Une description complète et documentée, arguments et conclusions avec des réponses approfondies sur la question de savoir

Si les femmes sont des êtres humains ?!

Grund = und probierliche Beschreibung….Belangend die frag Ob die Weiber Menschen seyn oder nicht?Auteur anonyme 1618. Réimprimé en 1619,1671,1673,1720. rexte allemand récemment publié dans les Archiv für philosophie - und theologie - geschichtliche Frauenforschung, vol IV, ed. Elizabeth Gösmann, Iudicum Verlag, Munich, 1996, pp 101 - 124.

Traduction anglaise © John Wijngaards. Retraduction de l'Anglais au Français : Françoise Bourguignon

La numérotation des sections et les commentaires entre parenthèses ont été ajoutés par John Wijngaards

[Page de Titre]

Une description complète et profonde /arguments et conclusions, avec des réponses approfondies.

Sur la question de savoir si

Les femmes sont des êtres humains ou non?

Principalement basée sur les Ecritures Saintes, le reliquat d'autres auteurs et l'expérience elle-même / encore inédit en Allemand, mais disponible maintenant pour la bonne instruction de chacun.

Dédié au sexe féminin/ à sa défense comme il le mérite / écrit d'une manière amusante et publié sous forme d'une conversation.

Par un amoureux spécial de l'amour et de la modestie, anno 1617

Imprimé dans l'année 1618

[Introduction]

Au lecteur bien intentionné

On le sait, assez souvent, des discussions et des traités semblables ont été imprimés concernant la question de savoir si les femmes étaient ou non des êtres humains.

Sans aucun doute, à partir de ces livrets, on a tiré des arguments, traduits en Allemand, et cités au hasard, ce qui ne peut manquer d'agacer le sexe féminin.

Ces arguments sont présentés ici en ordre logique et accompagnés de répliques qui les réfutent et les désapprouvent.

De telle manière que les hommes et les femmes puissent lire la même chose

avec un profit particulier (pour chacun).

Grand bien vous fasse!

______________

[Note du traducteur : Nous publions ce texte parce qu'il illustre les préjugés théologiques à l'encontre des femmes, préjugés qui avaient cours au temps où la Congrégation pour la Doctrine dit : « depuis cette période (le Moyen-Age) et jusqu'à notre époque, on peut dire que la question ( de l'ordination des femmes),n'a plus été soulevée, car la pratique a bénéficié d'un acceptation paisible et universelle ». Inter Insigniores § 7]

  1. [ Mise en scène.]
  2. [Les Ecritures ne disent pas que les femmes sont des êtres humains.]
  3. [Marie est un être humain, mais c'est seulement une exception.]
  4. [Les femmes n'ont pas une intelligence humaine.]
  5. [On interdit aux femmes de tenir des charges publiques. ]
  6. [Les femmes ne sont pas capables d'utiliser un langage humain complet.]
  7. [On interdit aux femmes de parler dans les églises.]
  8. [L'intelligence des femmes est juste une ruse animale.]
  9. [Les femmes n'ont pas été créées à l'image de Dieu.]
  10. [La femme a été créée seulement pour aider l'homme.]
  11. [L'homme seul a reçu l'autorité du Créateur.]
  12. [L'homme seul fut créé directement par Dieu. ]
  13. [Le Christ a comparé les femmes aux chiens.]
  14. [Les hommes qui recherchent la sainteté ne devraient pas parler aux femmes.]
  15. [Le Christ a dit que les femmes ne peuvent être sauvées.]
  16. [Les femmes n'étaient pas circoncises.]
  17. [Les péchés des femmes sont seulement des péchés animaux.]
  18. [ Les femmes souffrent en accouchant, comme les animaux.]
  19. [Les gens qui sont attachés aux valeurs spirituelles devraient s'éloigner des femmes.]
  20. [L'histoire de la papesse Jeanne est fausse.]
  21. [Le péché n'est pas imputé aux femmes parce qu'elles ne sont pas des êtres humains.]
  22. [Les femmes ne ressusciteront pas au dernier jour. ]
  23. [Quand une femme meurt, elle retourne au néant.]
  24. [Les femmes sont illettrées.]
  25. [Le fait que le Christ ressuscité soit apparu d'abord aux femmes ne signifie rien.]
  26. [Le Christ savait que les femmes ne peuvent garder des secrets.]
  27. [Les femmes ne peuvent être des témoins valides.]
  28. [Saint Thomas a été renvoyé à cause du témoignage des femmes.]
  29. [Les apôtres rejetaient le témoignage des femmes.]
  30. [Les femmes ne devraient pas être baptisées.]
  31. [L'Écriture réserve le baptême aux hommes.]
  32. [Les femmes ne participaient pas à la dernière Cène.]
  33. [Le Christ ne veut rien avoir à faire avec les femmes.]
  34. [Les femmes doivent porter le voile parce qu'elles sont impures.]
  35. [Pour être parfait, il faut abandonner le contact des femmes.]
  36. [Les femelles qui naissent sont des anomalies.]
  37. [L'anormalité des femmes se révèle dans leurs menstrues.]
  38. [L'Ecclésiaste dit que les femmes sont mauvaises.]

Une discussion amusante pour savoir si les femmes sont oui ou non des êtres humains ?

CAST:

[§ 1. Mise en scène]

Woman's Quarrel

Frère Andy:

Bonjour, Révérend Frère Eugène, comment allez-vous ? Est-ce que vous aimez toujours autant les femmes? Je comprends que, même à votre âge avancé, si votre état ne l'empêchait pas, vous vous marieriez volontiers.

Père Eugene:

Merci, mon cher André, toujours prêt à dire des blagues, hein ! Attention à ne pas le regretter. Franchement je ne vois aucune raison d'être votre ennemi. Des gens pieux comme nous sont d'habitude facilement tracassés par leur conscience, non ? Ha, ha !

Frère Andy:

Je connais des tas de bonnes raisons pour lesquelles les femmes devraient nous tracasser ! Je pourrais vous en dire tout plein - comment en serait-il autrement ?-

Père Eugene:

J'aimerais bien les entendre. Venez, entrons chez ce libraire, ici à côté comme si nous voulions regarder un petit bouquin pendant que les gens quittent l'église après la messe. Nous pourrons discuter de ce sujet tout notre content.

Frère Andy:

L'assistant du magasin va nous voir et nous chasser !

Père Eugene:

Comment peut-il savoir ce que nous nous disons l'un à l'autre. Allons donc ! A propos de ce petit bouquin? Vous n'avez pas besoin d'avoir peur pour ça !

[§ 2. Les Ecritures ne disent pas que les femmes sont des êtres humains.]

Frère Andy:

OK, je ne veux pas vous garder plus de temps qu'il ne faut. Voici un argument contre l'erreur très répandue que les femmes sont des êtres humains. Comme je le disais, c'est extrêmement banal! Je vous laisse réfléchir : dans toute l'Ecriture, il n'y a aucun endroit où on lit que, explicitement ou implicitement, les femmes sont des êtres humains.

Père Eugene:

Ha !ha !ha ! Ça serait vraiment bizarre, en effet ! Cherchez et vous trouverez. Cherchez bien, je veux dire, parce que je ne suis pas venu étant préparé à cette discussion. Je me rappelle pas mal de textes qui montrent qu'on peut trouver des arguments explicites et implicites (1) Explicites : dans l'Ancien Testament (Ex 13) « Dédie-moi ( c'est Dieu qui parle) chaque premier né mis au monde parmi les enfants d'Israël, tous, parmi les gens et parmi le bétail » . Dans le Nouveau Testament, est-ce que les histoires de l'Evangile n'appellent pas le Christ, le Fils d'un Etre Humain « né d'une femme, Marie (Gal 4) » Implicites : dans l'Ancien Testament, « Abigaïl, une femme de grande intelligence » (1 Sam 25). « Une épouse intelligente est un don du Seigneur » (Prov 19). Aussi dans Heb 2 « Le Christ a pris la semence d'Abraham », la semence d'un être humain, pas d'un ange, comme dit l'Apôtre. Et maintenant, c'est la semence de la femme qui « marche sur la tête du serpent « (Gen 3). Et Pierre et les Apôtres disent (Pet 3) que là étaient les âmes (c'est-à-dire, dans la langue des Ecritures Sacrées, les êtres humains avec intelligence) dans l 'Arche de Noé ( qui contenait la femme de Noé aussi, Gen 7). Pour ne pas mentionner beaucoup d'autres textes !

