Nederlands/Vlaams Deutsch Francais English language Spanish language Portuguese language Italiano
Catalan Czech Esperanto Greek Igbo Japanese Korean Latin Malay language Norwegian Polish Swahili Tagalog
Openingspagina!

Cornelius A. Lapide

Cornelius A Lapide

Comment juger la tradition?
* tradition scripturaire
* tradition dynamique
* tradition ‘latente’
* tradition bien documentée

CORNELIUS A. LAPIDE, Commentaria in Scripturam Sacram. Anvers (1616), Paris 1868.vol.18, pges 353-354, 396.

Commentaires de Cornelius A Lapide sur Timothée 2, 12-13

Traduction: John Wijngaards

Verset 12

Quoi qu’il en soit, je ne permets pas à une femme d’enseigner – dans l’Église ou dans une assemblée publique dans laquelle se dit la prière habituelle, ce qui est débattu ici. C’est ainsi que nous lisons dans 1 Corinthiens 14,34: «Les femmes doivent rester silencieuses dans les églises: car il ne leur est pas permis de parler, mais elles doivent être soumises. La règle dit que, si toutefois elles veulent apprendre quelque chose, qu’elles le demandent à leur mari à la maison. Il est en effet scandaleux pour une femme de parler dans l’enceinte d’une église.»

En effet ainsi que le rapporte Théophylactus, certaines femmes, à l’époque de Paul, avaient reçu le don de prophétiser. Donc l’apôtre impose son veto pour éviter qu’elles n’imaginent qu’il leur serait permis de parler et de prophétiser à l’église et ceci à cause de la décence, de la modestie et de l’infirmité et de la loquacité des femmes tout à la fois, comme le disait Chrysostome, et aussi pour qu’elles pratiquent le respect et la soumission envers leurs maris, une soumission qui exige que la femme reste silencieuse quand il est présent, particulièrement dans l’église et en ce qui concerne le sacré.

Car, dans l’intimité de son foyer, Priscilla enseigna la foi dans le Christ à l’homme éloquent Apollon (Actes 18,26). Et, en Titus 2,4 l’Apôtre exprime le souhait que les mères enseignent en privé à leurs filles et à leurs servantes, la prudence et la modestie. Une femme croyante reçoit également le commandement de convertir et d’instruire son mari incroyant (1 Corinthiens 7,16). C’est ainsi que Sainte Cécile instruisit son mari, Valère, dans la foi du Christ; Sainte Nathalie, Hadrien; Sainte Monique, Patrice; Sainte Martha, Marius, Théodelinda, Agilulphus, Roi des Lombards; Clotilde, Clovis, Flavie Domitille, Flavius Clément. Car comme le dit Chrysostome dans Homélie 60 sur Jean: «Rien n’est plus efficace qu’une femme bonne pour instruire et entraîner un homme dans tout ce qu’elle veut. Un homme supporte moins aisément d’un ami, d’un professeur ou d’un supérieur ce qu’il supporte de son épouse qui le sermonne et l’avise. En effet, les admonitions de sa femme sont revêtues d’un certain pouvoir sensuel puisqu’elle aime plus, ou, comme le pensent certaines personnes, est mieux aimée que ce qu’elle recommande.»

Souvenez-vous aussi que l’Apôtre n’interdit pas seulement qu’une femme enseigne en public, disons dans une église, mais qu’il ne lui permet pas non plus d’enseigner en privé, si elle voulait le faire par la force ou par autorité. C’est l’explication de ce qui suit:

Elle ne peut pas dominer non plus –en grec, authentein, c’est-à-dire ‘prendre l’autorité sur’—son mari [je ne permets pas non plus à une femme], mais elle doit rester silencieuse – ce qui en grec est hesuchiai, c’est-à-dire ‘ au calme’.

Chrysostome dit que ce silence, cette pudeur, cette modestie apporte plus de beauté à la femme que ne le ferait un ornement précieux. Et comme le dit Euripide dans Héraclite «Le don le plus beau d’une femme est le silence et la modestie et qu’elle possède la paix intérieure». C’est pourquoi (Grégoire de) Naziance loue sa sœur Goronia de cette manière: «Qu’est ce qui est plus prudent que le silence? Qui savait les choses sacrées mieux qu’elle, à la fois par l’oracle divin et par sa propre intelligence et sa profondeur de vues?» Et encore: «Qui parlait moins qu’elle, en restant à l’intérieur des limites de sa piété féminine?»

En se basant sur le texte de l’Apôtre, Epiphane (Haeres 49) réfute l’hérésie de Quintilien qui avait promu les femmes à l’épiscopat et à la prêtrise en l’honneur d’Ève et à sa louange. Car si l’Apôtre ne permet pas à une femme d’enseigner ni même de parler à l’intérieur de l’Église, qu’aurait-il donc dit s’il avait vu ce que nous avons connu dans notre monde, c’est-à-dire une femme à la tête d’une église comme directrice et professeur? Ne se serait-il pas exclamé «Quelle monstrueuse horreur!» Certainement ceux qui se choisissent un chef aussi monstrueux et qui refusent de reconnaître le chef constitué par le Christ, c’est-à-dire Saint Pierre et ses successeurs se placent eux-mêmes ouvertement devant le juste jugement de Dieu!

