétait aussi dans la langue hébraïque : “Ishâh”, femme, était dérivée de “ish”, homme (Gen 2, 23).

3. Tout comme dans d’autres sociétés, nous trouvons aussi parmi les Juifs un mythe culturel très prégnant conçu pour mettre en relief la position centrale de l’homme. On peut relever des reflets de ce mythe dans les expressions de la pensée juive extra-biblique. Ainsi, l’infériorité de la femme est prouvée par le fait que la création d’Adam est montrée comme un brillant succès alors que les différentes tentatives faites par Dieu de créer la femme sont présentées comme une série d’échecs.

R. GRAVES et R. PATI, Hebrew Myths [Mythes hébreux], London, Cassell 1964, pp. 65-69 ; 89-90.

4. Nous ne devons pas être surpris que le mythe social de la dominance masculine imprime sa marque à l’Écriture sainte. En voici quelques exemples :

a) La représentation de la divinité. La représentation du monde des dieux dans l’imagination de l’homme constitue un des moyens de renforcer le mythe social. C’est la raison pour laquelle il était tout à fait naturel que Dieu soit décrit comme s’il était un homme ; de même le Christ ne pouvait être admis comme incarnation de Dieu qu’à la condition d’être un homme.

b) La liturgie sacramentelle. Dans l’Ancien Testament, les règles qui réservaient le ministère sacerdotal aux seuls hommes (Lév 8), qui limitaient l’accès des femmes à une partie du Temple et attachaient une impureté rituelle à la mise au monde d’un enfant (Lev 12, 1-8 ; 15, 19-24) sont des illustrations d’une expression liturgique du mythe social. On a pu encore en voir des traces dans la gêne éprouvée dans les premiers temps du christianisme quant à la participation entière des femmes à l’assemblée liturgique (Cor 11, 2-16 ; 14, 33).

c) Éthique familiale. Les devoirs du père de famille envers son épouse (Sir 9, 1-9 ; 36, 21-27) ou envers ses enfants (Sir 7, 22-26 ; 22, 3-6 ; 42, 9-11), d’une épouse vis-à-vis de son mari (Sir 25, 13-26 ; 26, 1-18), et des enfants vis-à-vis de leurs parents (Sir 3, 1-16 ; 7, 27-28 ; 25, 3-6) sont tous des illustrations de la façon dont des structures sociales sont conditionnées par un mythe. Le code familial du christianisme primitif reflète aussi les mêmes valeurs sociales quand il décrit le rôle des époux (1 P 3, 7 ; Col 3, 19 ; Ép 5, 25-26), des épouses (1 P 3, 1-6 ; Col 3, 18; Ép 5, 22-23 ; 1 Tm 2, 9-15) et des enfants (Col 3, 20 ; Ép 6, 1, 3).

d) Symbolisme religieux. L’image du mariage entre Yahvé et Israël relève de ce domaine (Os 3, 1-5 ; etc.). L’idolâtrie est comparée à la fornication et à l’adultère (Ez 16, 15-43 ; etc.). Dieu parle aussi à la manière d’un père punissant ses enfants (Es 1, 2-6 ; 43, 5-7 ; etc.).

La force de pénétration de ce système de valeurs est due au rôle fondamental joué par le “mythe” social qui construit la société de l’intérieur.

5. D’un point de vue scripturaire, il est important que nous admettions cet aspect incarné du message afin de pouvoir le distinguer du message révélé. La Parole de Dieu adressée à l’humanité doit nécessairement être exprimée à travers le langage humain et être comprise dans le système de pensée du peuple qui la reçoit. Ce serait une gaffe théologique néfaste de confondre la manière humaine de s’exprimer et le message divin lui-même.

Texte de John Wijngaards.
Traduction française par Jacques Dessaucy.


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