[§3. Marie est un être humain, mais c'est seulement une exception.]

Frère Andy:

Je ne peux pas discuter cet argument, mais il a peu de poids pour prouver le sujet en cause. Vous mentionnez Marie, par exemple, la mère du Christ, mais ce n'est pas juste, pour trois raisons que je vais brièvement indiquer. Pour commencer, Marie est un être humain, mais pas par nature, seulement par la grâce, parce que l'ange lui dit : « Vous êtes pleine de grâces ». Nous n'avons jamais trouvé une telle expression mentionnée à propos d'autres femmes. Qu'avez-vous à répondre à ça ?

Père Eugene:

Que Marie, la Mère de Dieu, était un être humain, elle était humaine par nature, simplement comme tout le monde. Par la grâce, elle est devenue un être humain béni, même la plus bénie d'entre toutes les femmes.

Frère Andy:

En deuxième lieu, nous trouvons cette particularité : Marie, la Mère bénie du Christ, peut être, à juste titre, appelée un être humain parce qu'elle a enfanté sans l'aide d'un homme. Ce n'est que si les femmes pouvaient enfanter sans hommes, que nous pourrions les appeler des êtres humains, mais pas autrement.

Père Eugene:

Marie a enfanté sans homme (1) pas comme si elle en avait le pouvoir en elle de son propre gré, mais par l'intercession de L'Esprit-Saint(2). Elle n'a pas mis au monde un être humain ordinaire, mais Le Messie, et le Sauveur du monde. C'est pourquoi il n'est pas nécessaire que la même chose arrive aux autres femmes.

Frère Andy:

En troisième lieu, comment se fait-il que le Christ dise que, parmi tous ceux qui sont nés d'une femme, personne n'est plus grand que Jean le Baptiste ? Pourquoi ne dit-il pas cela de lui-même, puisqu'il est beaucoup plus grand que Jean le Baptiste ? Je ne vois aucune autre raison excepté que Lui, Christ, était né d'un être humain, Mais Jean était né d'une femme.

Père Eugene:

Ici, ce n'est pas vraiment une question de nature ni d'origine selon la chair, mais de la réalisation de quelqu'un et d'un état externe. Parmi tous ceux nés d'une femme, nul n'est plus grand que Jean le Baptiste, qui a été élevé à une si grande dignité par Dieu qu'il pouvait le désigner de la main comme le sauveur incarné, préparer son chemin et être son ange et son précurseur. En deuxième lieu, Christ (alors qu'Il semble moindre extérieurement et méprisé) est encore plus grand que Jean parce qu'Il est et reste le Messie et le Sauveur du monde, Jean est seulement son serviteur.

[§4. Les Femmes n'ont pas une intelligence humaine.]
Les théologiens médiévaux ont souvent diminué l'intelligence des femmes. Voyez Saint Gratien,, Durandus et Scotus.

Frère Andy:

Ce que vous avez cité plus haut, à savoir que les femmes ont une intelligence, ne prouve rien. Les anges et les diables ont aussi de l'intelligence et pourtant ils ne sont pas et ne seront jamais des êtres humains.

Père Eugenius:

Tout d'abord, les humains ne diffèrent pas par l'intelligence des anges ni des autres esprits, mais des animaux stupides, parmi lesquels vous voudriez que nous comptions les femmes si elle ne possédaient aucune intelligence (2). En outre, cela concerne moins une intelligence angélique qu'une intelligence humaine, qui, puisque les humains sont faits d'une âme et d'un corps, est plus terrestre et plus sensible. Dans ces textes, on parle seulement d'intelligence humaine. C'est pourquoi les femmes également doivent être considérées comme des êtres humains.

[§5. On interdit aux femmes d'assumer des charges publiques.]
Cette interdiction provient du Droit Romain et a été adoptée par l'Église.

Frère Andy:

Quoi ? Intelligence ? Si les femmes avaient une intelligence vraiment remarquable, pourquoi leur interdirait-on d'assumer les tâches qui requièrent de l'autorité ?

Père Eugene:

Cher ami, ne croyez-vous pas (1) qu'il faille plus pour assumer des tâches que simplement l'intelligence, il faut un statut public, de l'expérience, une solide constitution, de la constance en paroles et en actions et plus encore de qualités qui se trouvent plus chez l'homme et le rendent préférable aux femmes (2). On défend aux femmes d'assumer des tâches quand il se trouve des hommes qui peuvent les assumer. Quand les hommes adéquats viennent à manquer, comme des exemples le démontrent, on n'interdit pas aux femmes d'assumer des tâches, particulièrement celles qui impliquent des responsabilités matérielles. Oui, nous voyons souvent que Dieu accomplit plus par l'intermédiaire des femmes que par celui des hommes. On le voit clairement par (la vie de) l'Impératrice Irène, Margaret de Danemark, qu'on appelle également Sémiramis, Catherine Cornélia, Reine de Chypre, Elizabeth, Reine d'Angleterre etc. etc. Il reste donc vrai que les femmes, créatures intelligentes de Dieu, sont par nature de véritables êtres humains. C'est pourquoi elles peuvent parler intelligemment et avec sagesse comme seuls les êtres humains peuvent le font.

[§6. Les femmes ne sont pas capables d'utiliser un langage humain complet.]

Frère Andy:

Frère Andy Quoi ? Parler, dites-vous? Ce point en ne pèse pas en leur faveur. Pensez donc que même des oiseaux ont pu apprendre à parler. L'âne de Balaam parlait aussi (Nomb 22). Mais cette étincelle d'intelligence n'en a pas fait des êtres humains.

Père Eugene:

Il y a une grande différence (1) En ce qui concerne les oiseaux, ils ne parlent pas naturellement, mais seulement quand leur langue a été déliée et guidée par un être humain (2). En plus les quelques mots qu'ils arrivent à dire sont incomplets et inintelligibles (3) Est-ce que cette manière de parler ne devrait pas être considérée comme lorsqu'un chien saute et aboie à l'énoncé de son nom, plutôt que de lui attribuer de l'intelligence? En effet les deux cas appartiennent plutôt aux sens externes que les humains ont en commun avec les animaux et qui sont dus aux habitudes. On peut expliquer l'âne de Balaam ainsi : il aurait été doué de parole à l'intervention spéciale de Dieu qui voulait que Balaam fût jeté à terre. Mais nous discutons d'une autre façon de parler, celle qui est naturelle et surgit de l'intelligence. S'il en était autrement, les membres du corps humain, créés pour être des outils et des instruments de parole, seraient inutiles.

[§7. On interdit aux femmes de parler dans les églises.]
pour les références, lisez 1 Cor 14,32-34 et 1 Timothée 2,12.