Verset 13

En effet, Adam a été formé le premier; ensuite, Ève. Et Adam n’a pas été séduit, mais la femme a été séduite et entraînée au péché. Cela signifie ceci: la femme doit rester silencieuse et apprendre. C’est-à-dire qu’elle ne peut enseigner et qu’elle doit être soumise à son époux parce que l’homme la surpasse, d’abord à cause de la dignité d’avoir été la première créature. En effet, Adam a d’abord été créé le premier, ensuite Ève a été créée à partir d’Adam. Ensuite, à cause de la force de son intelligence. Ève s’est laissé en effet séduire très facilement et imprudemment, mais Adam, non . Chrysostome dit la même chose, notant que, si on suit l’exemple de la première femme, Ève, toutes les femmes sont implicitement accusées d’imprudence et de légèreté.

Verset 14

Adam n’a pas été séduit, mais la femme a été séduite et entraînée au péché.

«Séduit» - en grec apatheisa,c’est-à-dire ‘trompé’.Cela signifie que la femme a été trompée, ensuite a péché et a commencé à transgresser le commandement du Seigneur.

La question est la suivante: Pourquoi Adam est-il dit n’avoir pas été séduit alors qu’il avait été trompé par Ève et avait accepté la pomme défendue et qu’il l’avait mangé? Il y a cinq explicationsà cela:

La première: Le Maître [Pierre le Lombard] répond à cette question (dans II, dist 22.) On dit qu’Ève seule a été séduite parce qu’elle avait cru aux trois promesses du serpent si elle mangeait du fruit défendu,: elle ne mourrait pas, elle deviendrait pareille à Dieu, elle aurait la connaissance du bien et du mal. Certains Pères de l’Église ne partagent toutefois pas cette analyse. Ils notent qu’Adam également avait cru en ces trois promesses comme nous le voyons dans la Genèse 3,22 où Dieu se moque de la crédulité d’Adam et de son appétit pour l’omniscience et la divinité. «Voyez Adam est devenu comme s’il était l’un de nous, connaissant le bien et le mal.»

La seconde: D’une manière plus appropriée, Ambroise dit «la femme a été séduite et poussée au péché» Elle était l’auteur du péché pour son mari et non l’inverse.

Troisièmement: D’autres répètent le mot ‘d’abord’ du verset précédent: Adam n’a pas été séduit d’abord, mais bien Ève. C’est ce que disent Théodoret, Oecumenius, Haymo.

Quatrièmement: D’autres expliquent cela de cette manière: Ève a chuté car elle était persuadée que Dieu ne leur avait pas interdit de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, et Adam, non. Donc Adam n’a pas été séduit, mais, en toute connaissance de cause et volontairement,il a violé le commandement de Dieu.

Cinquièmement, et d’une manière plus convaincante: ‘ Ève a été séduite’ parce qu’elle a été séduite par le Serpent qui voulait la tromper. C’est pourquoi elle a aussi professé qu’elle a été trompée par ce Trompeur, lorsqu’elle dit: «Le Serpent m’a trompée». Adam cependant n’a pas été ‘séduit’, c’est-à-dire trompé par le Serpent: car le Serpent n’a pas osé approcher un homme, mais plutôt une femme qu’il savait plus facile à tromper.

C’est la raison pour laquelle Adam ne s’excuse pas également d’avoir été trompé par le Serpent ou par qui que ce quoi d’autre, mais seulement parce qu’il a été poussé par sa femme.– En effet, Ève n’avait pas l’intention de tromper Adam, mais elle voulait simplement l’inciter à manger un bout de cette pomme et il l’avait fait. – En réalité, elle avait simplement joué son rôle habituel de partenaire. «La femme, disait-il que vous m’aviez donnée comme partenaire, me l’a cueillie de l’arbre et, je l’ai mangée.»

Mais notez bien qu’aussitôt qu’Adam eut admis que la femme avait désobéi, il voulait manger de l’arbre de vie. Tout gonflé d’orgueil, il était aveuglé. Il a donc cru aux promesses du Serpent et voulait être semblable à Dieu et il espérait atteindre l’omniscience en mangeant la pomme comme je l’ai déjà dit. C’est pour cela que Dieu dit en se moquant «Voyez, Adam est devenu l’un d’entre nous, reconnaissant le bien du mal». Donc aussi, Theophylacte, Ambroise, Chrysostome, Anselme, Augustin (De Civitate, livre 14,chap 17), Jérôme (Contra Jovianus, livre 1)

C’est pourquoi Paul dit ce qui suit:

Premièrement. La femme, ayant été séduite par le Serpent, est inférieure à l’homme en raison et en prudence et doit lui être soumise.

Deuxièmement. Donc, Dieu l’a aussi justement soumise à son mari en punition du péché dans lequel elle a entraîné l’homme. Comme Chrysostome et Oecuménius le remarquent, à cette occasion, une femme mal instruite et ayant corrompu l’homme et tout le reste, ne devrait donc plus enseigner, mais rester silencieuse et apprendre par l’homme comment bien parler et bien agir. Écoutez Tertullien (De habitu Mulierum) qui dit à la femme «Vous êtes les portes du Diable qui a découvert cet arbre [défendu]. vous êtes la première à avoir trahi la loi divine. Vous êtes la personne qui l’a attaquée alors que le Diable ne pouvait pas l’approcher. Vous avez facilement trompé un homme qui est l’image de Dieu. À cause de cela, ce que vous méritez est la mort. Même le Fils de Dieu a dû mourir.»

Retraduit de l’Anglais par Françoise Bourguignon.

Trouvez des liens! Faites ce site une favorite! Donnez information sur notre URL Questions? Faites votre site partie de notre reseau Women's Ongoing Internet Consultation Les 'Ami(e)s' nous donnent des contributions Aidez-nous!

Veuillez indiquer que ce document est publié par www.womenpriest.org