Frère Andy:

D'un autre côté, parler sans intelligence, ce n'est pas parler du tout, comme vous l'admettrez volontiers. Mais les femmes parlent sans intelligence réelle. L'injonction de Saint Paul le démontre clairement : il exige que les femmes se taisent (Cor 14). Les paroles des femmes donc ne comptent pour rien et on ne devrait pas les considérer comme des êtres humains

Père Eugene:

Oui, (1) parler correctement ou avec intelligence signifie communément parler de manière intelligible, clairement et avec toute la circonspection qu'impose le réel. Le discours de celui ou de celle qui ne parle pas ainsi compte pour rien et est aussi inutile qu'un son de trompette. De la même manière, dire la chose juste avec intelligence sur les sujets importants, comme dans les discussions religieuses et les autres débats, ou dans les exercices louables de dévotions et d'autres vertus, signifie : exprimer et présenter tout intelligemment et pour la véritable édification du public. Mais quoique les femmes la plupart du temps n'y arrivent pas , pas plus que les hommes, en revanche, elles ne sont pas dépourvues d'un discours authentique et intelligent (2). L'apôtre Paul ordonne aux femmes de garder le silence, pas comme si elles ne sont pas capables d'un discours intelligent ni qu'elles présument de leurs forces, mais dans le but d'établir et de maintenir le bon ordre dans les églises de Corinthe, pour éviter que ceux qui ne sont pas appelés à parler en public, en poursuivant leurs idées favorites, ne se mettent dans la tête de prêcher. Et ce serait aussi, au sens terrestre, un abus, si une femme confisquait la parole publiquement en présence d'hommes et prétende leur faire un sermon. Cela mis à part, je suis convaincu que nous ne devrions pas être honteux d'apprendre quelque chose de bon et de salutaire par les femmes (3). Toutefois, on sait bien que les femmes et particulièrement les mauvaises, ne disent pas souvent ce qui est juste, c'est-à-dire qu'elles ne parlent pas des choses dont il faut parler, ni d'une manière convenable.

[§8. L'intelligence des femmes n'est rien d'autre qu'une ruse animale..]

Frère Andes:

Il reste quelque chose dans cet argument dont nous devons encore parler.Vous avez, contre mon avis, mis en avant le fait qu'on devrait considérer que les femmes sont des êtres vraiment doués parce qu'elles sont prudentes et intelligentes. Mais, mon cher Père, excusez un ami de parler ainsi : cela ne soutient pas l'idée qu'elles auraient une nature humaine. En effet, en ce qui concerne la prudence et l'intelligence, nous avons l'enseignement du Christ (Mt 10) « Soyez prudents comme des serpents et simples comme des colombes ». Et dans les Proverbes 10, nous lisons : « Toi, homme paresseux, prends donc des leçons chez les fourmis. » Oui, seulement la connaissance de Dieu fait de l'homme des êtres humains, mais les femmes ont leur connaissance à elles, le peu qu'elles possèdent, par l'homme. C'est pourquoi elles réclament en vain le titre d'êtres humains.

Père Eugene:

L'intelligence du serpent, des fourmis et des autres animaux ne vient pas de leur esprit, mais c'est un instinct de nature, c'est-à-dire, une impulsion ou une pulsion de la nature qui a pour but de maintenir la vie et d'éviter des mésaventures. Cet instinct est inné dans toutes les créatures vivantes, mais ne peut être comparé à la prudence d'un être humain. (2). La connaissance de Dieu sauve les êtres humains, mais ne les rend pas humains à proprement parler. En effet la qualité d'humain vient de la nature dont Dieu lui-même est le Seigneur et le Créateur. Il importe peu de savoir d'où les femmes tirent leur connaissance ou combien elles en ont, aussi longtemps qu'elles n'en manquent pas. Car il n'y a pas de doute qu'en ce qui concerne un si faible récipient, il est vrai que « Mon pouvoir est fort dans la faiblesse » (2 Cor 12)

[§9. Les femmes n'ont pas été créées à l'image de Dieu.]
Voyez par exemple Tertullian, Ambrosiaster et le Droit de l'Église.

Frère Andy:

Assez sur ce sujet ! Ecoutez cet autre argument : c'est seulement celui qui a été créé à l'image de Dieu qui est un être humain. La femme toutefois n'est pas créée à l'image de Dieu, mais comme Imago imaginatae imaginis, une image copiée d'après une image de Dieu, donc, un homme. Et comme un homme reflète l'honneur de Dieu, la femme reflète ainsi l'honneur de l'homme.

Père Eugene:

Si l'homme a été créé à l'image de Dieu, la même chose s'appliquera à la femme. Pour cette raison : elle est Imaginis imagitatae Imago comme vous dites, une image de l'image de Dieu, l'homme. Comparez ceci avec l'exemple suivant : si un peintre ou un sculpteur a créé une image de lui-même, mais veut ensuite en avoir plus de copies ou si, par commodité, il fait des copies de la première copie, vont-elles cesser d'être son image? Le même raisonnement s'applique ici. C'est pourquoi Dieu lui-même dit « Créons l'être humain à notre image » (Gen 1). Et, dans (Gen 2) : « Il n'est pas bon que l'(être humain soit seul, je vais lui donner une aide. » En deuxième lieu, l'argument se retourne contre vous quand vous appelez la femme l'honneur de l'homme. Selon les enseignements de l'apôtre Paul (1 Cor 11), est-ce qu'un non-être humain pourrait être l'honneur d'un être humain?

[§10. La femme a été créée seulement pour aider de l'homme]
Voir les références de l'Écriture dans la Genèse.

Frère Andy:

Vous devez vous souvenir de deux choses à ce propos, la première est celle-ci : vous avez raison en rappelant l'établissement du mariage. La femme est créée pour aider l'homme et lui est donnée pour mettre au monde (les enfants). Mais de même que la plume est à l'écrivain ou l'aiguille à la couturière, la femme n'est pas un être humain, mais seulement une aidante.

Père Eugene:

C'est précisément à cause de cela qu'on peut prouver que les femmes sont des êtres humains. En effet (1) on les appelle des aidantes pour l'homme, et même qu'elles sont là pour lui, ou, comme le disent littéralement les mots elles sont simile sibi, comme lui. Par ceci, elles se distinguent non seulement des outils et des instruments qui aident l'homme dans son travail, mais aussi des gouvernantes, servantes et autres personnes qui l'aident également, mais qui après avoir rempli leur office, le laissent et vont où bon leur semble. On rattache à ceci aussi le fait qu'Adam lui-même appelait la femme elle-homme (Gen 2). En second lieu, la femme est faite pour être la compagne de l'homme pour la perpétuation de l'espèce ( c'est-à-dire, des autres êtres humains). Vous-même ne pourrez pas le nier, elle lui est seulement prêtée et confiée à son soin diligent. La comparaison que vous venez de faire, n'est donc pas juste. Il y a une différence palpable entre une femme, d'un côté et une plume ou une aiguille, de l'autre.

[§11. C'est l'homme seul qui a reçu l'autorité du Créateur.]

Frère Andy:

Pour soulever un autre point, Dieu dit à Adam : « Vous dominerez les oiseaux dans l'air, les poissons dans la mer et tous les animaux sur terre ». C'est pourquoi la femme est soumise à l'homme comme (n'importe quelle autre) bestia (animal sauvage), et les gens qui prétendent que la femme devrait être appelée un être humain doivent être hors de leur bon sens.

Père Eugene:

Cela me fait justement souvenir de ce que Moïse, homme de Dieu, disait. Ses mots exacts étaient ceux-ci : « Faisons des êtres humains une image de nous-mêmes, qui dominons les poissons dans la mer, etc. Dieu a créé l'être humain à son image et Il a créé l'homme et la femme, et Dieu les a béni en disant : « Croissez et multipliez et remplissez la terre, soumettez-la et dominez les poissons des mer etc » (Gen 1). D'abord, il apparaît clairement par là que l'homme et la femme jouissent ensemble de la domination sur la terre et les animaux selon les intentions de Dieu et sa volonté explicite. En second lieu, si Dieu avait confié et donné une telle domination à Adam avant que la femme ne fût créée, comment Dieu aurait-Il pu compter la femme parmi les bestiae et les animaux qu'Il avait déjà créés et qui passaient devant les yeux d'Adam. (Gen 2)? Le terme bestiae (= animal sauvage) et d'autres semblables peuvent justement être appliqués aux femmes méchantes, contre nature, mais nous parlons ici de nature et du nom d'être humain qui en découle.

[§12. Seul l'homme fut créé directement par Dieu.]

Frère Andy:

Le mot latin homo (= être humain) dérive de humus (=sol). C'est pourquoi une femme ne peut être appelée un être humain, parce qu'elle ne sort pas du sol mais d'une côte arrachée.

Père Eugene:

D'abord la dérivation du mot latin homo de humus a été solennellement affirmée dans l'avertissement que Dieu donne au premier être humain : « Tu es poussière et tu retourneras en poussière. » (Gen 3) Cependant, en même temps, comme je l'ai démontré plus haut, l'épouse, une image copiée de la première image Adam, est pourtant elle aussi une image de Dieu. Ici également, la femme fabriquée à partir d'une côte (c'est-à-dire de la terre et extraite de la terre), est terre elle-même et être humain. Elle meurt aussi comme l'homme (2). Le fait que la femme n'ait pas été directement créée de la terre, ne diminue pas seulement son excellence en aucune manière, mais au contraire l'augmente et l'agrandit puisqu'elle tire son origine d'un matériel plus noble qui avait été auparavant une partie d'un corps humain.(3). De plus, parmi les savants, les arguments basés sur la dérivation d'un mot, spécialement lorsqu'ils n'en sont pas certains ou que cela prête à controverse, sont considérés comme limités et fragiles. Ainsi Jules César Scaliger, qui de notre temps a rang de grand maître des étymologistes, fait dériver le mot homo non de humus, mais d'un mot grec qui signifie 'en même temps', 'en un tas' ou 'ensemble' ce qui démontre que l'être humain a été créé en couple, comme mari et femme.

[§13. Le Christ a comparé les femmes aux chiens.]

Frère Andy:

Le Christ lui-même ne compare pas la Cananéenne à un être humain, mais l'appelle un chien.

Père Eugene:

Elle est appelée un chien, non comme un chien lui-même ni comme si elle était vraiment un chien ou un autre animal brutal dans la nature, mais en comparaison aux juifs qui étaient à l'époque les vrais enfants de Dieu, en accord avec l'alliance de grâce que Dieu avait conclu avec eux.

[§14. Les hommes qui recherchent la sainteté ne devraient pas parler aux femmes.]

Frère Andy:

On reparlera plus tard de cet argument-là ! Ce qui me frappe justement maintenant, c'est que les Saints Apôtres (Jn 4) étaient choqués quand ils voyaient leur maître parler à une femme (= la Samaritaine). Cela ne fait pas mystère!

Père Eugene:

D'abord, en ce qui concerne la femme à qui parlait le Seigneur Christ, les disciples avaient de bonnes raisons d'être choqués. En un mot, c'était une femme qu'on soupçonnait de péché, une femme de mauvaise réputation (2). Le mystère qui est caché là est la miséricorde extraordinaire de Dieu qui est offerte, par l'intermédiaire de son Fils bien aimé, à tous les êtres humains qui acceptent sa Parole en l'entendant et dans leur cœur. En tant qu'hommes et femmes, ils peuvent avoir péché aussi gravement que possible, (Dieu est miséricordieux), si seulement ils font pénitence. Cela ne doit pas être compté contre des femmes, mais pris en leur faveur.

[§15. Le Christ dit que les femmes ne peuvent être sauvées.]

Frère Andy:

Le Seigneur Christ dit (Mt 24) : « Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront. » Si « malheur » s'applique aux femmes, comment peuvent-elles être sauvées ?

Père Eugene:

Rappelez-vous(1) que la question dont nous discutons n'est pas de savoir si oui on non elles peuvent être sauvées, mais si elles ont humaines. Mais je remarque que vous voulez dire que seuls les êtres humains seront sauvés (2). La réponse est qu'on peut trouver dans les Écritures deux sortes de malédictions, l'une temporelle et l'autre éternelle. Le Christ faisait allusion aux douleurs temporelles que les femmes enceintes et allaitantes allaient expérimenter au moment de la terrible destruction de Jérusalem. Cela ne peut être appliqué à la malédiction éternelle qui est reliée à la damnation éternelle.(3) Mais en ce qui concerne les souffrances temporelles des chrétiennes, ce n'est pas seulement mauvais mais bon pour leur salut, comme le prêche l'Apôtre Paul (1 Tim 2) lorsqu'il dit : « Les femmes seront sauvées par leurs enfantements » Ceci n'arrive pas sans souffrir , sans peine et sans peur (Jn 16). Ainsi elles restent dans la foi et l'amour et dans leur sanctification par leurs maternités.

[§16. Les femmes n'étaient pas circoncises. ]

Frère Andy:

Le péché originel ne vient pas de la mère car la Loi exige que chaque individu mâle soit circoncis. Les femmes ne sont pas circoncises, elles ne sont donc pas humaines.

Père Eugene:

C'est faux de prétendre que le péché originel ne vient pas autant de la mère que du père. David dit en effet dans le Psaume 51 : « Je suis né d'une semence pécheresse et ma mère m'a conçu dans le péché ». Pour ce que vous voulez prouver à propos des femmes non circoncises, c'est aller chercher trop loin. Car en dehors du monde juif, il y avait de nombreux hommes qui n'avaient pas été circoncis et qui, pourtant affectés du péché originel, le transmettaient à leurs enfants, en plus les Juifs aussi possédaient le péché originel avant que la circoncision leur soit imposée.

[§17. Les péchés des femmes sont simplement des péchés animaux.]

Frère Andy:

Quand les femmes pèchent, elles ne pèchent pas comme des êtres humains, mais comme le font les autres animaux.

Père Eugene:

Pécher est et reste pécher quel que soit le pécheur. (2) Vous pourriez aussi bien dire ceci à propos des hommes : quand ils pèchent, ils ne pèchent pas comme des êtres humains, mais comme les autres animaux, c'est-à-dire qu'ils agissent et se mettent eux-mêmes dans la position des animaux non-intelligents qui ne connaissent pas Dieu et ne le gardent pas devant leurs yeux. Je souhaite pour Dieu, qu'ils ne dépassent pas eux-mêmes souvent les animaux sauvages par des comportements de bêtes !

[§18. Les femmes souffrent en accouchant, comme les animaux]

Frère Andy:

En citant l'Apôtre Paul, vous avez mentionné que l'épouse sera sauvée en portant des enfants et que partant de cela, vous faites des femmes des êtres humains, mais vous vous trompez misérablement. La réponse est évidente : les animaux aussi mettent leurs petits au monde avec des douleurs, mais cela n'en fait pas des êtres humains.

Père Eugene:

Vous devriez noter ceci là-dessus : (1) Puisque cette punition pendant l'accouchement a été imposée par Dieu à la première femme à cause de la chute, quelque chose qu'on ne dit pas à propos des animaux sans intelligence, les femmes ont attiré la souffrance sur elles. (2) Les femmes devraient être considérées comme des êtres humains à cause de leur maternité, pas parce qu'elles accouchent dans la souffrance, mais plutôt parce qu'elles accouchent d'une manière humaine et donnent naissance à des êtres humains. (3) Si les animaux donnent parfois également naissance dans la souffrance, cela ne peut être comparé aux souffrances de la femme, une créature beaucoup plus noble et plus tendre.

[§19. Ceux qui sont attachés aux valeurs spirituelles devraient s'éloigner des femmes]
Concernant la crainte des femmes d'être corps, lisez Tina Beattie.

Frère Andy:

Avant que nous ne commencions un autre argument, j'aimerais savoir -et c'est bien à propos - si votre défense des femmes ne va pas à l'encontre de votre Ordre religieux, la vénérable société (de Jésus), comme cela se passe dans mon Ordre à moi. J'ai en effet réfléchi parfois : ne devrions-nous pas tous deux, pour sauvegarder nos consciences, parler contre les femmes plutôt qu'en leur faveur ?

Père Eugene:

(1) Nous parlons ici confidentiellement, de telle façon que nous n'impliquons pas plus que ce dont nous discutons maintenant.(2) C'est l'habitude parmi les savants de disputer en faveur des deux parties dans un débat. (3) Qui pourrait nous blâmer d'être concernés au sujet des femmes alors que le Seigneur Christ lui-même dans les Écritures leur accorde souvent de l'attention ? Oui, nous devons leur accorder de l'attention, particulièrement dans une discussion philosophique puisque vous-même autant que les autres vous descendez d'elles. Nous sommes des hommes et rien que cela.

[§20. L'histoire de la papesse Jeanne est fausse.]

Frère Andy:

D'accord, mais que faites-vous de cette calomnie des hérétiques disant que le Pape Jean VIII était une femme ? Il s'ensuivrait donc que les femmes sont des êtres humains. Je n'accepte pas cela.

Père Eugene:

Arrêtez ! Ne parlez pas de ça. Par cette (histoire), une incroyable souillure nous a été infligée, à nous, Catholiques. Pas étonnant que même les historiens baptistes n'aient pas cessé de gloser là-dessus, non ? Pour ma part, je pense que Bellarmin, Baronius et les autres ont suffisamment prouvé l'évidence contraire, alors pourquoi nous préoccuper de ces profanes ?

[§21. Le péché n'est pas imputé aux femmes parce qu'elles ne sont pas des êtres humains.]

Frère Andy:

Laissons cette digression de côté. Mais n'est-il pas ainsi que tout le mal fait par les femmes selon les Écritures est loué en elles alors toutes les fautes sont mises sur le dos des hommes, comme sur des êtres humains. L'inceste honteux des filles de Lot s'explique par leur père, Rebecca trompe Isaac pour qu'il ait la bénédiction d'Esaü. Thamar est approuvée pour sa fornication, la prostituée Rahab trahit son propre peuple et cela lui est compté comme juste. Jaëlle étrangle Siséra et on l'en bénit. Finalement le Christ lui-même n'a pas permis que la femme adultère soit punie. Ces femmes n'ont pas été pénalisées pour leurs crimes.

Père Eugene:

Minute, cher André, vous allez vous noyer! C'est faux de dire, en effet que dans les Écritures, les femmes sont louées pour le mal qu'elles ont fait. Tout aussi faux de dire que toute la faute est mise sur le dos des hommes. Certains crimes, même commis par les femmes, ont affecté les hommes : les femmes n'ont pas été excusées pour tout le mal qu'il y avait en elles, on leur en a autant tenu rigueur que si le mal avait été commis par des hommes. Par exemple, le vice de Lot est carrément imputé à l'homme, c'est-à-dire au père parce qu'il s'est permis de s'enivrer et de s'être laissé consciemment tenter par l'inceste, mais les filles ne sont pas excusées pour le fait qu'elles ont ainsi causé la chute du vieil homme. Rebecca a trompé Isaac, pas dans une mauvaise intention, mais en montrant une louable prudence à travers laquelle la Divine Providence était visiblement à l'œuvre. Quoi encore ? Thamar a-t-elle été louée pour sa fornication ? Pas du tout. Rahab est applaudie (Heb 11), non pas parce qu'elle a été une prostituée et une traîtresse mais parce qu'elle avait la foi et que sa foi lui a fait justice. Jaëlle a reçu des louanges à cause de l'action héroïque faite à Siséra. Finalement, le Christ ne voulait pas punir la femme prise en adultère et n'aurait pas trouvé juste que d'autres particuliers la punissent. La raison en était que ce n'était ni ses affaires ni les leurs, mais que le jugement appartenait aux autorités séculières..

[§22. Les femmes ne ressusciteront pas au dernier jour.]

Frère Andy:

Vous pouvez dire ce que vous voulez, cher Eugène. Je ne peux toujours pas accepter le fait que les femmes soient des êtres humains. Si vous trouvez en effet que l'argument précédent est faible, que penserez-vous du suivant ? Les femmes et leurs filles ne sont pas des êtres humains parce qu'elles ne ressuscitent pas ( au dernier jour). Pourquoi, cher ami, n'allons nous pas nous marier à la résurrection ? Précisément parce qu'il n'y aura pas de femmes au ciel puisque nous serons tous comme des anges de Dieu. Et que sont les chers anges de Dieu ? Tous des hommes certainement, pas de femmes !

Père Eugene:

Vous m'ôtez les mots de la bouche. (1) Nous ne convolerons pas à la résurrection, pour la raison que nous serons comme des anges de Dieu. Le Seigneur lui-même donne cette raison et enseigne en même temps que cela n'empêchera pas la résurrection ni des hommes ni des femmes. (2) Vous mélangez la condition de notre vie sur terre et la condition de notre vie après la résurrection en ce qui concerne les gens mariés. En effet ni les hommes ni les femmes ne montreront alors le moindre intérêt ni au mariage ni à rien de charnel, mais ils jouiront les uns des autres sous le regard de Dieu, en l'adorant et en le louant (3). C'est ridicule que vous transformiez les anges en hommes, c'est dire que, pour vous ils sont simplement des êtres humains.

Frère Andy:

Les femmes vont-elles ressusciter ? Où cela est-il écrit ? Oui, nous avons lu l'histoire de la fille du chef (Mt 9) que le Seigneur Christ a ressuscitée, mais c'était pour la vie terrestre. Vous devez bien remarquer que Le Seigneur lui-même dit à cette occasion : « La fille n'est pas morte, elle dort ». Si elle avait été morte, il ne l'aurait pas ressuscitée. Toutefois puisqu'elle n'était qu'endormie, il est pas étonnant qu'elle ait pu se relever.

Père Eugene:

Vous demandez s'il est écrit dans les Écritures que les femmes ressusciteront (le dernier jour) ? Comment Pierre peut-il dire alors que les femmes (avec les hommes) sont héritiers de la grâce de vie ? Elles hériteront de la grâce de vie en même temps que les hommes. Bon, elles ressusciteront et ne resteront pas dans la mort. (2) Mais, cher André, votre interprétation des paroles du Seigneur qui rappelle de la mort une fille endormie (dans l'Évangile de Matthieu), en faisant croire qu'elle n'aurait pas réellement été morte, est presque blasphématoire et ne convient pas à un religieux comme vous. Pensez-y !

[§23. Quand une femme meurt, elle retourne au néant.]

Frère Andy:

Expliquez cela comme vous voulez, cher Eugène, parce que je ne peux pas comprendre comment le Seigneur aurait pu la ressusciter autrement encore une fois. C'est également ce que le domestique du chef veut dire quand il vient près de son patron et lui raconte que sa fille est morte. Il ajoute en effet : « Pourquoi ennuyer davantage le Maître ? ». Il savait en effet qu'une fois qu'une femme était morte, c'était inutile de faire appel à l'aide du Christ.

Père Eugene:

Attention ! Est-ce que vous n'avez pas au moins retenu ceci de votre éducation chrétienne : le Seigneur l'a ressuscitée par son omnipotent pouvoir. C'était aussi facile pour lui que de la réveiller. Le témoignage du domestique affaiblit votre précédente affirmation que la fille n'était pas vraiment morte, mais seulement endormie. (3) La raison pour laquelle ce domestique ne voulait pas déranger le Seigneur davantage semble être plus la politesse qu'autre chose, mais cela provient du fait qu'il considérait le Seigneur comme un être humain seulement. Ne pensez-vous pas cela aussi ?

Frère Andy:

Je sais ce qu'il faut croire dans ce cas. Comme nous sommes tous deux de bons Catholiques Romains, tout cela n'est pas espérons-le très éloigné du fait que nous élaborions également de quoi nourrir la légende de notre Église. Nous lisons au sujet du Saint évêque Germanius qu'il a miraculeusement ressuscité un âne, mais personne n'en déduira que l'âne sera ressuscité pour la vie éternelle. Il n'en découle donc pas que la petite fille qui a été rappelée à la vie , ressuscitera comme femme à la vie éternelle (au dernier jour).

Père Eugene:

En réalité, pour nous, Catholiques, cette histoire est indiscutable et personne ne devrait y changer quoi que ce soit. Malheureusement, nous savons par expérience que les hérétiques ne se comportent pas ainsi, mais qu'ils se moquent de tout. Nous devons en être conscients. (2) Nous devrions remarquer aussi une dissemblance entre le Christ et Germanius. Germanius n'a pas ressuscité l'âne par son pouvoir propre comme le Christ a ressuscité la petite fille. (3) Quand nous disons que le fait que la petite fille ressuscitée par le Seigneur montre qu'Il ressuscite toutes les femmes au dernier jour, nous parlons à ce moment d'une véritable résurrection finale, c'est-à-dire, celle de créatures intelligentes.

[§24. Les femmes sont illettrées.]

Frère Andy:

Lorsque nous partons des bases de notre doctrine catholique chrétienne, quel est celui qui est tellement aveugle ou sans cervelle pour ne pas voir ni comprendre que les femmes ne sont certainement pas des êtres humains. Elles ne s'intéressent ni aux mots ni aux Écritures, mais seulement aux actes.

Père Eugene:

Là, vous plaisantez vraiment, Andy ! Dans ce cas, elles sont de bonnes catholiques, non ?

[§25. Le fait que le Christ ressuscité soit apparu d'abord aux femmes ne signifie rien.]

Frère Andy:

Il y a un article de la foi Chrétienne par lequel les femmes s'accordent un tas de crédit ! De la même manière, pour autant que je sache, elles se réfèrent à la résurrection du Christ quand elles disent : « Ne sommes-nous pas des êtres humains puisque le Christ après sa glorieuse résurrection s'est révélé lui-même d'abord aux femmes ? » Est-il besoin de répondre à cela que, quand le Christ est né, il s'est d'abord montré au bœuf et à l'âne, pourtant ni le bœuf ni l'âne n'ont jamais été des êtres humains.

Père Eugene:

La révélation du Seigneur (1) a seulement une signification pour les créatures intelligentes, celles pour qui le bien est venu dans le monde. (2) Il n'est pas convenable et il est risible de dire que le Sauveur nouveau-né, un petit bébé, incapable de parler, s'est montré au bœuf et à l'âne. Etre vu par un bœuf et un âne et se montrer, sont deux choses différentes.

[§26. Le Christ savait que les femmes ne peuvent garder des secrets.]

Frère Andy

On ne va pas rire à mes dépens, particulièrement en ce qui concerne les femmes. Vous avez omis quelque chose dans votre réponse, Père Eugène : vous auriez dû indiquer la raison pour laquelle le Christ s'est d'abord montré aux femmes. Puisque vous ne l'avez pas fait, je vais prendre la peine de corriger cette omission. C'est arrivé spécialement pour s'assurer que la nouvelle de la résurrection allait se répandre et serait communiquée aussitôt de d'une manière aussi efficace que possible. Parce que si une femme sait quelque chose, elle le passe immédiatement, pas seulement à ses voisins, mais bientôt à toute la communauté, oui, toute la ville en entend parler.

Père Eugene:

Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles le Christ n'est révélé d'abord aux femmes.(1) Je pense que la meilleure est que cela est arrivé parce que les femmes étaient les premières à chercher le Seigneur. Les hommes, comme les apôtres, s'étaient cachés et enfermés. Ils n'avaient pas le courage de se lever si tôt et d'aller chercher le Seigneur le troisième jour après sa prophétie et sa promesse.(2) Vous imputez cela au bavardage et à la faiblesse des femmes. Cela aurait été certainement utile au Seigneur s'il avait manqué d'autres moyens. (3) Vous devez vous souvenir qu'il y avait des femmes saintes et dévotes (que nous, Catholiques, honorons tant à cause de cela). Elles ont annoncé la résurrection aux disciples non avec bruit et fureur, mais avec la plus haute dévotion et modestie.

[§27. Les femmes ne peuvent être des témoins valides.]
Des préjugés tels que celui-ci proviennent du Droit Romain, qui fut accepté plus tard dans la Loi séculière de l'Église.

Frère Andy:

Juste ! Elles annonçaient la résurrection. Précisément ce que j'étais en train de souligner. Il est en effet bien connu que les femmes doivent être écartées en tant que témoins et qu'on doit les compter pour rien. Donc, le Seigneur ne les utilisait pas comme témoins, mais seulement pour sa propagande.

Père Eugene:

Pas pour la propagande,(1) cela c'était le travail des Apôtres en temps voulu, mais seulement pour faire passer le message aux disciples, de telle sorte qu'ils puissent venir et voir les choses par eux-mêmes, ou, du moins, se remémorer la promesse du Seigneur.(2). Mais le fait que les femmes ne soient pas retenues comme témoins dans les cours séculières, n'a rien à voir ici. Il y a une bonne raison à cela, mais cela ne les réduit pas à être moins qu'un être humain. La même chose avait déjà été dite, à savoir que les femmes ne pouvaient pas obtenir de offices publics.

[§28. Saint Thomas a été renvoyé à cause du témoignage des femmes.]

Frère Andy:

Voyez Thomas, le sceptique. Pour quelle raison précisément ne crut-il pas les autres disciples et n'accepta-t-il pas que le Christ était ressuscité ? Parce qu'ils l'avaient seulement entendu dire par des femmes et pas par des hommes.

Père Eugene:

Cela contredit (1) la déclaration des disciples qui disent : « Nous avons vu le Seigneur » (Jn 20). Ils ne disent pas : « Les femmes nous ont parlé de lui et de sa résurrection. » (2) Oui, ils avaient entendu la même chose plus tôt par les femmes, mais cette fois, ils avaient vu eux-mêmes, comme ils l'ont dit à Thomas. (3) Comment pouvez-vous blâmer les femmes si Thomas ne les croyait pas ? Cela était du à son manque de foi et à sa méfiance des autres.

[§29. Les Apôtres rejetaient le témoignage des femmes.]

Frère Andy:

Pourquoi l'Apôtre a-t-il d'abord pensé que les femmes étaient folles lorsqu'elles disaient que Le Seigneur était ressuscité ? C'est un événement tellement rare et tellement bizarre d'entendre des femmes dire quelque chose d'intelligent et de vrai !

Père Eugene:

Les Apôtres considéraient les paroles des femmes comme des sottises et des bêtises ( comme Luc 24 le montre), mais qui blâmer pour cela ? Les femmes et leur message ou les Apôtres eux-mêmes ? Par exemple, lorsque l'hérétique considère que chaque chose que l'Église catholique Romaine exige est une idolâtrie et que nous sommes des idolâtres, comme leurs écrits et leurs discours le montrent, est-ce la faute de l'Église Catholique ou leur propre faute ? Je pense que c'est de leur propre faute. Le même raisonnement s'applique ici. (2) Notez aussi que Saint Pierre (dont le siège a été hérité par notre Père le Pape, personne ne le niera), persuadé par leur message, s'habilla et courut vite au tombeau et vit de lui-même qu'Il n'était plus là et qu'Il était ressuscité. Nous pouvons apprendre par là que, s'il avait pensé que les femmes étaient folles et faibles, il aurait écarté leur message et perdu l'occasion de faire une bonne action. (3) C'est principalement à cause de leur manque de foi et de leur crainte que les Apôtres ont donné si peu de crédit à ce que disaient les femmes. C'est pourquoi, quoiqu'ils aient par ailleurs pensé que les femmes étaient dignes de confiance, ils ne pouvaient pas, dans ce cas, être si facilement être d'accord avec elles jusqu'à ce qu'ils aient vu par eux-mêmes et expérimenté ce qui s'était passé. Et ce n'est pas un miracle qu'ils ne pouvaient pas croire les femmes puisqu'ils ne croyaient pas le Seigneur, leur maître ni la vérité elle-même alors qu'Il avait si souvent prédit et promis une telle résurrection, oui et, même quand Il leur était apparu Lui-même après sa résurrection.

[§30. Les femmes ne devraient pas être baptisées.]

Frère Andy:

Les femmes n'ont pas à réclamer les Saints Sacrements non plus. Si les femmes (de l'Ancien Testament) n'étaient pas circoncises, elles ne devaient pas être baptisées, car le baptême a été institué pour remplacer la circoncision. Ce qui a été fait pour elles jusqu'à présent l'a été simplement pour éviter de les fâcher.

Père Eugene:

Je n'ai encore jamais entendu un religieux catholique énoncer pareille bêtise et je ne pense pas que même notre Saint Père le Pape ait une attitude aussi inamicale vis-à-vis des femmes que la vôtre ! Les Saints Sacrements sont certainement pour les femmes aussi. En effet, (1)tout comme dans l'Ancien Testament, elles étaient considérées comme étant circoncises, par l'intermédiaire de leurs hommes comme mentionné plus haut, ainsi, dans le Nouveau Testament, le baptême ne devrait pas leur être refusé. (2) Le fait qu'elles soient elles-mêmes baptisées dans leur propre chair dans le Nouveau Testament, nous le devons à une très sage administration de Dieu qui a de plus larges vues dans le Nouveau Testament, pas seulement dirigé contre les Juifs, mais aussi contre les païens. (3) Votre opinion est en contradiction aussi avec le fait que, dans la Chrétienté entière, les femmes sont baptisées comme les hommes, et ce n'est pas seulement pour éviter de les fâcher, comme vous le maintenez, mais nécessairement à cause du commandement de Dieu : »Allez et enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

[§31. L'Écriture réserve le baptême aux hommes.]

Frère Andy:

Mais que penser de la phrase suivante là-dessus ? Elle dit : « Qui baptizatus ( = forme masculine en Latin), c'est-à-dire, l'homme qui croit et est baptisé » et pas «qui fuerit baptizata ( = forme féminine en Latin) , c'est-à-dire la femme qui est baptisée ». il ne dit pas non plus :« salva erit ( forme féminine en Latin), c'est-à-dire, elle sera sauvée », mais « salvus erit (=forme masculine en Latin), c'est-à-dire, il sera sauvé. » Vous devez faire là attention aux lettres utilisées.

Père Eugene:

Je suis presque honteux de répondre à cela ! J'aurais voulu qu'un écolier ici parle à ma place ! Le pronom quis, 'qui' signifie aussi bien un être humain qu'il soit homme ou femme. Il se rapporte aux deux genres. Il s'applique sans différence aux hommes et aux femmes. Comme en Christ, il n'y a plus ni homme ni femme, comme nous l'avons déjà vu chez l'Apôtre Paul (2). Et pour les mots baptizatus (baptisé) et salvus (sauvé), ils sont formulés au masculin en Latin. Mais en Grec et en Allemand , notre langue maternelle, cela ne s'applique pas. (3) Donc, il est complètement ridicule que vous mainteniez qu'il faut faire attention aux lettres et pas à l'exemple et à l'esprit.

[§32. Les femmes ne participaient pas à la Dernière Cène]
Pour le milieu d'Écritures, lisez Tunc et Maguire.

Frère Andy:

La même chose est vraie en ce qui concerne le sacrifice de la Messe ou le sacrement de l'autel, comme certains l'appellent. Le Christ l'a célébré avec ses disciples comme des hommes et des êtres humains. Il n'a pas permis aux femmes de s'approcher de la table. Autrement il aurait commencé par laver les pieds des femmes s'il ne voulait pas paraître mal élevé.

Père Eugene:

Que nous racontez-vous encore là ?! André, vous devez certainement avoir minutieusement examiné tous les problèmes des femmes puisque vous abordez tant de questions à leur sujet. Je croyais être la seule personne qui s'intéressait tellement à elles que je pouvais en prendre soin et les protéger ! Ha, ha, ha ! Parce que, comme le Seigneur Christ n'invite pas de femme à la table et au service de la Sainte Messe, et, comme il ne leur lave pas, encore moins, les pieds d'abord, il nous les a d'autant plus recommandées pour que nous les nourrissions aussi (par la Sainte Communion). Pas seulement les hommes ! Cela a été la coutume pendant des centaines d'années et aussi de les asperger d'eau bénite, sur la tête, le dos et les pieds aussi. Et pourquoi l'abbesse ne laverait-elle pas les pieds de ses nonnes ? Et l'abbé, ceux de ses moines ?

[§33. le Christ ne voulait rien avoir à faire avec les femmes]
Les Évangiles montrent exactement le contraire.

Frère Andy:

Pour terminer rapidement cette question, mon cher Eugène, que dois-je faire de la parole que l'on trouve dans Jean 2 où Jésus parle à sa mère : « Femme, je n'ai rien à voir avec vous ? » S'il ne veut rien avoir à faire avec sa propre mère, il veut encore moins ne rien avoir à faire avec les autres femmes.

Père Eugene:

C'est tout à fait exact, André, c'est bien pour un Chrétien Catholique d'aborder avec plus de circonspection la question de la vénérable mère de Dieu. Parce qu'elle ne doit pas être traitée juste comme une femme ordinaire. Si notre Seigneur Le Christ ne voulait pas qu'on lui dicte sa conduite, ce n'était pas pour s'opposer à sa mère, mais parce qu'il n'était pas encore temps pour lui de faire un miracle ( comme il le savait aussi en tant que seul Sauveur omniscient). Même ainsi, il a décidé d'aider le jeune couple concerné et de faire plaisir à sa mère.

[§34. Les femmes doivent porter des voiles parce qu'elles ont impures.]
Lisez les références dans les Écritures et comment les femmes étaient considérées comme étant sales.

Frère Andy:

Saint Paul dit aussi que les femmes devraient être voilées parce qu'elles sont impures. Les femmes ne peuvent donc être sauvées parce que rien d'impur ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. Et puisqu'elles ne peuvent être sauvées, je ne les considère pas comme des êtres humains.

Père Eugene:

La raison (1) pour laquelle l'Apôtre dit aux femmes d'être voilées n'est pas vraiment qu'elles sont impures, parce que c'est ici une question d'adoration publique. Il leur demande d'être voilées pour le bon ordre, pour qu'elles fassent preuve d'obéissance, ou, comme dit littéralement le texte, à cause des anges, qui, comme l'explique Chrysostome, sont les témoins de l'obéissance ou de la désobéissance. (2) Que ces femmes soient parfois considérées comme impures est apparenté aux nombreux défauts et faiblesses dont nous avons à nous accommoder dans l'existence. (3) De semblables défauts et petites fautes chez les femmes comme il en arrive dans la vie, ne nuisent pas plus à leur salut, que le fait d'enfanter ainsi que nous l'avons vu plus haut.

[§35. Pour être parfait, il faut abandonner le contact des femmes.]

Frère Andy:

Le Christ lui-même a dit : « Celui qui veut être parfait ne doit plus fréquenter les femmes. » C'est pour cela qu'il ne n'a pas pris d'épouse et que les Saints Apôtres se sont débarrassés des leurs. Les hommes avisés devraient faire de même.

Père Eugene:

Il faut comprendre que c'est sous certaines conditions que le Christ a dit que celui qui désire être parfait doit quitter sa femme, par exemple dans le cas où la femme s'oppose à l'homme qui veut être parfait. Parce qu'Il dit également qu'on devrait aussi abandonner ses parents (Mat 19 et ailleurs). Il ne s'est lui-même pas marié parce que cela aurait été en contradiction avec sa mission et sa tâche dans le monde.(3) Le fait que les Apôtres ont laissé leurs épouses et voulu ainsi être un exemple pour les autres, ne doit pas aller au-delà de la tâche qu'ils avaient à accomplir dans ce monde et du contexte de leur époque. Nous parlons ici de la vie ordinaire des gens et pas du clergé de notre époque.

[§36. Les femelles qui naissent sont des anomalies.]
C'est ce qu'enseignait Thomas d'Aquin , et c'était sa principale raison d'exclure les femmes de l'ordination.

Frère Andy:

Je vous retiens trop longtemps, Père Eugène. J'aurais pu vous donner autrement beaucoup plus d'arguments par lesquels je peux prouver que les femmes ne sont pas des êtres humains. Cela ne sert à rien de mépriser le fait que chaque créature donne naissance à un être de sa sorte et ce serait pourquoi les femmes devraient être des êtres humains parce que, comme dit plus haut, elles donnent naissance à des humains. Cela ne sert à rien non plus de dire hardiment en plein visage de quelqu'un : « Quoi ? Votre mère était-elle une truie ou un chien ? » Parce qu'alors on peut répliquer : « ma mère était une femme et rien de plus. » Et notez bien que lorsqu'une femme met une fille au monde, elle donne naissance à un individu de sa sorte car elle a donné la vie à quelque chose d'égal à elle, un monstre (= une anomalie).

Père Eugene:

L'expérience démontre (1) que chaque créature donne naissance à un être de sa sorte. (2).Ce n'est pas étonnant que les femmes deviennent impatientes quand elles sont méprisées au point qu'on ne les traite pas d'êtres humains et que cela devient personnel ! (3) C'est pareil pour l'accouchement, que l'enfant soit garçon ou fille, parce qu'elle ne peut accoucher seulement que si elle a conçu par un homme.

[§37. L'anomalie des femmes se révèle dans leurs menstrues.]
Lisez ce qu'a écrit Ranke-Heinemann sur ce tabou .

Frère Andy:

L'accouchement peut être le même, pas la naissance. Parce que, comme on a dit, à sa naissance, la fille est un monstre, comme sa mère. Et ce n'est pas neuf, car en ce qui concerne les fils, les femmes aussi accouchent d'un être humain qui n'est pas de même sorte qu'elles. Un âne seulement est né d'une mule ou d'un cheval, du crottin de cheval (excusez l'expression) il ne sort que des scarabées, de la sueur, des poux, de la poussière, des puces etc. D'un point de vue philosophique, chacun sait qu'un être humain a une nature pure. Mais la femme est empoisonnée. On voit bien à quel point le flux menstruel est dangereux ! Je n'ai pas besoin d'en dire plus.

Père Eugene:

Monstre est en un mot : erratum naturae propter materiae inconstantiam, c'est-à-dire : un défaut dans la nature à cause d'une irrégularité de la matière, comme on le sait par Aristote. Bien, soyez donc assez audacieux pour montrer un tel erratum, un tel défaut de nature, chez les femmes qui viennent chaque jour au monde en suivant le cours de la nature ? Parfois aussi monstruosi partus ( des handicapés) du sexe féminins voient le jour, mais la même chose arrive aussi aux individus du sexe masculin. (2) En ce qui concerne la naissance inégale chez le bétail ou chez les insectes, qui ne voit pas que cela ne se rapporte pas du tout à la naissance des femmes ? (3) Si un être humain possède une nature pure d'un point de vue philosophique, la femme en a une aussi. Et comme on dit, à ce propos, son nettoyage mensuel aussi..

[§38. L'Ecclésiaste enseigne que les femmes sont mauvaises.]
Lisez l'Ecclésiaste.

Frère Andy:

Mon résumé pour finir : aussi venimeux qu'un animal puisse l'être, une femme l'est davantage, plus diabolique encore et plus remplie de malice que le diable lui-même. C'est pourquoi l'Ecclésiaste dit : « C'est mieux de vivre au milieu de lions et de dragons qu'avec une mauvaise femme ». Bien qu'on en puisse trouver certaines qui cachent poliment leur malice aux autres sous une modestie conventionnelle, leur caractère inné et leur nature demeure in secula seculorum (pour toute l'éternité) ! En effet si une seule est bonne, un millier ne le sont pas. Mais si l'une d'entre elles est aussi habile que les autres en venimeuse malice, alors aucune lettre ni sceau du Seigneur ne servira à rien, car les femmes ne veulent abandonner le dernier mot à personne. Ainsi, elles ne seront pas capables de se retenir de poser une autre question. En fait, si elles ne sont pas des êtres humains, mais des bêtes, à quel animal pourraient-elles être comparées, afin qu'elles en suivent l'exemple.

Euripide leur donne une réponse. Elles ressemblent à des hyènes, elles sont comme elles, des mangeuses de cadavres, des gloutonnes et des louves. Si les femmes désirent savoir pour quelles raisons elles sont comparées à cela, il faudrait leur dire : cette dévoreuse de cadavres, gloutonne, louve a la tête d'un chat, l'estomac d'un loup et la queue d'un renard.

Comme les chats, les femmes ont dans leur nature d'avaler, de lécher, de rester près du feu, de ronronner, de châtrer, de gratter et d'écorcher, de griffer avec des ongles pointus, de siffler, de cracher, de grouiller et de montrer une humeur venimeuse

De même que l'estomac du loup, les femmes ne sont jamais rassasiées ; elles attrapent, sont prédatrices, chapardeuses, et voleuses, elles grandissent en paresse, avides, rudes et amères, elles ont une grande gueule et des yeux verts, sauvages jusqu'à ce qu'elle soient clouées au sol.

Comme le renard, les femmes ourdissent tous les complots, trichent et trompent, se blottissent dans des nids bizarres, bonnes à rien sauf à pisser et c'est pourquoi elles ne peuvent ni être cuites ni rôties. Et juste comme le renard, seulement utile quand il est écorché, pas mal de femmes ne sont utiles que quand elles meurent.

Père Eugene:

Vous êtes un bénédictin ( = quelqu'un qui bénit). OK. Prenez garde à de pas devenir pour les femmes pieuses un Malédictin (= quelqu'un qui profère des malédictions). Utilisez ce genre de langage seulement pour les mauvaises femmes. Je ne doute pas moi-même , oui, je suis bien d'accord que les mauvaises femmes devraient être dépeintes dans des couleurs semblables et exposées au monde entier.

Mais que ce dont nous avons discuté jusqu'à présent en grande confiance et pour le plaisir de l'esprit reste en votre bonne garde. Et de grâce, à l'avenir, abandonnez vos taquineries car si j'aime les femmes - rendez-vous compte de ce que vous dites ! J'ai fait de mon mieux pour rendre clair ce que je trouvais bien ou mal dans cette matière. Serrez-moi la main droite et recevez ma confiance. Au Revoir !

Fin de la discussion

Retraduction française de Françoise Bourguignon.


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